L'obésité et l'embonpoint : quels sont les impacts économiques au Québec ?

L’analyse du fardeau économique permet de comparer l’importance relative de différents problèmes de santé qui affectent une population. En documentant les coûts associés à l’utilisation des services de santé et aux pertes de productivité des individus avec des problèmes de santé, ces études s’avèrent précieuses pour les décideurs responsables de déterminer les priorités de santé.

Les études du fardeau économique de l’obésité et de l’embonpoint réalisées au Canada et dans d’autres pays industrialisés, montrent bien que l’augmentation de la fréquence du surpoids engendre des coûts additionnels au niveau de l’utilisation des services de santé, en plus d’affecter la vitalité économique de ces sociétés.

Dans ce TOPO, nous présentons un estimé des conséquences économiques de l’obésité et de l’embonpoint au Québec. L’Institut national de santé publique du Québec a étudié ce sujet d’un point de vue économique en s’appuyant sur des données d’enquête. Nous y décrivons le comportement des adultes québécois.

À retenir

  • Les coûts économiques associés à l’embonpoint et à l’obésité au Québec s’élevaient à près de 3 milliards de dollars en 2011 pour les quatre types de coûts examinés par les études de l’INSPQ : l’hospitalisation (1, 3 milliard de dollars), les consultations médicales (110 millions), les médicaments (860 millions) et l’invalidité (630 millions).
  • Ces résultats n’incluent pas tous les coûts associés à l’embonpoint et à l’obésité. Par exemple, les pertes de productivité liées à l’absentéisme et à la mortalité prématurée sont exclues du calcul.
  • Comme au Québec, l’obésité et l’embonpoint sont associés à des coûts économiques importants dans les autres provinces du Canada et dans les autres pays industrialisés.
  • Afin de réduire le fardeau économique de l’obésité, chaque gouvernement doit se doter d’un portefeuille de mesures qui intègrent à la fois des interventions éducatives et des changements dans les environnements bâti, socioculturel, économique et politique afin de les rendre plus propices à l’activité physique et à la saine alimentation. 
  • L’adoption de telles mesures pourra conduire à un meilleur état de santé de la population, ce qui pourra aussi réduire la pression qu’exercent les dépenses de santé sur le budget du Québec et offrir des gains de productivité pour l’économie.
  • Les changements sociaux ayant mené au fardeau économique actuellement associé à l’obésité ont pris des décennies à se mettre en place; il faudra intensifier les efforts pour créer des environnements qui facilitent des choix plus sains.
     

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1925-5748

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