L’évolution de l’épidémie pourrait être différente selon les niveaux de contacts sociaux à l’automne

Les récentes projections de l’Institut national de santé publique et le Groupe de recherche en modélisation mathématique et en économie de la santé liée aux maladies infectieuses de l'Université Laval anticipent que les cas et les hospitalisations pourraient se stabiliser après une augmentation modérée ou continuer d’augmenter en vertu de deux scénarios de contacts sociaux.

Selon le scénario d’un retour aux niveaux de contacts pré-COVID, le modèle prédit une augmentation importante des cas et des hospitalisations dans le Grand Montréal et dans les Autres régions qui pourraient atteindre des niveaux semblables aux vagues antérieures avec des pics en octobre et en novembre.

Selon le scénario du maintien de la réduction de contacts dans les lieux publics et à l’école, le modèle prédit une augmentation plus lente des cas et des hospitalisations et l’aplatissement des courbes des cas et hospitalisations au cours de la 4e vague. Dans le Grand Montréal, ils pourraient atteindre les niveaux de la 3e vague. Dans les Autres régions, l’augmentation des cas et des hospitalisations serait plus lente et moins importante que les vagues précédentes.

Les cas et les hospitalisations s’observeraient principalement chez les jeunes d’âge préscolaire et scolaire et chez les adultes non vaccinés.

Les personnes hospitalisées lors de la 4e vague pourraient être plus jeunes que celles hospitalisées lors des vagues précédentes étant donnée la haute couverture chez les personnes de plus de 65 ans.

Par ailleurs, la grande majorité des cas et des hospitalisations de la 4e vague pourrait survenir chez les personnes inadéquatement vaccinées (non vaccinées ou vaccinées avec une dose), même si elles représentent 24 % de la population totale.

Pour Marc Brisson, collaborateur à l’INSPQ, professeur titulaire à l’Université Laval et directeur du Groupe de recherche en modélisation mathématique et en économie de la santé liée aux maladies infectieuses du Centre de recherche du CHU de Québec, l’évolution de la 4e vague demeure incertaine pour le moment. Elle dépendra du niveau de transmission dans les écoles et dans les milieux avec une faible couverture vaccinale.

 « Tant qu’il y aura une transmission communautaire soutenue, il sera important de surveiller la transmission dans les écoles et dans les milieux avec une faible couverture vaccinale, de même que parmi les personnes à haut risque de complication, affirme Dr Jocelyne Sauvé, vice-présidente associée aux affaires scientifiques à l'INSPQ ».

Pour consulter les plus récentes projections.

Catégories: