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Plusieurs collègues de l’INSPQ se sont envolés pour le Nunavik afin de collaborer à une vaste enquête sur la santé des Inuits du Québec. Ils vivront à bord de l’Amundsen, le bateau de la garde-côtière canadienne, pendant plusieurs semaines afin de collecter des données auprès d’environ 2 000 Inuits répartis dans 14 villages. Cette enquête terrain planifiée du 19 août au 6 octobre 2017 est l’aboutissement de près de trois ans de planification et de travail intense. Au total, près de 70 personnes ont été recrutées par l’INSPQ pour cette enquête.

Qanuilirpitaa?

Ce mot en Inuktituk signifie « Comment allons-nous maintenant? ». En effet, depuis la dernière enquête en 2004, Qanuippitaa? (Comment allons-nous?), la situation a évolué considérablement au Nunavik. En février 2014, la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik (RRSSSN) a donné le feu vert pour une nouvelle enquête de santé. Cette deuxième enquête aura lieu dans toutes les communautés du Nunavik, en soutien au Plan stratégique régional. Menée sous la coordination de l’INSPQ, l’enquête demeure sous le leadership de la RRSSSN. Parmi les partenaires, on retrouve plusieurs organisations du Nunavik, le Centre de recherche du CHU et de nombreux chercheurs de l’Université Laval.

Les objectifs du projet

Santé des adultes L’équipe de cette recherche participative documentera l’état de santé de 1 000 adultes de 31 ans et plus. De plus, un suivi sera fait auprès de la cohorte adulte rencontrée en 2004.

Santé des jeunes Près de 1 000 jeunes Inuits de 16 à 30 ans seront aussi rencontrés afin de tirer un portrait de leur état de santé mentale et physique. Plus de 50 % de la population du Nunavik est âgée de moins de 20 ans.

Santé des communautés – Le projet établira aussi les profils de santé et les capacités des communautés, de concert avec les communautés elles-mêmes. Ce projet en sera aussi un de mobilisation des communautés; il verra à encourager leur développement, en s’appuyant sur leurs aspirations.

Les participants monteront sur le navire par chaland ou par hélicoptère, selon les conditions météorologiques. Une fois à bord, ils participeront à des tests cliniques et rempliront un questionnaire. Les connaissances ainsi recueillies permettront de tirer un portrait de l'état de santé des Nunavimmiut et ainsi, de mieux répondre à leurs besoins.

Page Facebook de l'enquête : https://www.facebook.com/Qanuilirpitaa

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L'INSPQ dépose un mémoire dans le cadre de la consultation publique en vue de l’adoption de la Politique de mobilité durable par le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTMDET).

Pour l'INSPQ, les choix effectués au moment de la planification des initiatives en transport et en aménagement du territoire peuvent avoir des effets importants sur la santé, la sécurité et la mobilité de la population. La nouvelle politique devra proposer des stratégies pour rendre la mobilité moins polluante, plus fluide, sécuritaire, intégrée au milieu et compatible avec les besoins de tous les usagers de la voie publique, et ce, tout en favorisant la santé et le bien-être de la population. Pour ce faire, l’INSPQ invite le MTMDET à prendre en considération différentes stratégies.

Favoriser une approche intégrée de la planification des systèmes de transport et de l’aménagement du territoire

Une politique de mobilité durable devrait viser une telle approche afin de considérer l’ensemble des enjeux liés à ces deux domaines d’intervention. Cette approche, qui permet de pallier plusieurs lacunes, nécessite la mise en place d’une structure de gouvernance intersectorielle. Cette planification intégrée de l’aménagement du territoire et des systèmes de transports orientés vers un développement urbain de proximité (densité, mixité et connectivité) et une utilisation accrue des transports collectif et actif pourraient avoir des effets positifs importants sur la santé de la population.

Recourir à l’évaluation d’impact sur la santé

Afin de faciliter la prise en compte des enjeux de santé dans les programmes et les projets de transport et d’évaluer leurs effets potentiels sur la santé d'une population, l’INSPQ propose de recourir à l’évaluation d’impact sur la santé. Cette démarche renforce la prise en compte de la santé dans les démarches de planification territoriale, de même que dans les décisions et projets touchant le transport et la mobilité des municipalités régionales de comté, des communautés métropolitaines et des municipalités.

Accroître l’accessibilité et l’offre de transport collectif et de transport actif

L’INSPQ propose d’implanter un programme « rues conviviales pour tous » à l’échelle du Québec. Ce programme vise à créer des environnements favorables à tous les modes de déplacements pour tous les groupes d’âge, autant en milieu urbain, suburbain et rural. C’est en améliorant l’accessibilité, la sécurité et la qualité des infrastructures liées au transport actif et au transport collectif que les modes alternatifs aux déplacements automobiles deviennent autant, sinon plus attrayants que ces derniers.

Mettre en place un portail national de la mobilité durable

Afin de mesurer l’atteinte des objectifs et des cibles inscrits à la Politique de mobilité durable, l’INSPQ recommande de mettre en place un portail national de la mobilité durable. Celui-ci pourrait devenir le carrefour de connaissances adaptées au contexte québécois, utiles à une prise de décision, et ce, à tous les paliers. On pourrait notamment y suivre l’évolution des changements induits par la politique.

L’aménagement du territoire, la configuration du réseau routier et les flux de trafic qu’ils engendrent, lorsqu’ils sont planifiés de manière durable, peuvent non seulement favoriser les transports actif et collectif sécuritaires, réduire les risques d’accidents impliquant des matières dangereuses, mais aussi réduire les nuisances, notamment le bruit, les îlots de chaleur et les émissions de polluants atmosphériques. Afin de réduire les inégalités sociales de santé, une mobilité plus durable devra faciliter l’accès au marché du travail, aux différents services publics, à une alimentation saine, à un logement de meilleure qualité ainsi qu’aux activités et installations qui favorisent l’activité physique et les loisirs. Enfin, miser sur le développement d’un environnement bâti de qualité, bien entretenu et sécuritaire du début à la fin du déplacement, contribue à un vieillissement en santé.

Consultez le mémoire ici : https://www.inspq.qc.ca/publications/2293

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L'Institut est fier de présenter sa nouvelle programmation scientifique 2017-2020, adaptée à l’environnement général de la santé publique au Québec, notamment par la prise en considération du Programme national de santé publiqueReflet de la synergie entre les différentes expertises de l’Institut, le but poursuivi par cette programmation est d’accroître la qualité et l’impact des produits et services offerts ainsi que l’efficacité de l’organisation, au bénéfice de ses clients et partenaires.

Également, le rôle de vigie et d’anticipation de l’Institut l’a conduit à déterminer des enjeux prioritaires, lesquels occupent une place de choix dans cette programmation :

  • la résistance aux antibiotiques,
  • l’environnement bâti et la santé,
  • les substances psychoactives,
  • et le vieillissement en santé.

Les préoccupations à l’égard des inégalités sociales de santé et des conditions de vie et de santé des populations autochtones sont également bien mises en évidence, dans plusieurs chapitres.

Dynamique et évolutive, des ajustements seront faits annuellement à cette programmation et les nouveaux besoins d’expertise seront examinés en fonction de leur pertinence et des capacités organisationnelles de l’organisation.

On peut la consulter en format HTML, pdf ou encore par l’intermédiaire d’un outil de recherche par mots-clés facilitant le repérage des sujets d'intérêt.

Programmation scientifique 2017-2020 : https://www.inspq.qc.ca/programmation

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