Bulletin d'information toxicologique

16 mars 2016
France Leblanc, Olivier Jacques-Gagnon

Les personnes de plus de 65 ans consomment de plus en plus de médicaments principalement à cause des maladies chroniques. La prise de plusieurs médicaments en même temps devient une cause de stress pour certaines personnes; elles ont peur d’oublier de les prendre ou encore elles ont peur de se tromper en les prenant. Même si le pilulier a fait ses preuves, plusieurs usent d’ingéniosité et improvisent leur propre système de gestion de médicaments. Les erreurs médicamenteuses liées au pilulier utilisé à la maison ou en institution sont bien connues, et des efforts sont faits pour remédier à cette problématique.

16 mars 2016
Maude St-Onge, Pierre-André Dubé

Un interview avec la Dre Joanne Ho, interniste-gériatre-pharmacologue, afin de présenter la thématique de ce bulletin spécial portant sur la toxicologie chez les personnes âgées.

25 novembre 2015
Magali Labadie, Sandra Sinno-Tellier, Jamel Daoudi, Ingrid Blanc, Patrick Nisse

Les expositions domestiques à l’eau de Javel, aux polychloroisocyanurates présents dans les produits ménagers ainsi qu’à leurs produits de dégradation en milieu acide ou ammoniaqué sont fréquentes, mais elles sont peu évaluées. Une étude rétrospective concernant les cas d’exposition à ces produits enregistrés par les Centres Antipoison et de Toxicovigilance (France) sur une période d’un an a été réalisée. En 2011, 5 452 cas d’exposition ont été répertoriés (57 % de ces cas étaient symptomatiques), et l’âge médian des personnes exposées était de 25 ans. L’exposition était accidentelle dans 93 % des cas, dont 70 % concernaient une ingestion. Dans 33 % des cas, l’exposition concernait des enfants de moins de 5 ans; les symptômes les plus fréquents notés pour ces enfants étaient : des vomissements (59 %), de la toux (10 %) et de l’irritation oropharyngée (8 %), toutefois aucune séquelle n’a été rapportée. Chez les personnes exposées âgées de plus de 5 ans, les symptômes les plus souvent notés étaient : des douleurs et de l’irritation oropharyngées (41 %), de la toux (26 %) et des vomissements (13 %). En tout, 74 cas graves (1,3 %) ont été identifiés (70 % d’origine accidentelle et 30 % attribuables à une conduite suicidaire), néanmoins aucun décès n’a été rapporté.

25 novembre 2015
Pierre-André Dubé, Pierre Olivier Monast

Until now, the new oral anticoagulants had no specific antidote in the event of an overdose or a bleed, or for reversing their anticoagulant effect for emergency surgery. Several specific antidotes are currently at the development or pre-marketing study phase, and some have undergone an accelerated review process by regulatory organizations. This article presents data available to date on the recently marketed first antidote for dabigatran, namely, idarucizumab. According to data gathered while writing this literature review on this antidote, until now, it would not appear to be justified to recommend its administration right away to patients going to hospital due to intentional overdoses of dabigatran or unintentional exposure to the drug when there was no major bleed involved. Idarucizumab is particularly interesting for reversing anticoagulation as quickly as possible following ingestion of dabigatran etexilate in patients who need emergency surgery or are experiencing a major bleed. However, studies with clinical results are necessary because, for now, human studies are reporting only analytical results.

25 novembre 2015
Pierre-André Dubé, Pierre Olivier Monast

Jusqu’à maintenant, les nouveaux anticoagulants oraux n’avaient aucun antidote spécifique dans le cas d’un surdosage ou de la présence de saignements, ou encore pour renverser leur effet anticoagulant lors d’une chirurgie urgente. Cet article présente les données disponibles à ce jour sur le premier antidote du dabigatran récemment commercialisé, c’est-à-dire l’idarucizumab. Selon les données recueillies au cours de la rédaction de la présente revue de la littérature portant sur cet antidote, il ne semblait pas justifié à ce moment d’en recommander d’emblée l’administration aux patients se présentant en centre hospitalier en raison de la prise intentionnelle de surdoses de dabigatran ou d’une exposition non intentionnelle à ce médicament lorsqu’il n’y a pas de saignement majeur. L’idarucizumab est particulièrement intéressant pour renverser le plus rapidement possible l’anticoagulation suivant la prise de dabigatran étexilate chez les patients devant subir une chirurgie d’urgence ou encore présentant des saignements majeurs. Toutefois, des études avec des résultats cliniques sont nécessaires, car, pour l’instant, les études chez l’humain ne rapportent que des résultats analytiques.

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Le Bulletin d’information toxicologique (BIT) est une publication conjointe de l’équipe de toxicologie clinique de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et du Centre antipoison du Québec (CAPQ). La reproduction est autorisée à condition d'en mentionner la source. Toute utilisation à des fins commerciales ou publicitaires est cependant strictement interdite. Les articles publiés dans ce bulletin d'information n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs et non celle de l'INSPQ ou du CAPQ.

ISSN : 1927-0801