Louise De Guire

  • 3 avril 2018

    L’analyse des 2 234 cas incidents de maladies à déclaration obligatoire (MADO) reliées à une exposition professionnelle à l’amiante enregistrés dans le système MADO-Chimique entre 2006 et 2015 montre que :

    • 98 % des cas sont des hommes.
    • Chez les femmes, les mésothéliomes sont les maladies reliées à l’exposition à l’amiante les plus fréquentes, alors que chez les hommes ce sont les amiantoses qui prédominent.
    • Près de 60 % des cas d’amiantose, près de 50 % des cas de mésothéliome et 70 % des cas de cancer du poumon ont été exposés à l’amiante dans les secteurs d’activité économique suivants : « Bâtiments et travaux publics », « Mines, carrières et puits de pétrole » et « Fabrication d’équipement de transport ».
    • Environ 70 % des personnes...
  • 7 février 2018

    Le présent document passe en revue les législations environnementales de différentes juridictions pour déterminer si l’amiante y est qualifié de matière dangereuse et en quoi ces législations se comparent à celles du Québec. Les législations étudiées incluent celles du gouvernement fédéral et de toutes les provinces et territoires du Canada, celles du gouvernement fédéral et de quatre États américains, soit la Californie, le Maine, le Montana et le Vermont, ainsi que celles de l’Union européenne.

    L’amiante en tant que matière dangereuse

    Au Canada, les législations fédérales et celles de trois provinces considèrent l’amiante comme une matière dangereuse, un polluant, un contaminant ou une substance toxique. Au Québec, l’amiante est nommément exclu du...

  • 21 décembre 2017

    Le terme amiante s’applique à un groupe de minéraux fibreux composés de silicate. Il existe deux  grandes familles d’amiante, les serpentines et les amphiboles. Le chrysotile, extrait au Québec, est le seul membre de la famille des serpentines, tandis que la crocidolite, l’amosite, l’actinolite, l’anthophyllite et la trémolite font partie des amphiboles. À cause de sa grande résistance mécanique et thermique, de même que pour sa grande durabilité, l’amiante est utilisé à différentes fins, notamment comme isolant contre le feu et le bruit. On peut trouver de l’amiante dans plusieurs produits, comme des tuiles, des tuyaux en amiante-ciment, etc.

  • 4 juillet 2017

    Les propriétés physico-chimiques de l’amiante expliquent la vaste étendue de son utilisation. Les risques à la santé que pose ce minerai sont toutefois sérieux et très bien documentés. L'état des connaissances à ce jour permet de conclure que l'amiante, incluant le chrysotile, est un cancérigène avéré pour l'humain. Toutes les formes d’amiante sont cancérigènes et il n’y a pas de seuil sécuritaire pour ce contaminant (CIRC, 2012; OMS, 1998).

    Les risques à la santé concernent les travailleurs exposés à l’amiante dans leur milieu de travail et la population générale exposée par l’environnement (cohabitation avec des travailleurs qui ramènent des vêtements contaminés à la maison, pollution de l’air par les mines d’amiante et les usines d’amiante, travaux domestiques avec des...

  • 22 juin 2017

    Ce rapport s’adresse à un lecteur connaissant les maladies à déclaration obligatoire au Québec. Le lecteur peu familier avec ce sujet peut consulter les lois et règlements du Québec abordant cette thématique (www.msss.gouv.qc.ca/professionnels/maladies-a-declaration-obligatoire/mado) et les guides élaborés par le réseau de la santé publique. La première annexe du rapport schématise la démarche associée à la déclaration de ces maladies et peut ainsi aider à la compréhension du texte.

    Rappelons que, depuis 2003, certaines maladies d’origine chimique sont à déclaration obligatoire par les médecins du Québec. Parmi celles-ci, on retrouve l’amiantose et le mésothéliome...

  • 1 décembre 2016
    • Ce rapport présente une analyse des données d’intervention de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail sur les chantiers de construction et autres lieux de travail aux prises avec de l’amiante (2012-2014).
    • L’analyse montre des écarts par rapport aux exigences de certains articles du Code de sécurité pour les travaux de construction.
    • Ces écarts accroîtraient le risque d’inhalation de fibres d’amiante par les travailleurs du secteur de la construction, jusqu’à la visite des inspecteurs de la Commission.
    • Les données ne permettent pas de mesurer l’ampleur de l’exposition professionnelle à l’amiante. Elles révèlent toutefois, malgré certaines limites, le niveau de contrôle de l’exposition à l’amiante dans le secteur...
  • 25 avril 2016

    Cette étude décrit l’épidémiologie des principales maladies reliées à l’exposition à l’amiante au Québec, entre les années 1981 et 2012, soit l’amiantose, les cancers et les mésothéliomes de la plèvre et du péritoine, les cancers du larynx et de l’ovaire et les plaques pleurales. Le cancer pulmonaire relié à l’amiante est exclu du rapport car il fera l’objet d’une surveillance distincte. Les données utilisées pour l’étude proviennent des fichiers sociosanitaires disponibles au Québec : le Fichier des tumeurs du Québec, le Fichier des décès et la banque de données Maintenance et exploitation des données pour l’étude de la clientèle hospitalière (MED-ÉCHO).

    Taux d’incidence

    • Les taux de nouveaux cas de mésothéliome de la plèvre chez les hommes du...
  • 25 septembre 2014

    Les Services cliniques de dépistage (SCD) de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) assurent le dépistage des pneumoconioses auprès des travailleurs du Québec depuis le début des années 1980. Le dépistage se fait par la radiographie pulmonaire argentique (RA), en suivant les directives du Bureau international du travail (BIT). Les radiographies sont interprétées par des médecins dont la compétence est identique à celle des lecteurs B du National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) et l'interprétation se fait en comparant l'image du patient avec les images radiographiques standardisées du BIT. Les SCD passeront sous peu de la technologie argentique à la technologie numérique. C'est pourquoi l'INSPQ a jugé utile de décrire les changements que pourrait...

  • 25 septembre 2014

    Les Services cliniques de dépistage (SCD) de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) assurent le dépistage des pneumoconioses auprès des travailleurs du Québec depuis le début des années 1980. Le dépistage se fait par la radiographie pulmonaire argentique (RA), en suivant les directives du Bureau international du travail (BIT). Les radiographies sont interprétées par des médecins dont la compétence est identique à celle des lecteurs B du National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) (Centers for Disease Control and Prevention, 2013) et l'interprétation se fait en comparant l'image du patient avec les images radiographiques standardisées du BIT. Les SCD passeront sous peu de la technologie argentique à la technologie numérique. C'est pourquoi l'INSPQ a...

  • 29 octobre 2013

    Ce projet est une mise à jour des résultats d'études antérieures décrivant l'épidémiologie des mésothéliomes au Québec et au Canada de 1982 à 1996, puis au Québec de 1982 à 2002. Il s'inscrit dans le mandat de surveillance des expositions à l'amiante et des maladies qui y sont reliées confié à l'Institut national de santé publique du Québec par le ministère de la Santé et des Services sociaux.

    Les objectifs de ce travail sont : 1) de décrire les taux des mésothéliomes de la plèvre et du péritoine au Québec selon le sexe, l'âge et la cohorte de naissance; 2) de les comparer aux taux du Canada excluant le Québec; 3) de décrire les tendances temporelles de ces maladies; et, 4) de projeter les taux de mésothéliome observés de 1984 à 2007 vers les années 2008 à 2032.

    Les...

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