Avis scientifique

  • 12 septembre 2017

    Plusieurs emplois occupés par des travailleuses enceintes impliquent une exposition à des contraintes du travail, par exemple, la station debout prolongée, l’horaire et la durée du quart de travail, le soulèvement de charges ou la dépense énergétique engendrée par l’exécution des tâches. Les contraintes du travail, lorsque juxtaposées dans le cadre d’un même emploi, renvoient à la notion générale de charge globale.

    Cet avis scientifique résulte de l’analyse des connaissances scientifiques et des pratiques médicales entourant la charge globale de travail et son impact sur la grossesse. Il intègre également l’opinion de médecins désignés au Programme pour une maternité sans danger (PSMD), colligée en juin 2016 lors d’une formation et d’un exercice délibératif quant aux...

  • 6 septembre 2017

    Les infections invasives à pneumocoque (IIP) et les pneumonies d’origine communautaire (POC) non bactériémiques sont la cause d’une morbidité et d’une mortalité importante dans la population âgée de 65 ans et plus au Québec et entraînent des coûts substantiels pour les services de santé. Ces infections causées par le Streptococcus pneumoniae augmentent en incidence à partir de l’âge de 65 ans pour atteindre une incidence maximale chez les 85 ans et plus. Actuellement, une dose de vaccin pneumococcique polysaccharidique couvrant 23 sérotypes (VPP-23) est offerte à toutes les personnes âgées de 65 ans et plus. Ce vaccin a démontré son efficacité pour prévenir les IIP causées par les sérotypes vaccinaux, à l’exception du sérotype 3. Toutefois, la protection s’atténue avec...

  • 29 août 2017

    En juillet 2016, le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) a publié une mise à jour de ses recommandations sur la preuve d’immunité contre la varicelle. On y lit qu’une personne ne serait considérée protégée contre la varicelle que si elle avait reçu 2 doses du vaccin ou si elle avait eu la maladie avant la mise en place du programme de vaccination, c’est-à-dire avant 2006.

    L’application de ces nouveaux critères amènerait des changements de pratique importants au Québec. Ils semblent poursuivre un objectif qui va au-delà de celui visé au Québec. La varicelle circule encore et continuera de circuler, notamment dans les milieux scolaires.

    L’objectif visé par le Programme québécois de vaccination contre la varicelle est la réduction des hospitalisations de 95...

  • 22 août 2017

    À long terme, les individus ayant déjà eu des lésions ou subi un traitement pour une maladie reliée aux VPH sont à risque accru de faire une autre maladie reliée à ces virus. La vaccination contre les VPH pourrait réduire ce risque. Cependant, les études effectuées à ce sujet sont généralement d’une faible qualité méthodologique et leurs résultats sont contradictoires.

    Les études randomisées qui ont servi à l’homologation des vaccins contre les VPH et plusieurs analyses des données de suivi ont conclu qu’il n’y a pas d’évidence que le vaccin ait un effet sur l’issue d‘infections prévalentes ou de lésions (progression/élimination) déjà présentes au moment de la vaccination. Les données sur la vaccination contre les VPH des individus âgés de plus de 45 ans sont limitées. À notre...

  • 4 juillet 2017
    • Zika virus emerged in the Americas in 2015 and has since expanded its geographical range significantly. Currently, the virus is transmitted locally in 35 countries of the Caribbean, Central America and South America.

    • Zika virus infection is benign: 70 to 80% of patients have no symptoms, whereas 20% have a fever and rash accompanied by arthralgia and myalgia, conjunctivitis, headache, retro-orbital pain and fatigue.

    • Zika virus infection can cause neurological complications, including Guillain-Barré syndrome.

    • Zika virus infection during pregnancy causes congenital defects, including newborn microcephaly.

    • Zika virus infection is transmitted by mosquitoes of the genus Aedes: in America...

  • 7 juin 2017

    Ce document fait état des recommandations québécoises concernant l'évaluation et le suivi des soignants infectés par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Il servira de référence aux experts des comités d’évaluation du Service d’évaluation des risques de transmission d’infections hématogènes (SERTIH). Ces recommandations établies par le Comité scientifique SERTIH-VIH permettent d’encadrer la pratique d’actes à risque de transmission (ART) chez des soignants infectés par le VIH.

    Les principales recommandations du Comité scientifique SERTIH-VIH sont les suivantes :

    • En considérant les recommandations en vigueur dans certains pays et les mesures préventives demandées au soignant infecté par le VIH qui désire pratiquer des ART, le Comité scientifique...
  • 7 juin 2017

    Ces recommandations sont un complément de l’avis « Recommandations concernant l’évaluation et le suivi des soignants infectés par le VHC » publié en mai 2014 par le Service d’évaluation des risques de transmission d’infections hématogènes (SERTIH). Ce complément précise les recommandations à suivre dans le cas où un soignant évalué par le SERTIH serait traité avec la nouvelle classe de médicaments pour le virus de l’hépatite C, soit les traitements antiviraux à action directe (AAD).

    En 2014, le SERTIH recommandait « que seuls les soignants guéris (avec ou sans traitement), i. e. non virémiques (ARN viral négatif), puissent pratiquer des actes à risque de transmission ». Ce complément positionne l’arrivée de nouveaux traitements AAD, qui viennent moduler cette recommandation en...

  • 17 mai 2017

    En 2016, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS) a mandaté l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) pour réaliser une mise à jour du programme de surveillance intégrée de la maladie de Lyme. Ce mandat visait l’élaboration de scénarios de surveillance intégrée de cette maladie pour l’année 2016. Ces scénarios devaient entre autres permettre de documenter l’abondance de tiques Ixodes scapularis et leur taux d’infection à Borrelia burgdorferi dans des zones où le risque est peu ou non documenté au Québec.

    Ce mandat a été confié au groupe d’experts sur les maladies infectieuses transmises par les tiques du Comité scientifique sur les zoonoses et l’adaptation aux changements climatiques de l’INSPQ. Ce groupe d’experts...

  • 1 mai 2017

    Une éclosion de cas d’oreillons est survenue chez des résidents en médecine d’un centre hospitalier universitaire du Québec à l’automne 2016. Le cas source avait acquis son infection lors d’un séjour à l’extérieur du Canada et demeure dans une autre région sociosanitaire. Des cas se sont retrouvés dans plusieurs milieux de soins au Québec.

    Selon les données recueillies lors des enquêtes épidémiologiques auprès des cas, la transmission semble être survenue directement entre les résidents en médecine, possiblement lors d’activités sociales plutôt que lors de prestations de soins.

    Devant cette situation, la Direction générale de la santé publique (DGSP) du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a demandé au Comité sur les infections nosocomiales du Québec (...

  • 8 mars 2017

    Depuis novembre 2016, des cas d’oreillons ont été rapportés parmi les médecins résidents de la région de Québec (1 cas), de l’Estrie (5 cas) et du Saguenay–Lac-Saint-Jean (1 cas). À la suite de l’apparition de cas secondaires parmi des médecins résidents du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), les autorités du CHUS ont pris la décision d'administrer une 2e dose du vaccin contre les oreillons à un nombre restreint de résidents, soit une quarantaine de résidents. Cette décision avait pour but d'augmenter l'immunité dans cette cohorte née entre 1980 et 1996 qui n'a souvent reçu qu'une seule dose de vaccin contre les oreillons.

    La Direction de la santé publique du CIUSSS de l'Estrie-CHUS a donc demandé au Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) son...

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