Mathieu Valcke

  • 18 juin 2018

    L’exposition des populations aux substances chimiques présentes dans l’environnement et leurs effets sur la santé préoccupent les acteurs de santé publique partout. Dans un contexte de ressources humaines et financières limitées, il est nécessaire d’identifier les contaminants qui devraient faire l’objet d’une attention particulière au Québec.

    L’identification de contaminants d’intérêt prioritaire en santé environnementale, telle que proposée ici, se fonde sur l’interprétation de données de biosurveillance. La biosurveillance, par la mesure de composés chimiques dans le sang ou l’urine, renseigne sur l’exposition de la population aux contaminants présents dans l’environnement. Grâce à la participation du Québec à l’Enquête canadienne des mesures sur la santé, il a été possible...

  • 17 mai 2018

    La saison de soccer battra bientôt son plein et plusieurs des parties à venir seront disputées sur des terrains synthétiques. Ceux-ci sont généralement composés d’une couche de polypropylène, de polyuréthane ou de latex sur laquelle est fixé du gazon artificiel (voir figure 1). De plus, les interstices entre les brins sont remplis de sable ou de caoutchouc granulaire, ce qui rend la surface plus molle. Le caoutchouc utilisé dans la fabrication de ces granules provient du recyclage de pneus d’automobiles ou de camions légers (1). 

  • 2 mai 2018

    La biosurveillance permet de surveiller la présence de substances chimiques dans l’organisme. Elle repose sur la mesure de biomarqueurs, soit des contaminants environnementaux ou leurs métabolites, dans les matrices biologiques humaines comme le sang et l’urine. L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) s’est vu confier par le MSSS (ministère de la Santé et des Services sociaux) le mandat d’obtenir et d’analyser les données québécoises tirées de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS) afin de dresser un portrait de l’imprégnation de la population québécoise aux contaminants chimiques. Les mesures détaillées dans le présent document pourraient être suggérées comme valeurs de comparaison de référence quant à l’imprégnation de la population québécoise...

  • 16 novembre 2017

    Un engouement croissant pour les jardins communautaires et collectifs est observé au Québec depuis les dernières décennies. Cet article présente une étude réalisée par l’Institut national de santé publique du Québec à l’automne 2014 qui visait à évaluer l’efficacité potentielle des jardins communautaires à réduire l’exposition aux pesticides chez leurs utilisateurs. Un sondage a été conduit auprès de 100 utilisateurs de 4 jardins communautaires de la région de la Capitale-Nationale afin de documenter leurs pratiques culturales, leur autonomie alimentaire en fruits et en légumes, de même que leurs sources d'approvisionnement alternatives pour ce qu'ils ne peuvent produire ou conserver. 

  • 10 août 2017

    Les agences de santé publique internationales insistent de plus en plus sur la nécessité d’envisager toutes les mesures pour réduire autant que possible l’exposition au plomb. Il est donc pertinent d’étudier les déterminants qui contribuent le plus à cette exposition afin d’identifier les meilleures cibles d’action pour la réduire. Un environnement minier est intéressant à cet égard puisqu’il s’agit potentiellement d’un milieu hautement contaminé. Les communautés voisines de la municipalité de Flin Flon, au Manitoba, et de la ville de Creighton, en Saskatchewan, ont été le théâtre d’activités minières importantes depuis les années 30. Peu de temps avant la fermeture de la fonderie, en 2010, une évaluation du risque, incluant des mesures de plombémie, a été effectuée auprès des enfants...

  • 9 mai 2017

    L’achat par les Québécois de fruits et de légumes frais et diversifiés a connu une croissance importante au cours de la dernière décennie. S’ils constituent une source élevée de nutriments, ces aliments présentent aussi un potentiel d’exposition aux pesticides, car, bien que les normes sur la question soient généralement respectées, des résidus de pesticides sont détectés dans la majorité des produits consommés. Or, l’exposition de la population québécoise à ces résidus et le risque pour la santé en découlant demeurent peu connus des instances de santé publique. Pour compenser cette lacune, la présente étude avait comme objectifs d’estimer les doses d’exposition chroniques et aiguës aux résidus de 169 pesticides différents auxquels près de 5 000 Québécois de tout âge pourraient avoir...

  • 6 février 2017

    Il est reconnu que les populations des pays industrialisés passent plus de 90 % de leur temps dans les milieux intérieurs, un comportement qui engendre des enjeux de santé publique propres à ce type d’environnement. En effet, les bâtiments publics et privés abritant ces populations sont constitués, meublés et décorés de matériaux synthétiques qui sont susceptibles d’émettre et de disperser diverses substances organiques potentiellement nocives pour les occupants. De plus, la présence de certains produits de consommation, de même que l’utilisation de produits de nettoyage et de fragrances, tendent à accentuer la charge et la diversité de ces substances dans les milieux intérieurs. L’exposition à ces dernières est généralement plus importante dans les environnements intérieurs qui ne...

  • 17 juin 2016

    Les biosolides municipaux sont des boues issues du traitement des eaux usées municipales qui ont fait l’objet de traitement de réduction des agents pathogènes. Leurs propriétés fertilisantes rendent intéressant leur recyclage sur les terres agricoles, et leur valorisation constitue une avenue à ne pas négliger d’un point de vue environnemental et économique. En contrepartie, cette pratique soulève des préoccupations sanitaires, puisque les biosolides peuvent contenir des contaminants chimiques et des agents pathogènes, lesquels pourraient représenter un risque pour la santé des populations riveraines de lieux d’épandage.

    Le présent avis scientifique fait état des connaissances issues de la littérature scientifique et de la littérature grise relativement aux risques pour la...

  • 17 juin 2016

    Le traitement des eaux usées municipales génère des quantités importantes de biosolides. Comme ces matières résiduelles fertilisantes (MRF) possèdent des propriétés agronomiques intéressantes, leur valorisation sur les terres agricoles s’inscrit bien dans les objectifs de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles qui prévoit recycler 60 % des matières organiques générées par les villes et l’industrie. Cependant, l’épandage de ces substances fertilisantes soulève des préoccupations sanitaires en raison de la présence de contaminants chimiques et de microorganismes pathogènes dans les biosolides. 

    C’est dans ce contexte que RECYC-QUÉBEC a demandé à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) de documenter l’état...

  • 9 mai 2016

    Dans le cadre du programme REACH (Registration, Evaluation, Authorization and restriction of Chemicals), la Commission européenne (CE) travaille activement à l’implantation, sur son territoire, d’une réglementation visant à encadrer la production et l’usage des agents chimiques considérés comme « perturbateurs endocriniens » (PE). Un PE est défini par la CE comme étant une « substance exogène causant un effet néfaste chez un organisme sain, ou sa progéniture, par l’entremise de changements dans la fonction endocrinienne ». 

    Ce projet de réglementation, qui vise notamment la classification de ces substances pour baliser leur autorisation, restriction, retrait progressif ou bannissement, est particulièrement important dans le contexte des politiques publiques de santé...

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