Bulletin d'information en santé environnementale

  • Brèves d'actualité

Depuis plusieurs décennies, les risques et les effets sanitaires potentiellement engendrés par l’exposition populationnelle aux champs électromagnétiques (CEM) constituent une importante préoccupation sociétale. Au Canada comme à l’étranger, les autorités sanitaires déploient des mesures pour documenter et encadrer ce type d’exposition. De plus, la littérature scientifique et grise rapporte fréquemment les résultats de nouvelles études de cas portant sur divers symptômes attribués à l’exposition aux CEM. C’est dans la foulée de ses précédents rapports, et dans l’optique de procéder à une analyse détaillée de cette question, que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) de France a réalisé un nouvel avis portant sur l’hypersensibilité électromagnétique, diffusé le 28 mars dernier. Bien qu’aucune preuve solide ne puisse établir de lien de causalité entre les symptômes rapportés et l’exposition aux CEM, les auteurs présentent différentes hypothèses pour expliquer ces effets (p. ex. dysfonctionnement du système nerveux central, perturbations dans la production de neurotransmetteurs, existence d’un terrain migraineux ou de l’effet nocebo). Les symptômes étant bien réels, les auteurs recommandent notamment que les intervenants des domaines sanitaires et sociaux préconisent une prise en charge adaptée des patients atteints d’hypersensibilité aux CEM, qui se voient parfois isolés sur le plan psychosocial. Ce rapport d’expert met l’accent sur le besoin de reconnaissance de ce type d’affection par les instances concernées.

Référence :

Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. Hypersensibilité électromagnétique ou intolérance environnementale idiopathique attribuée aux champs électromagnétiques [En ligne]. France : Anses; 2018. Disponible : https://www.anses.fr/fr/system/files/AP2011SA0150Ra.pdf