Bulletin d'information en santé environnementale

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Journées annuelles de santé publique

Du 27 au 29 novembre 2019, à l’Hôtel Bonaventure Montréal

Les Journées annuelles de santé publique (JASP) contribuent à un vaste mouvement animé par la volonté d’améliorer la santé et le bien-être des populations. Elles donnent une impulsion à l’action préventive en réunissant les acteurs engagés collectivement dans cette voie.

Dans cette optique, les JASP procurent un terreau fertile à la mise à jour des connaissances, au développement des compétences et à l’innovation dans les pratiques. Elles permettent également de tisser des liens durables grâce à la diversité des gens et des expertises qu’elles rassemblent ainsi qu’aux occasions d’échanges qu’elles créent. Grand rendez-vous annuel de formation continue de la santé publique au Québec, les JASP accueillent ainsi depuis plus de 22 ans des professionnels, des médecins, des chercheurs, des professeurs, des étudiants, des gestionnaires, des psychologues, des nutritionnistes, des infirmières, des travailleurs sociaux et bien d’autres personnes concernées par la santé et le bien-être de la population.

Les Journées annuelles de santé publique sont constituées de plusieurs colloques scientifiques appelés des « journées thématiques » et d'ateliers de formation visant à acquérir des compétences, les « ateliers méthodologiques ».

Depuis 2012, année de l’éclosion de légionellose à Québec, beaucoup de travail a été fait en lien avec la prévention et le contrôle de la légionellose (ex. : réglementation pour les tours de refroidissement à l’eau, élaboration d’un guide d’intervention et de fiches techniques, avis de l’Institut national de santé publique et du Comité sur les infections nosocomiales du Québec).

Il s’avère néanmoins que l’appropriation des outils développés et des connaissances collectives n’est pas uniforme chez tous les intervenants. Par ailleurs, les connaissances scientifiques ainsi que les recommandations continuent d’évoluer ou sont remises en question, ce qui amène les groupes d’experts à revoir régulièrement les lignes directrices existantes ou à développer de nouveaux documents. De plus, la multiplication des interventions suscite de nombreuses nouvelles questions.

Cette journée permettra aux participants d’intégrer dans leur pratique les rôles et responsabilités des organisations – directions de santé publique, Régie du bâtiment, laboratoires (ex. : Laboratoire de santé publique du Québec, Centre d'expertise en analyse environnementale du Québec) –, les outils disponibles, ainsi que les notions générales pour la gestion des résultats d’analyse des échantillons environnementaux et cliniques, des cas, des agrégats et des éclosions de légionellose.

Cette formation s’adresse autant aux intervenants d’expérience qu’à ceux qui souhaitent se former des équipes de protection (maladies infectieuses, santé et environnement, santé au travail) des directions de santé publique, de l’Institut national de santé publique et du ministère de la Santé et des Services sociaux.

La façon de concevoir, de construire et d’entretenir les bâtiments peut entraîner des effets significatifs sur la santé et ses déterminants. L’architecture est une discipline qui peut concrétiser le renforcement de grands principes mis de l’avant par la santé publique : la réduction des inégalités sociales de santé, l’adaptabilité aux changements climatiques et l’accroissement de l’accessibilité universelle n’en sont que quelques-uns.

Or, les professionnels de santé publique ne comptent pas parmi leurs partenaires traditionnels les intervenants responsables de la conception et de la transformation des bâtiments. Simultanément, ces derniers gagneraient aussi à connaître les activités de santé publique afin d’accroître la qualité de vie des occupants à travers la conception des bâtiments.

Cette journée thématique vise à illustrer les possibilités d’influences entre le monde de l’architecture et celui de la santé publique. En échangeant sur des interventions concrètes et des enjeux communs, les participants seront en mesure d’imaginer les bases d’une collaboration qui mènera à une meilleure qualité de vie pour les populations, ainsi qu’à une architecture saine et durable.

Cette formation s’adresse aux professionnels et gestionnaires de la santé publique, ainsi qu’aux professionnels et intervenants responsables de la conception et de la transformation des bâtiments.

Les activités récréatives aquatiques, comme la nage, le kayak ou tout simplement pour se rafraîchir sont populaires au Québec et contribuent aux saines habitudes de vie. Ces activités sont pratiquées dans divers types d’installations publiques, comme les plages, les piscines intérieures et extérieures, les jeux d’eau ainsi que les spas.

Cependant, certains microorganismes pathogènes ou agents chimiques peuvent altérer la qualité de l’eau des installations récréatives aquatiques, ainsi que la qualité de l’air intérieur des bassins couverts. L’exposition à ces contaminants, que ce soit par ingestion, inhalation ou contact cutané et des muqueuses, peut causer des effets sur la santé des usagers. Dans ce contexte, il est important de faire état de la situation sur les risques à la santé, mais aussi sur les mesures qui permettent de mieux les prévenir et les gérer.

Cette journée vise à intégrer dans les pratiques d’intervention, les méthodes et les outils permettant de soutenir la prévention et la gestion des éclosions associées à un usage récréatif de l’eau au Québec.

Cette formation s’adresse aux professionnels et gestionnaires des organisations de santé publique (directions de santé publique régionales, Institut national de santé publique du Québec et ministère de la Santé et des Services sociaux), en particulier ceux travaillant dans le domaine des maladies infectieuses, de la santé environnementale et de la santé au travail.

Elle vise également les intervenants des associations et des regroupements liés à la gestion des plages, des piscines et autres bassins artificiels, de même que les professionnels et gestionnaires des municipalités et ministères interpellés dans la gestion de ces installations.

Le 23 mars 2018 marquait l’entrée en vigueur de la nouvelle Loi sur la qualité de l’environnement, et, par le fait même, la concrétisation du processus de modernisation du régime d’autorisation environnementale.

Dans un souci d’accompagner les directions régionales de santé publique dans l’intégration des nouvelles pratiques d’autorisation environnementale, cet atelier souhaite expliquer les principaux changements apportés à la Procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement et leurs conséquences sur les pratiques professionnelles. La consultation sur les enjeux, la prise en compte des changements climatiques et les nouvelles modalités de participation citoyenne seront particulièrement mises en vedette. Des outils simples et appliqués à la pratique seront proposés aux participants afin de les soutenir dans la réalisation de leurs mandats.

Cet atelier méthodologique vise à outiller les participants pour analyser les impacts sociosanitaires des projets de grande envergure environnementale au Québec méridional dans un nouveau contexte législatif.

Cette formation s’adresse aux professionnels de santé publique associés à des dossiers d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement. Il est également d’intérêt pour les analystes œuvrant dans le cadre de projets de développement au sein des ministères, ainsi que pour les chercheurs et les étudiants universitaires.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la pollution atmosphérique est, en 2019, le plus grand risque pour la santé liée à l’environnement et se classe parmi les 10 plus grandes menaces au monde pour la santé publique. Au Québec, les principales sources de pollution atmosphérique sont les industries, le transport et l’utilisation des poêles à bois. L’exposition, à court et à long terme, aux polluants de l’air ambiant est associée à un risque accru de morbidité et de mortalité, particulièrement pour causes cardiovasculaires et respiratoires.

Santé Canada estime à 14 400 le nombre annuel de décès prématurés liés à la pollution atmosphérique au Canada. De plus, la principale cause de la pollution atmosphérique, soit l’utilisation des combustibles fossiles, contribue également aux changements climatiques, augmentant ainsi le fardeau réel de la pollution de l’air sur la santé publique. Réduire la pollution de l’air et ses effets est un défi de taille, compte tenu de son caractère omniprésent et invisible, en plus de ses nombreux déterminants liés à notre développement économique et nos modes de vie. Il est nécessaire de mieux comprendre la pollution de l’air et ses effets sur la santé, mais aussi d’agir afin de réduire les impacts sur la santé publique.

Cette journée permettra aux participants d’intégrer dans leur pratique des outils visant à mieux connaître, surveiller et réduire la pollution de l’air et ses effets sur la santé publique. Un atelier participatif, de type « café du monde », aura pour objectif de développer une série de pistes pour la mise en œuvre d’actions visant à réduire la pollution de l’air et de ses effets sur la santé publique.

Cette journée s’adresse aux intervenants et gestionnaires régionaux et nationaux en santé publique et en environnement, ainsi qu’aux chercheurs et étudiants en santé publique et en environnement.