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La Charte québécoise pour une saine alimentation présente les principes clés énoncés par la Table québécoise pour une saine alimentation. Elle propose une vision commune afin d’agir collectivement, de façon concertée et cohérente pour simplifier l’alimentation, la promouvoir de façon positive et nous assurer qu’elle est au cœur des priorités des Québécois.

Pour l’INSPQ, cette charte s’inscrit dans la continuité de plusieurs travaux menés de longue date. Elle représente le fruit d’une collaboration avec de nombreux partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux orientés vers la création d’environnements favorables à la saine alimentation. L’INSPQ s’est joint à ces partenaires et est devenue signataire de la Charte, au terme d’un processus entériné pa Mme Nicole Damestoy, présidente-directrice générale de l’Institut.

Il est possible aux professionnels et organisations de signifier leur adhésion aux principes et aux valeurs de la Charte en la signant en ligne ici : https://tqsa.ca/charte

Vous pouvez également consultez toutes nos publications en alimentation et nutrition ici :https://www.inspq.qc.ca/publications/sujets/alimentation-et-nutrition

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Les activités récréatives aquatiques comportent de nombreux bienfaits pour la santé de la population. Dans un contexte de changements climatiques, la baignade s’avère une mesure de rafraîchissement accessible pour mieux s’adapter aux vagues de chaleur extrême. Elle représente également une activité physique populaire, contribuant à l’adoption et au maintien de saines habitudes de vie. Pour profiter pleinement de ses nombreux bienfaits, il est impératif que la population puisse pratiquer ces activités aquatiques de façon sécuritaire et de manière à minimiser les risques potentiels pour la santé.

L’INSPQ dresse le premier portrait de la situation des risques à la santé associés à la pratique d’activités récréatives aquatiques en milieux naturel et artificiel au Québec. Il aborde notamment la présence de contaminants microbiologiques et chimiques dans les eaux récréatives, ainsi que dans l’air intérieur des bassins couverts (par exemple, les piscines intérieures). De plus, l’INSPQ propose des recommandations pour la prévention de ces risques. Au moment où plusieurs municipalités et gestionnaires d'installations aquatiques se préparent pour la saison chaude, ces rapports apportent de précieux conseils.

Portrait des risques à la santé

En général, le nombre d’éclosions associées à la qualité des eaux récréatives rapportées au Québec est demeuré constant annuellement depuis le début des années 90. Pour certaines années, ce nombre d’éclosions est supérieur à celui associé à l’eau de consommation; il demeure néanmoins faible (64 éclosions sur une période de 12 ans). Ce nombre est fort probablement sous-estimé, ce qui signifie que les risques associés à la qualité des eaux récréatives sont vraisemblablement plus importants que ce qui est rapporté. Bien que les symptômes associés soient généralement bénins, certaines personnes peuvent être affectées plus sévèrement par les contaminants présents dans les aires récréatives aquatiques, soit les jeunes enfants, les personnes âgées ainsi que les personnes immunodéprimées.

Plages et autres milieux naturels

Dans les plages et autres milieux naturels, la dermatite du baigneur est le problème de santé le plus fréquemment rapporté. Elle est causée par des cercaires, de petites larves microscopiques. La contamination d’origine fécale demeure une préoccupation importante dans les sites naturels de la province (lacs, rivières, etc.), en raison notamment de la présence d’ouvrages de surverse (permettant aux eaux usées de s'écouler) et d’animaux sauvages.

Piscines et autres milieux artificiels

Dans les piscines, ce sont les contaminants d’origine chimique qui ont été le plus fréquemment associés à des éclosions au Québec. Volatils, les trichloramines peuvent se retrouver dans l’air des bassins intérieurs, surtout lorsque la ventilation est déficiente. Les pataugeoires et les jeux d’eau, parce qu’ils sont fréquentés par de jeunes enfants, peuvent présenter un risque accru de transmission de contaminants d’origine fécale. Dans les spas, les risques sont principalement liés à la présence des microorganismes Pseudomonas aeruginosa ainsi que Legionella spp. Le manque d’entretien et d’hygiène sont les causes les plus fréquemment rapportées lors des enquêtes sur les éclosions survenues au Québec.

Comment prévenir les risques à la santé?

Les stratégies de prévention des risques se regroupent dans divers domaines : conception et construction, opération et gestion, surveillance de la qualité de l’eau et de l’air intérieur, surveillance des éclosions, information et sensibilisation et exigences réglementaires. Agir sur ces divers domaines de manière intégrée est l’approche à privilégier afin de mieux prévenir les risques à la santé. La responsabilité pour la mise en œuvre de ces mesures est donc partagée entre divers acteurs, dont les professionnels du milieu de la construction, les exploitants et les opérateurs, les organismes gouvernementaux ainsi que les usagers eux-mêmes. L'INSPQ propose plusieurs pistes d'action dans le rapport sur ce sujet.

Nos deux rapports

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Chantal Blouin, conseillère scientifique spécialisée en agro-alimentaire et santé à l'INSPQ et membre de l'École supérieure d'études internationales de l'Université Laval, est inscrite sur la toute première liste des Femmes canadiennes leaders en santé mondiale. Elle a été nommée par la Société canadienne de santé internationale pour ses recherches sur le commerce et la santé.

Depuis les débuts des années 2000, ses travaux en matière de santé mondiale ont principalement porté sur l'impact du commerce et des accords commerciaux sur la santé des populations. Elle a été membre de la Lancet-University of Oslo Commission on Global Governance for health. Elle enseigne et poursuit des travaux sur la gouvernance mondiale et la santé, notamment en ce qui concerne l'impact des accords commerciaux sur la capacité des autorités publiques d'adopter des politiques favorables à la santé, en particulier pour la prévention des maladies chroniques.

Plus d'information sur la liste et sur les raisons pour lesquelles Mme Blouin a été sélectionnée sont disponibles ici : http://www.csih.org/sites/default/files/canadian_women_in_global_health_list_2018_1.pdf

 

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