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L'édtion 2019 du guide Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans est maintenant en ligne. Quelques changements et ajouts ont été apportés à l’édition de l’an dernier afin de demeurer près des préoccupations des parents et des pratiques actuelles en périnatalité.

Les changements au Guide alimentaire canadien sont-ils reflétés dans cette édition?

Récemment, la révision par Santé Canada du Guide alimentaire canadien a suscité beaucoup d’engouement. L'équipe du Mieux vivre suit le dossier de près et attend avec intérêt, au cours de la prochaine année, la publication des nouvelles recommandations ciblant plus spécifiquement les femmes enceintes et les nourrissons, deux clientèles aux besoins alimentaires particuliers. Nous nous assurerons dès lors de la cohérence de nos recommandations avec celles-ci. 

« Quoi de neuf? » - Un outil pour les professionnels de la santé

Le document Quoi de neuf?, préparé à chaque édition, fait état des changements de l’édition en cours par rapport à l’édition précédente. Bien que certains contenus aient été révisés, la mise à jour de 2019 s’inscrit dans la continuité de l’édition 2018. Chaque section et chapitre se retrouve donc à l’intérieur des mêmes intervalles de pages.

Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans est un guide pratique qui offre une information appuyée scientifiquement sur la grossesse, l’accouchement et les deux premières années de vie de l’enfant. Un guide imprimé est remis gratuitement à tous les nouveaux parents du Québec au début du suivi de grossesse, ainsi qu’aux parents qui adoptent un enfant. Toute autre personne intéressée peut en faire l’achat.

L’édition 2019 du guide Mieux vivre est disponible pour consultation ou téléchargement à l’adresse : www.inspq.qc.ca/mieux-vivre dès maintenant.

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À la veille de la 29e Semaine de prévention du suicide, qui se tiendra du 3 au 9 février, l’INSPQ présente les données les plus récentes sur la mortalité par suicide au Québec, en collaboration avec le Bureau du Coroner et l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS).

Selon les données provisoires pour l’année 2016, 1046 personnes se sont enlevé la vie au Québec. Cela représente 104 personnes de moins que l’année précédente. Chez les hommes, depuis le sommet atteint en 1999 (1 284 suicides), le nombre de suicides a constamment diminué pour atteindre 803 suicides en 2016. On constate que le taux de suicide des hommes et des femmes augmente avec l’âge pour atteindre un sommet chez les personnes âgées de 50 à 64 ans.

Plus spécifiquement chez les femmes :

  • Chez les femmes, la diminution du taux de suicide observée depuis la fin des années 1990 semble s’être estompée, et ce, à partir de la fin des années 2000.
  • En 2016, 243 femmes se sont enlevé la vie au Québec. Les résultats des années précédentes suggèrent que le suicide chez les femmes est plutôt stable depuis une dizaine d’années.

Plus spécifiquement chez les hommes :

  • Depuis 2015, le taux de suicide le plus élevé est observé chez les hommes âgés de 50 à 64 ans. Ce taux semble stable depuis quelques années.
  • Chez les hommes âgés de 20 et 49 ans, la diminution du taux de suicide entamée au début des années 2000 semble se poursuivre.
  • Après avoir subi la plus importante diminution du taux de suicide chez les hommes, les jeunes âgés de 15 et 19 ans ont un taux de suicide relativement stable depuis une dizaine d’années.

Inégalités sociales

Il existe un lien entre l’état de santé et les inégalités sociales et matérielles, notamment en ce qui concerne le suicide. Selon la mise à jour de l’INSPQ, les personnes vivant dans des milieux matériellement et socialement défavorisés sont beaucoup plus susceptibles de s’enlever la vie que celles vivant dans des milieux plus aisées. Ce phénomène s’observe autant chez les hommes que chez les femmes.

Dans les régions :

  • Pour la période 2014-2016, les taux de suicide pour les régions du Nunavik, de l’Abitibi-Témiscamingue, Chaudière-Appalaches et Mauricie et du Centre-du-Québec étaient significativement plus élevés que le reste du Québec, alors que ceux de Laval et de Montréal étaient significativement inférieurs.
  • Au Nunavik, le phénomène du suicide est préoccupant. Dans ce territoire peuplé d’environ 13 000 individus, on dénombre en moyenne 13 suicides par année pour la période 2014-2106.
  • Le taux de suicide augmente progressivement avec l’augmentation des inégalités matérielles et sociales.

Pour consulter le rapport complet : https://www.inspq.qc.ca/publications/2497

Besoin d’aide pour vous ou un proche? Ligne québécoise de prévention du suicide : 1-866-APPELLE (277-3553). Disponible partout au Québec, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.

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L’INSPQ lance une formation en ligne de type MOOC (Massive Open Online Course) sur les changements climatiques et leurs impacts sur la santé humaine. À l’intention des professionnels de la santé et des services sociaux, la formation a comme objectif de stimuler les approches innovantes autour de mesures éprouvées d’adaptation, de prévention et de préparation aux changements climatiques, et ce, afin d’en atténuer les effets sur la santé des populations. Elle sera accessible gratuitement du 18 février au 22 avril 2019.

Un nouveau module sera mis en ligne chaque semaine et les participants pourront échanger avec les formateurs et les autres apprenants grâce aux forums de discussions. Chaque module de formation requiert d’une à trois heures d’implication. Une attestation de réussite sera acheminée à tout participant ayant obtenu une moyenne finale d’au moins 50 % sur l’ensemble des activités. Cette formation s'adresse tant aux médecins qu'au personnel infirmier, pharmaciens, ergothérapeutes, physiothérapeutes, psychologues, travailleurs sociaux et gestionnaires.

Elle comprend six modules traitant des liens entre la santé et le climat :

  • Décès par causes traumatiques et non traumatiques.
  • Impacts cardiovasculaires, respiratoires et rénaux.
  • Impacts neurologiques, psychosociaux et de santé mentale.
  • Effets sanitaires reliés à l’eau et à l’alimentation et aux maladies vectorielles et cumul de ces impacts pour certaines populations vulnérables.

Des impacts multiples et peu connus

Selon l'Organisation mondiale de la santé, 23 % des décès dans le monde sont associés à l’environnement. « Lorsqu’on parle des changements climatiques, on discute peu des importantes répercussions sur la santé, les services de santé et les services sociaux », constate Céline Campagna, l’une des auteurs de la formation et responsable du programme Climat et santé à l’INSPQ. Plusieurs médecins et professionnels de la santé ignorent ces conséquences. » D’ailleurs, une étude menée en 2013 au Québec auprès des omnipraticiens a révélé que ces derniers avaient une faible littératie écomédicale et 65 % ont estimé que leur formation en médecine ne les préparait pas à faire face aux enjeux climatiques dans leur pratique.

Une formation... et un livre!

Certains contenus de cette formation se retrouvent aussi dans un livre publié aux Presses de l’Université Laval intitulé Changements climatiques et santé. Prévenir, soigner et s'adapter. Les participants à la formation auront accès gratuitement à la version PDF du livre. L’ouvrage sera disponible en librairie à compter du 20 février 2019.

Ce projet est financé en partie par le Fonds vert dans le cadre du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques du gouvernement du Québec. Le consortium Ouranos, le ministère de la Santé et des Services sociaux, Santé Canada et l’Institut national de la recherche scientifique y contribuent également.

Pour vous inscrire gratuitement, c'est ici : https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:inspq+117001+session01/about

Pour plus d’information : monclimatmasante@inspq.qc.ca

La formation débutera le 18 février et se terminera le 22 avril prochain.

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