Nouvelles

Les deux organisations au cœur de la coordination de l’Observatoire, l’Institut national de santé publique du Québec et l’Université de Montréal, sont fières de profiter de cette occasion pour remercier les membres et collaborateurs qui font de l’Observatoire une structure novatrice depuis maintenant 4 ans.

En offrant un espace de partage des savoirs et de concertation entre décideurs et scientifiques, l’Observatoire vise à voir venir les problématiques de santé publique reliées aux zoonoses et à permettre aux différents acteurs d’influencer la gestion des risques associés pour s’adapter aux changements climatiques. Plusieurs questions sont ainsi soulevées :

  • De quelle façon les changements climatiques influenceront les zoonoses?
  • Quelles sont les interventions nécessaires à mettre en place pour protéger la santé de la population?
  • Est-il possible de voir venir l’émergence de zoonoses ou de problématiques associées?

Le Québec doit s’adapter aux changements climatiques afin de réduire la vulnérabilité de la population face aux impacts sur la santé. L’Observatoire s’inscrit en ce sens dans les actions du Plan d’action sur les changements climatiques 2013-2020, financé par le Fonds Vert.

Voici un aperçu des grandes réalisations de l’Observatoire depuis décembre 2015 :

Publication de bulletins

Journées scientifiques aux Journées annuelles de santé publique 

Journée de formation au symposium Adaptation Canada 2016, en collaboration avec l’Agence de la santé publique du Canada

Publication de fiches thématiques sur plusieurs zoonoses d’importance au Québec, mettant en relation le fardeau associé en santé publique et en santé animale selon une approche Une Seule Santé

Priorisation des zoonoses pour le Québec en août 2018

 

Consultez la page Web de l’Observatoire afin d’en savoir davantage et pour être au fait des webinaires à venir et vous inscrire pour recevoir nos bulletins.

La Journée mondiale de lutte contre le sida permet de faire le point sur le VIH, mais aussi sur l’ensemble des infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS) au Québec. Cette année, le thème de cette journée est « Les organisations communautaires font la différence. » C’est l’occasion pour l’INSPQ de rendre hommage à ces organisations et à leur travail primordial auprès des personnes vivant avec le VIH et leurs proches. Du côté de l’INSPQ, deux rapports majeurs sur les ITSS sont publiés à l’occasion de cette journée.

Rapport du Programme de surveillance de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) au Québec – Rapport annuel 2018

On confirme dans ce rapport que le VIH est encore actif au Québec et une proportion relativement élevée de cas est diagnostiquée tardivement et ne bénéficie pas d’un traitement précoce. Les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes (HARSAH) demeurent les plus touchés. Chez les femmes, la majorité des cas sont enregistrés chez des immigrantes de pays où le VIH est endémique.

Portrait des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) au Québec - Année 2018 et projections 2019

Les constats issus de la vigie et de la surveillance des ITSS confirment la pertinence de consolider les actions et la mobilisation pour mieux joindre, dépister, détecter et traiter les ITSS. Les principaux sont les suivants :

  • Le nombre annuel de nouveaux diagnostics de l'infection par le VIH tend à diminuer légèrement depuis quelques années, notamment chez les HARSAH. La moitié des nouveaux diagnostics pour lesquels l'information est disponible en 2018 ont reçu un diagnostic tardif.
  • L'incidence des cas déclarés d’infections à C. trachomatis augmente de manière presque constante depuis plusieurs années. Pour la première fois depuis 2005, le taux projeté chez les femmes pour l'année 2019 est inférieur à celui de l'année précédente.
  • Le taux d'incidence de cas déclarés d'infections gonococciques a plus que doublé entre 2014 et 2018. La hausse du nombre d'infections extragénitales chez les hommes compte pour une proportion importante de l'augmentation. Pour la première fois depuis 2011, le taux projeté chez les hommes pour l'année 2019 est inférieur à celui de l'année précédente.
  • La résistance du gonocoque aux antibiotiques continue de progresser, en particulier la résistance à l'azithromycine.
  • La hausse importante de cas déclarés de syphilis infectieuse concerne surtout les hommes. Une croissance soutenue est observée depuis 2016 chez les femmes, ce qui suggère une extension de l'épidémie vers la population hétérosexuelle.
  • La forte recrudescence de la lymphogranulomatose vénérienne observée depuis le printemps 2013 semble se poursuivre, avec environ 100 cas déclarés annuellement.
  • 1 200 cas d'hépatite B et 1 300 cas d'hépatite C ont été déclarés en 2018.

En matière de lutte contre les ITSS, une approche intégrée permet à la fois de cibler un ensemble de facteurs souvent communs à plusieurs de ces infections et d’aborder la santé sexuelle et la consommation de substances psychoactives. La surveillance des ITSS favorise l’appropriation et l’utilisation des données de surveillance pour soutenir la planification et l’évaluation des actions.

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Dans le cadre d’une activité en marge aux 23es Journées annuelles de santé publique, l’INSPQ lance un espace informationnel sur les substances psychoactives. Ces nouvelles pages Web regroupent l’information pertinente entourant la consommation d’alcool, de cannabis et d’opioïdes au Québec. Elles visent à soutenir la prise de décision des autorités de santé publique ainsi que l’intervention clinique et sociale, tant dans le réseau de la santé et des services sociaux, que les réseaux communautaires.

« C’est un outil de transfert des connaissances novateur et rassembleur pour l’Institut, explique Grégory Léon, coordonnateur du développement de l’espace informationnel. En quelques clics, les internautes peuvent visualiser les plus récentes données de consommation d’alcool, de cannabis et d’opioïdes des grandes enquêtes québécoises et canadiennes, issues de l’Institut de la statistique du Québec et de Statistique Canada. Grâce à des graphiques interactifs, pour certains indicateurs, un utilisateur peut choisir des variables de croisement, générer une figure et la télécharger dans le format de son choix. » De plus, l’INSPQ publiera prochainement des données sur les hospitalisations et les visites aux urgences attribuables à la consommation de ces substances provenant de plusieurs sources de données québécoises fiables. Ultimement, l’Institut souhaite être en mesure de faire une analyse intégrée de ces indicateurs afin de mieux décrire la situation au Québec et de mieux soutenir les autorités de santé publique. « Les cliniciens et les autres professionnels des réseaux de la santé, des services sociaux et communautaires, ainsi que les chercheurs concernés par la problématique des substances psychoactives y trouveront également de l’information sur les projets et publications de l’Institut », poursuit Grégory Léon.

Des veilleurs pour vous

Les conseillers scientifiques de l’INSPQ effectueront une veille quotidienne de l’information scientifique et médiatique pour ces trois substances. Actuellement, il est possible de consulter un condensé de liens vers des articles scientifiques qui traitent de l’alcool et de les filtrer par sujet, de même que les reportages sur l’alcool issus de médias électroniques. Des veilles sur le cannabis et les opioïdes verront également le jour sous peu.

Prochaines étapes

Dans la prochaine année, l’INSPQ mettra sur pied un comité d’utilisateurs externes de connaissances sur les substances psychoactives, afin de définir les priorités de développement pour ces pages Web. « Des produits adaptés aux besoins de connaissances de nos publics cibles seront ajoutés, dont un dossier de fiches synthèses sur les opioïdes et une Infolettre. Nous espérons que nos pages deviendront une référence incontournable pour quiconque cherche de l’information récente sur les substances psychoactives au Québec», conclut M. Léon.

Consultez dès maintenant ce nouvel espace Web.

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