Système immunitaire

Médicaments des systèmes gastro-intestinal, urinaire, musculo-squelettique, immunitaire, autres médicaments, et canicules : rapport et recommandations

Ce rapport a été réalisé conjointement par l'Institut national de santé publique du Québec et l'Université de Montréal dans le cadre du volet santé de l'Action 21 du Plan d’action 2006-2012 sur les changements climatiques du gouvernement du Québec. Financée par le Fonds vert, cette étude s'insère dans les travaux visant le soutien de l'adaptation du réseau de la santé aux aléas météorologiques extrêmes sur les plans clinique, social et matériel, et ce, afin de protéger les populations les plus vulnérables. Une revue systématique sur la relation médicaments-canicule a ainsi été entreprise afin de différencier quels sont les médicaments réellement à risque de ceux qui ne le sont que théoriquement, réduisant ainsi la liste de personnes à risque durant une canicule (d'où une meilleure surveillance des impacts santé liés à la consommation de ces médicaments dans un tel contexte). Les familles de médicaments étudiées dans ce rapport sont celles relatives aux systèmes gastro-intestinal,…

Protection contre l’Allergie : éTUde du milieu Rural et de son Environnement (PATURE)

Cette étude est menée en partenariat entre la Mutualité Sociale Agricole (MSA), la sécurité sociale du monde agricole et le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Besançon. La MSA en France ce sont 4 millions de personnes, soit 7 % de la population couverte, le 2e régime de protection sociale et 25,4 milliards d’Euros  de prestations versées en 2006. L’étude s’intègre au programme de recherche européen PASTURE, dirigé par le Professeur Erika Von Mutius de Munich, destiné principalement à identifier les substances du milieu agricole qui confèrent une protection vis-à-vis de l’allergie atopique, puis, le cas échéant, à mettre en place des stratégies de prévention primaire de l’asthme et des maladies allergiques (projet FORALLVENT, «FORum on ALLergy preVENTion»).

Il s’agit d’une enquête de cohorte de nouveau-nés en milieu rural, qui seront suivis de la naissance à l’âge de 6-7 ans. Les inclusions ont débuté en 2002 en Allemagne, Autriche, Suisse et Finlande et à la mi-2003 en France (Franche-Comté). La période d’inclusion s’est achevée au printemps 2005 et cette cohorte d’environ 1 000 enfants va être suivie jusqu’à l’âge de 6 ou 7 ans, au moment où les maladies allergiques de l’enfance, notamment l’asthme, sont apparues. Entre l’évaluation clinique et biologique de l’allergie qui a eu lieu à la visite d’un an, et celle complète qui aura lieu à l’âge de 6-7 ans, une mesure de la sensibilisation atopique aux allergènes respiratoires et alimentaires courants est planifiée à l’âge de 4 ans.

Les IgE totales et spécifiques chez les jeunes Québécois et leurs associations avec les symptômes respiratoires

Les immunoglobulines (ou Ig) sont des protéines présentes dans le sérum sanguin et dans divers liquides biologiques, jouant un rôle essentiel dans la défense de l’organisme contre les agressions. Il existe cinq classes d’immunoglobulines, soit les IgG, IgA, IgM, IgD et IgE. Les IgE constituent le support immunologique de l’hypersensibilité de type 1 (ou immédiate) dont les manifestations apparaissent dans les minutes qui suivent le contact renouvelé avec un allergène sensibilisant. Le terme « allergie » est souvent employé pour qualifier les réactions d’hypersensibilité de type 1, bien que cette dénomination englobe également certains types d’eczéma. Les IgE, qui sont sécrétées contre les allergènes, entraînent la libération d’histamine, substance responsable de l’apparition des symptômes de l’allergie.

L’atopie est une prédisposition héréditaire à produire de manière excessive des IgE, au contact d’allergènes naturellement inhalés ou ingérés en quantité minime, et de…

Effets des contaminants de l’environnement sur le système immunitaire

Le système immunitaire s’est développé au cours de l’évolution des espèces par de nombreuses interactions hôtes-agents infectieux. Ce système contribue au maintien de l’intégrité de l’organisme hôte en éliminant les constituants étrangers (virus, bactéries, parasites, greffes, allergènes), et les constituants du « soi »* modifiés1. Il assure cette fonction en étroite relation avec les autres systèmes physiologiques, notamment les systèmes nerveux et endocrinien, avec lesquels il communique par l’intermédiaire de médiateurs solubles (neurotransmetteurs, hormones, cytokines) et de récepteurs spécifiques communs à ces systèmes.

Plusieurs xénobiotiques* peuvent agir sur les composantes du système immunitaire et interférer ainsi avec leurs fonctions de protection de l’organisme2-4. L’immunotoxicité peut être définie comme l’ensemble des effets délétères provoqués par un xénobiotique ou par tout autre constituant biologique ou physique de l’environnement sur le système immunitaire à la suite d’une exposition professionnelle, environnementale ou thérapeutique. Différents types d’effets immunotoxiques sont possibles incluant l’immunosuppression qui peut favoriser les infections et les tumeurs, l’immunostimulation, l’hypersensibilité et l’auto-immunité5. Un même agent immunotoxique peut agir à la fois comme antigène* ou haptène* pour induire une hypersensibilité spécifique, et comme immunomodulateur pour modifier la réponse immunitaire à un ensemble d’antigènes de l’environnement. Comme discipline, l’immunotoxicologie est récente et l’analyse des nombreuses atteintes immunologiques induites par l’exposition à une substance chimique ne fait que commencer. Mais déjà, les données disponibles nous permettent d’entrevoir des conséquences néfastes pour les individus, les populations et les communautés exposées à des substances toxiques. Cet article résume brièvement les principales caractéristiques du système immunitaire ainsi que les diverses manifestations d’immunotoxicité résultant d’exposition environnementale aux xénobiotiques, en particulier celles mises en évidence dans les études menées auprès des humains.