Comité sur les infections nosocomiales du Québec

  • 15 novembre 2012

    L'entérocoque résistant à la vancomycine (ERV) est un agent pathogène susceptible d'être associé à une morbidité et une mortalité significatives. Bien que généralement, la proportion de patients colonisés qui développent une infection à ERV soit faible parmi la clientèle des milieux de soins aigus, la facilité de dissémination de l'ERV est telle qu'en absence de mesures de prévention efficaces, les impacts cliniques peuvent être considérables, tel que constaté aux États-Unis. Les coûts engendrés par la présence de l'ERV dans un milieu de soins sont proportionnels à l'endémicité qu'on y retrouve. Considérant la situation enviable du Québec au regard de l'incidence de l'ERV dans la majorité des milieux de soins aigus, il est essentiel que les mesures de prévention et contrôle de cet...

  • 25 juillet 2012

    Recommandations du CINQ

    • La chlorhexidine avec ou sans alcool peut être utilisée pour l’asepsie du site d’insertion du cathéter épidural.
    • La fréquence du changement de pansements des cathéters épiduraux ainsi que les soins du site d'insertion lors du changement de pansement devraient se faire tel que recommandé dans les lignes directrices émises pour les cathéters intravasculaires centraux.
    • Il est important de bien laisser sécher l’alcool et la chlorhexidine avant d'insérer un cathéter épidural et avant de remettre le pansement lors des soins de ce site.
    • La chlorhexidine ne devrait pas être utilisée pour la désinfection des bouchons d’injection des cathéters épiduraux. Le CINQ recommande l’utilisation de l’alcool pour ce faire tout en s’...
  • 25 juillet 2012

    Les rideaux séparateurs sont fréquemment utilisés dans les milieux de soins pour entourer le lit d’un patient et procurer de l’intimité. Plusieurs facteurs contribuent au fait que ces rideaux puissent être la source potentielle de dissémination de microorganismes pathogène : 1) ils sont touchés très fréquemment par les soignants et les patients; 2) dans certains milieux, ils ne sont pas nettoyés ou changés fréquemment; 3) les travailleurs de la santé et les patients qui les manipulent ne se nettoient pas nécessairement les mains avant (ni même après) les avoir touchés.

    En mai 2011, le Comité sur les infections nosocomiales du Québec (CINQ) a été invité à se prononcer sur la fréquence de nettoyage des rideaux séparateurs ainsi que sur le comportement à adopter afin de les...

  • 19 janvier 2012

    La grippe, aussi connue sous le nom d’influenza, est une infection contagieuse des voies respiratoires. Elle est causée par le virus de l’influenza qui est ubiquiste. Les éclosions de grippe sont souvent caractérisées par l’apparition rapprochée de plusieurs cas de grippe (ASPC, 2010). Bien que la plupart surviennent dans les établissements de soins de longue durée, des éclosions sont aussi rapportées dans des centres hospitaliers de soins généraux et spécialisés (CHSGS) (ASPC, 2010). D’ailleurs, ces derniers constituent des endroits propices à l’introduction et la transmission du virus de l’influenza. En effet, ils regroupent des personnes qui consultent entre autres, pour la grippe et d’autres qui, bien souvent sont à risque de développer des complications sérieuses s’ils l’attrapent...

  • 14 février 2011

    En juin 2008, le Centre provincial de référence en stérilisation demandait au Comité sur les infections nosocomiales du Québec (CINQ) son avis sur le risque encouru de contracter une tuberculose lors du retraitement des bronchoscopes et sur l'indication du port d'un appareil de protection respiratoire (APR) N-95 par les employés en charge du retraitement de ces équipements en considérant que, dans certains milieux, cette tâche est réalisée dans le secteur clinique où s'effectue la bronchoscopie alors que, dans d'autres, elle s'effectue à la centrale de stérilisation. En lien avec cette demande, ce document présente une analyse du risque de transmission de la tuberculose au personnel attitré au retraitement des bronchoscopes, selon que la procédure est effectuée directement dans la...

  • 7 janvier 2011

    En septembre 2009, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec demandait au Comité sur les infections nosocomiales du Québec (CINQ) son avis sur le pourcentage minimal d'alcool requis dans les solutions hydro-alcooliques (SHA) utilisées en milieux de soins. En lien avec cette demande, ce document fait état des connaissances concernant l'efficacité des différents alcools à inactiver les microorganismes d'importance en milieu hospitalier. La concentration en alcool n'étant pas l'unique critère de sélection d'une SHA en milieux de soins, d'autres caractéristiques pouvant influencer le choix d'un tel produit sont également passées en revue. Des recommandations entourant la sélection et l'utilisation des SHA en milieux de soins ont été élaborées.

    Le CINQ recommande...

  • 8 novembre 2010

    La résistance croissante des entérobactéries aux antibiotiques devient une préoccupation de plus en plus grande dans le monde médical. Ces bactéries sont fréquemment impliquées dans les infections tant communautaires, qu’acquises dans les milieux de soins. L’identification d'un nombre croissant d’entérobactéries résistantes aux céphalosporines de troisième génération et l’émergence d’entérobactéries également productrices de carbapénémases représentent une menace importante puisque l’arsenal thérapeutique pour traiter les infections liées à ces agents pathogènes devient très restreint, pouvant se limiter à la tigecycline ou au colistin.

    Les deux catégories de carbapénémases en émergence chez les entérobactéries sont les enzymes KPC (Klebsiella pneumoniae productrice de...

  • 8 septembre 2010

    Au Canada et au Québec, il n'y a aucune directive sur la proportion de chambres individuelles avec toilette non partagée requise dans les milieux de soins. Devant l'émergence de nouveaux agents pathogènes, le nombre important de patients porteurs de germes résistants, la crainte de nouvelles pandémies, le développement des soins ultraspécialisés et la vulnérabilité croissante de la clientèle, le Comité sur les infections nosocomiales du Québec (CINQ) considère essentiel d'aborder ce sujet afin d'optimiser la sécurité liée à la prestation des soins.

    Le présent avis a pour objectif de situer le problème lié au partage de chambres en milieux de soins, de faire état des connaissances sur le sujet et de formuler un avis sur la proportion de chambres individuelles avec salle de...

  • 13 juillet 2010

    Les pneumonies nosocomiales sont la deuxième infection nosocomiale en fréquence. Elles sont associées à une morbidité et une mortalité élevées, particulièrement aux soins intensifs dans un contexte de ventilation assistée (Bergmans D.C.J.J. et Bonten M.J.M, 2004).

    Les circuits et appareils ventilatoires utilisés en anesthésie générale ont été incriminés comme étant la source de contaminations croisées ainsi que d'infections bactériennes et virales. Bien qu'il ait été démontré que des bactéries puissent contaminer toutes les parties du circuit anesthésique, et ce, en concentration plus élevée dans les parties situées à proximité du patient, l'importance clinique de ces microorganismes et leur rôle dans les infections postopératoires n'ont pas été clairement définis (Herwaldt L.A...

  • 11 février 2010

    Les infections nosocomiales reliées à l'eau contaminée sont abondamment citées dans la littérature scientifique. Parmi les organismes pathogènes les plus fréquemment rapportés, il faut mentionner Legionella, Pseudomonas aeruginosa (P. aeruginosa) et plus rarement Aspergillus et Fusarium (Anaissie et autres, 2002). Des études récentes reconnaissent qu'environ 30 à 40 % des infections nosocomiales à P. aeruginosa dans les unités de soins intensifs seraient reliées à l'eau (Blanc et autres, 2004). La formation de biofilms dans les réseaux de distribution et de drainage des eaux est à la base de cette contamination. Les robinets, les aérateurs et les drains des lavabos sont particulièrement propices à la formation de ces biofilms....

Pages

Souscrire à Comité sur les infections nosocomiales du Québec