Bulletin d'information en santé environnementale

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L'amiante dans les édifices publics

Auteur(s): 

  • Benoît Lévesque
    M.D., M. Sc., FRCPC, médecin spécialiste, Direction de la santé environnementale et de la toxicologie
  • Henri Prud'Homme
    M.D., médecin-conseil, Direction de la santé publique de Québec

Introduction

L’amiante désigne plusieurs minéraux naturels fibreux qui se répartissent en deux groupes, soit celui des amphiboles, qui incluent, entre autres, la crocidolite et l’amosite, et la variété serpentine, plus familièrement appelée chrysotile. Par ses propriétés d’ininflammabilité, d’isolant thermique et acoustique de même que par sa résistance chimique, électrique et mécanique, l’amiante possède des qualités techniques remarquables. Au Québec, l’amiante a été utilisé dans le domaine de la construction et de la rénovation de nombreux bâtiments, principalement entre les années 1950 et 1980. Dans les édifices publics, les matériaux contenant de l’amiante peuvent être présents sous diverses formes, telles que des calorifugeages (isolation des tuyaux, bouilloires et réservoirs), des revêtements de surface appliqués par flocage ainsi que divers autres produits (tuiles de plancher et de plafond, plâtre acoustique, tuiles de fibro-ciment...)1. L’application par flocage, soit la pulvérisation et l’agglomération de fibres d'amiante à l’aide d’un liant à des fins de protection contre le feu et d’amélioration de l’isolation acoustique, a été utilisée de 1935 jusque dans les années 19702, et est maintenant formellement interdite au Québec3.

Cet article a pour objectif de revoir sommairement les données issues de la littérature concernant l’exposition à l’amiante dans les bâtiments publics et les risques à la santé qui en résultent.

Effets sur la santé

L’exposition à l’amiante se fait principalement par inhalation. Aussi, il n’est pas étonnant que les effets qui en résultent se situent au niveau du système respiratoire. Il a ainsi été clairement démontré que l’amiante est la cause d’une forme de fibrose du poumon et de la plèvre (amiantose) lors de l’exposition prolongée à des concentrations importantes, ainsi qu’un facteur étiologique du cancer du poumon, du mésothéliome (cancer de la plèvre ou du péritoine), et possiblement de néoplasies à d’autres sites (larynx, colon, rectum...)2,4. C’est d’ailleurs sur la base de ces évidences que l’amiante a été classé par l’ « International Agency for Research on Cancer » dans le groupe des substances cancérigènes prouvées chez l’humain5.

Exposition

Les flocages et les calorifugeages sont constitués de matériel généralement friable, pouvant être réduit en poudre par une simple pression de la main1. Ils sont ainsi plus susceptibles de libérer des fibres dans l’air ambiant lorsque endommagés ou même simplement manipulés. Aussi, puisqu’on les retrouve souvent dans des locaux très fréquentés, les flocages et, dans une moindre mesure les calorifugeages, ont été à l’origine des programmes mis en place aux États-Unis au tournant des années 1980 pour limiter l’exposition à l’amiante dans les édifices publics6.

Plusieurs techniques ont été développées pour mesurer les fibres d’amiante dans l’air ambiant. La méthode de référence en milieu de travail est la microscopie optique à contraste de phase. Cette méthode analytique qui a commencé à être utilisée dans les années 19607, a été progressivement améliorée et standardisée2. Elle ne permet toutefois pas de discriminer les fibres d’amiante des autres types de fibres et possède une sensibilité peu élevée. La microscopie optique à contraste de phase ne constitue donc pas une méthode appropriée pour des milieux généralement peu contaminés tels que les édifices publics2,4. La microscopie par transmission électronique est une méthode analytique plus fine qui permet, avec une sensibilité suffisante, l’identification précise des fibres d’amiante dans un milieu peu contaminé. Elle est donc plus appropriée pour les conditions régnant dans les bâtiments publics2,4.

La présence d’amiante dans les édifices publics peut entraîner une exposition des occupants dont l’importance varie selon le groupe concerné. Il y a d’abord les utilisateurs du bâtiment (professeurs, élèves, personnel de bureau) qui constituent un groupe peu susceptible de manipuler et d’être en contact avec l’amiante en place. Viennent ensuite les membres du personnel d’entretien (ménage et nettoyage) et de maintenance (entretien des bouilloires et des échangeurs d’air, remplacement de tuyaux, installation des câbles de télécommunication, etc.) dont le travail rend possible un contact occasionnel avec les matériaux contenant de l’amiante. On retrouve enfin le groupe des travailleurs du bâtiment qui, lors de travaux de construction, de rénovation ou de réparation, peuvent être régulièrement en contact avec de tels matériaux.

Les utilisateurs (professeurs, élèves et personnel de bureau)

Un comité d’experts du « Health Effects Institute – Asbestos Research (HEI) » a relevé en 1990 l’ensemble des études relatant les concentrations d’amiante dans l’air ambiant d’édifices publics mesurées par microscopie électronique, susceptibles de refléter l’exposition des occupants. Sur 1 377 échantillons pris dans 198 édifices où se retrouvaient des matériaux contenant de l’amiante, les mesures démontraient une moyenne de 0,00027 fibres (f)/ml (avec des valeurs respectives au 90e et 95e percentiles de 0,0007 et 0,0014 f/ml)2. Basés sur ces données, ces experts ont conclu, en accord avec le dernier rapport de l’Environmental Protection Agency sur la question8, que les matériaux contenant de l’amiante non détériorés et non agités étaient peu susceptibles d’entraîner une exposition supérieure à celles prévalant dans l’air extérieur. Dans le cadre d’un projet pilote en cours au Québec, les résultats préliminaires de 41 échantillons, pris dans des locaux scolaires présentant des matériaux contenant de l’amiante en mauvais état, montrent des concentrations généralement à la limite de détection de la méthode de dosage9. Ceci vient à nouveau confirmer que dans des conditions normales, les concentrations de fibres d’amiante dans les édifices publics contenant ce type de matériaux sont de l’ordre des teneurs retrouvées dans l’air ambiant extérieur.

Dans un contexte de contamination de l’air ambiant des édifices publics par les fibres d’amiante, les niveaux d’exposition sont donc relativement bas. Dans ces conditions, les seules pathologies susceptibles d’être reliées à l’amiante, et pouvant être préoccupantes pour les occupants, sont le cancer du poumon et le mésothéliome2. Certaines évidences démontrent que le risque de cancer du poumon et de mésothéliome suite à une exposition à l’amiante augmente avec la longueur des fibres. De plus, les mésothéliomes sont davantage associés à une exposition à des fibres minces2. Finalement, plusieurs études suggèrent que les amphiboles sont plus susceptibles de causer des mésothéliomes que le chrysotile10. Toutefois, ceci est fortement contesté11, et l’hypothèse d’un risque spécifique associé à un type de fibres n’est pas encore acceptée de tous. En ce qui concerne le cancer du poumon, aucune différence n’a été démontrée en relation avec le type de fibres2.

La preuve de la cancérogénicité de l’amiante a été clairement établie par l’étude des cas survenus chez des travailleurs fortement exposés2. Cependant, ces évidences n’existent actuellement pas pour des expositions plus faibles associées à la contamination de l’air ambiant, notamment dans les édifices publics. Le risque a donc dû être évalué à partir de modèles d’analyse basés sur les données colligées chez les travailleurs. Il demeure cependant hasardeux d’extrapoler des résultats recueillis sur des sujets fortement exposés par leur travail à des populations soumises à des concentrations beaucoup plus faibles, particulièrement, si comme c’est le cas pour les travailleurs de l’amiante, il existe des lacunes importantes au niveau de l’évaluation de l’exposition de travailleurs exposés il y a plusieurs années. De plus, l’élaboration de tels modèles implique que l’on fasse des postulats pour tenir compte, par exemple, du temps de latence, de l’effet de l’âge, ou encore de l’existence ou non d’un seuil. Les résultats obtenus doivent donc être interprétés en considérant un grand nombre d’incertitudes12.

Au début des années 1990, le HEI a revu l’ensemble des évaluations de risque sur l’amiante dans les édifices publics et commerciaux, puis appliqué les résultats obtenus directement à la contamination de bâtiments en prenant bien soin de spécifier qu’en raison des nombreuses incertitudes relativement aux données d’exposition et aux modèles utilisés, il était impossible de déterminer la précision des chiffres avancés. Ainsi, il a estimé, dans une optique du « pire scénario », qu’une exposition de six années entre l’âge de 5 et 11 ans (180 jrs/an, 5 hres/jr) survenant dans une école fortement contaminée (0,005 f/ml d’un mélange de fibres d’amphiboles et de chrysotile), engendrait un risque de mourir d’un cancer du poumon ou d’un mésothéliome d’environ 30 cas par million de personnes exposées (30 x 10-6). À cet effet, l’EPA juge qu’une exposition environnementale qui génère des excès de risques à vie de l’ordre de 1 par 10 000 (10-4) à 1 par 1 000 000 (10-6) doit, dans la mesure du possible, être sujette à des mesures pour protéger la santé publique13. Cependant, en vertu des données d’exposition colligées précédemment, une telle exposition pour les occupants est très improbable.

Travailleurs (entretien, maintenance et rénovation)

Dans le cadre de leur occupation professionnelle, les travailleurs d’entretien peuvent être occasionnellement en contact avec des matériaux contenant de l’amiante. Bien peu d’études ont été réalisées pour vérifier l’effet des activités d’entretien sur l’exposition des travailleurs dans des édifices publics2. Cependant, une étude réalisée aux États-Unis chez 120 concierges d’écoles publiques a montré une prévalence de 33 % de plaques pleurales documentées à la radiographie pulmonaire (un bon indice d’exposition à l’amiante) par rapport à 1,8 % chez 717 travailleurs d’une université de Boston sans exposition connue à l’amiante14.

Pour les travaux de maintenance, Corn a fait un relevé des données d’échantillonnage recueillies dans cinq bâtiments publics (4 édifices commerciaux et 1 hôpital). Les analyses ont été réalisées au moyen de la microscopie optique. Les mesures utilisées pour limiter l’exposition étaient des moyens simples tels que la vaporisation des tuiles de plafond avec de l’eau, l’utilisation d’un aspirateur de particules de haute efficacité et un travail soigné. Considérant le temps passé à effectuer ces travaux, l’exposition moyenne pondérée pour des travaux d’électricité-plomberie, de passage de câbles et de ventilation/air climatisé était respectivement de 0,015 f/ml, de 0,017 f/ml et de 0,02 f/ml. Les auteurs ont conclu qu’il est possible, lors de travaux impliquant des matériaux contenant de l’amiante dans les bâtiments publics, de limiter par des mesures simples l’exposition des travailleurs en deçà de la norme de 0,1 f/ml d’amiante de la U.S. Occupational Safety and Health Administration (OSHA) pour une journée de travail (8 hres/jr, 5 jrs/sem)15.

Sans mesures de protection adéquates, l’exposition des travailleurs peut évidemment être plus importante. À cet effet, Paik a démontré, lors d’une étude réalisée dans onze édifices où des travaux de rénovation ont été réalisés et dans trois autres où des flocages ont été enlevés, des expositions importantes chez les travailleurs. Mesurée au moyen de la microscopie optique, l’exposition moyenne des ouvriers du métal, des menuisiers et des électriciens était de 0,19 f/ml. Lors des travaux d’enlèvement, la concentration moyenne était de 16,4 f/ml lorsque des méthodes sèches étaient utilisées alors qu’elle diminuait à 0,5 f/ml suite à l’utilisation de méthodes humides16. Par ailleurs, Burdett a réalisé une étude dans deux édifices où des travaux d’enlèvement de flocages ont eu lieu. Dans un de ceux-ci, les concentrations de fibres de plus de 5 microns mesurées par microscopie électronique dans l’aire de travail étaient de 10 à 30 f/ml17.

Au Québec, il existe peu de données sur l’exposition des travailleurs impliqués dans des travaux d’entretien, de rénovation ou de contrôle et d’enlèvement d’amiante dans les édifices publics. Le « Règlement sur la qualité du milieu de travail » stipule que les travaux susceptibles d’émettre des poussières d’amiante doivent être réalisés en respectant les dispositions de la section 3.23 du Code de sécurité pour les travaux de construction18, qui prévoit les mesures à prendre pour protéger les travailleurs et la contamination de l’environnement. Cette disposition suppose toutefois que les personnes qui réalisent les travaux sont au courant qu’ils manipulent des matériaux contenant de l’amiante.

Les données récentes de maladies professionnelles indiquent que les travailleurs du secteur de la construction au Québec ont été significativement exposés à l’amiante. Ainsi, Bégin, après une revue des cas de mésothéliomes traités à la « Commission de la santé et de la sécurité du travail » (CSST) de 1967 à 1990, a constaté une augmentation plus importante des cas dans le secteur de la construction que dans ceux des mines et de la transformation. Lors des quatre dernières années de l’étude, 33 % des cas étaient survenus chez les travailleurs du bâtiment19.

Par ailleurs, un dépistage a été mis sur pied en 1995 au CLSC des Faubourgs à Montréal. Au printemps 1997, on avait identifié des signes radiologiques compatibles avec l’amiantose chez 20 des 972 (2,1 %) travailleurs soumis au dépistage20. À ce jour, 18 cas au moins ont été confirmés. De plus, 5 cas de mésothéliome seraient survenus chez cette population (Jacques Binet, CLSC des Faubourgs, comm. pers.). Les cas d’amiantose sont apparus chez des plombiers, des ferblantiers, des mécaniciens en protection des incendies et des calorifugeurs. Même si ce dépistage a été réalisé auprès de volontaires, et qu’en cela il peut être entaché d’un biais de sélection, il indique que les maladies reliées à l’exposition à l’amiante peuvent survenir chez les travailleurs de la construction. Or, si l’on considère que le développement de l’amiantose requiert une exposition notable, de l’ordre de 25 f/ml - année selon certains auteurs4, on constate que certains ouvriers du bâtiment ont été fortement exposés à l’amiante par le passé.

Ce fait a été récemment reconnu par les auteurs d’un mémoire de la CSST qui estimaient que « les travailleurs les plus exposés à des concentrations dangereuses de fibres d’amiante sont ceux du secteur de la démolition, de la rénovation et de l’entretien de bâtiments ou d’installations isolées à l’amiante », et qu’il y a lieu d’élaborer un projet de règlement spécifique à la gestion et au contrôle de l’amiante par les propriétaires de bâtiments 18. De plus, la CSST a mis sur pied un programme d’intervention intégré en collaboration avec ses partenaires en santé au travail auprès des travailleurs de certains corps de métiers de la construction en contact régulièrement avec des matériaux contenant de l’amiante. Une campagne de sensibilisation aux risques à la santé liés à l’exposition à l’amiante a débuté à partir de juin 1999 avec l’aide des syndicats auprès de ces travailleurs et les modalités du suivi de leur état de santé ont été déterminées par un comité d’experts en la matière.

Conclusion

L’examen de la littérature permet de conclure à un risque peu élevé pour les utilisateurs d’édifices publics (professeurs, élèves, personnel de bureau) où il y a présence de matériaux contenant de l’amiante. Cependant, pour les travailleurs effectuant des travaux impliquant de tels matériaux, des expositions importantes peuvent survenir si des mesures appropriées ne sont pas adoptées. Dans ces cas, il peut y avoir contamination importante de l’air ambiant, et un risque notable peut être présent. La prévention passe d’abord par l’identification des matériaux contenant de l’amiante et la mise en place de programmes de maintenance et d’entretien. Ceux-ci impliquent l’inspection périodique et l’entretien au besoin des matériaux, mais également l’application de mesures préventives adéquates, telles que prévues par le Code de sécurité pour les travaux de construction, pour protéger la santé des travailleurs et éviter la contamination de l’environnement.

Références

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