Comité sur l'immunisation du Québec

  • 6 septembre 2017

    Les infections invasives à pneumocoque (IIP) et les pneumonies d’origine communautaire (POC) non bactériémiques sont la cause d’une morbidité et d’une mortalité importante dans la population âgée de 65 ans et plus au Québec et entraînent des coûts substantiels pour les services de santé. Ces infections causées par le Streptococcus pneumoniae augmentent en incidence à partir de l’âge de 65 ans pour atteindre une incidence maximale chez les 85 ans et plus. Actuellement, une dose de vaccin pneumococcique polysaccharidique couvrant 23 sérotypes (VPP-23) est offerte à toutes les personnes âgées de 65 ans et plus. Ce vaccin a démontré son efficacité pour prévenir les IIP causées par les sérotypes vaccinaux, à l’exception du sérotype 3. Toutefois, la protection s’atténue avec...

  • 29 août 2017

    En juillet 2016, le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) a publié une mise à jour de ses recommandations sur la preuve d’immunité contre la varicelle. On y lit qu’une personne ne serait considérée protégée contre la varicelle que si elle avait reçu 2 doses du vaccin ou si elle avait eu la maladie avant la mise en place du programme de vaccination, c’est-à-dire avant 2006.

    L’application de ces nouveaux critères amènerait des changements de pratique importants au Québec. Ils semblent poursuivre un objectif qui va au-delà de celui visé au Québec. La varicelle circule encore et continuera de circuler, notamment dans les milieux scolaires.

    L’objectif visé par le Programme québécois de vaccination contre la varicelle est la réduction des hospitalisations de 95...

  • 22 août 2017

    À long terme, les individus ayant déjà eu des lésions ou subi un traitement pour une maladie reliée aux VPH sont à risque accru de faire une autre maladie reliée à ces virus. La vaccination contre les VPH pourrait réduire ce risque. Cependant, les études effectuées à ce sujet sont généralement d’une faible qualité méthodologique et leurs résultats sont contradictoires.

    Les études randomisées qui ont servi à l’homologation des vaccins contre les VPH et plusieurs analyses des données de suivi ont conclu qu’il n’y a pas d’évidence que le vaccin ait un effet sur l’issue d‘infections prévalentes ou de lésions (progression/élimination) déjà présentes au moment de la vaccination. Les données sur la vaccination contre les VPH des individus âgés de plus de 45 ans sont limitées. À notre...

  • 8 mars 2017

    Depuis novembre 2016, des cas d’oreillons ont été rapportés parmi les médecins résidents de la région de Québec (1 cas), de l’Estrie (5 cas) et du Saguenay–Lac-Saint-Jean (1 cas). À la suite de l’apparition de cas secondaires parmi des médecins résidents du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), les autorités du CHUS ont pris la décision d'administrer une 2e dose du vaccin contre les oreillons à un nombre restreint de résidents, soit une quarantaine de résidents. Cette décision avait pour but d'augmenter l'immunité dans cette cohorte née entre 1980 et 1996 qui n'a souvent reçu qu'une seule dose de vaccin contre les oreillons.

    La Direction de la santé publique du CIUSSS de l'Estrie-CHUS a donc demandé au Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) son...

  • 13 décembre 2016

    Pour répondre à une situation considérée comme urgente, le BCG a été réintroduit dans un des villages du Nunavik en 2012 à la suite d’une éclosion importante ainsi que dans un second village en août 2015. Le Directeur de la santé publique du Nunavik a demandé au Comité sur l’immunisation du Québec la production d’un avis sur la pertinence de réintroduire le BCG dans l’ensemble des villages du Nunavik. En voici les faits saillants.

    • Le BCG est utilisé principalement pour prévenir les formes sévères de la tuberculose chez les jeunes enfants, soit la méningite tuberculeuse et la tuberculose miliaire (disséminée), qui sont les plus à risque de développer ces formes de la maladie.
    • L’efficacité du BCG pour protéger contre la TB est évaluée à 50 % avec un intervalle de...
  • 20 octobre 2016

    L’objectif d’une telle politique est de réduire le fardeau de l’influenza transmis par les travailleurs non vaccinés aux patients et de prévenir les éclosions dans les milieux de soins. Les prémisses sous-jacentes à cette politique sont que ce fardeau est important et que la vaccination des travailleurs contre l’influenza ou le port du masque le réduira substantiellement. Il est difficile d’obtenir, sur une base volontaire, des couvertures vaccinales de plus de 70 % chez les travailleurs des hôpitaux de soins aigus, alors que les politiques de vaccination obligatoire ou de VoM permettent d’atteindre et même dépasser ce niveau de couverture vaccinale.

    Contrairement aux autres vaccins dont les composantes sont identiques d’année en année, le vaccin contre l’influenza est...

  • 12 octobre 2016

    Une campagne de vaccination de masse ciblant les personnes âgées entre 2 mois et 20 ans a été menée en 2014 dans la région sociosanitaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean en vue de contrôler une situation d’incidence élevée d’infections invasives à méningocoque causée par un clone virulent de sérogroupe B. Un vaccin méningococcique protéinique comportant quatre composantes a été utilisé (4CMenB).

    Cette campagne a été suivie d’une forte diminution de l’incidence des infections invasives dans la région. En date du 8 mars 2016, aucun échec vaccinal n’a été rapporté. Dans les autres régions du Québec, l’incidence des infections invasives de sérogroupe B est en régression, à l’exception de la région de Chaudière-Appalaches où des foyers d’activité sont encore présents.

    À la...

  • 23 septembre 2016

    Dans son avis de 2011 (Utilisation du vaccin à virus vivant atténué contre l’influenza (VVAI), Flumist® chez les enfants et les adolescents âgés de
    2-17 ans avec maladie chronique, avis Influenza-2011-044), le Comité sur l’immunisation du Québec recommandait l’utilisation préférentielle du vaccin vivant atténué contre l’influenza (VVAI) chez les enfants en bonne santé âgés de 2 à 17 ans. Cette recommandation a été élargie en 2012 pour inclure les enfants atteints de maladies chroniques sans immunosuppression.

    Au cours des dernières années, des études menées chez les enfants aux États-Unis ont montré que le VVAI n’avait pas une efficacité supérieure au vaccin inactivé contre l’influenza (VII) et que parfois son efficacité semblait même inférieure. Pour la saison 2015-16,...

  • 16 septembre 2016

    Le CIQ considère que la situation du territoire du CLSC de Lotbinière présente des caractéristiques épidémiologiques qui suggèrent que l’incidence des IIM-B chez les jeunes âgés de 0 à 4 ans y restera élevée. Le CIQ recommande donc la vaccination le plus tôt possible des personnes suivantes :

    Les enfants âgés de 2 mois et plus, nés au 1er octobre 2011 ou après, qui :

    1. résident dans le territoire du CLSC de Lotbinière de façon continuelle ou en garde partagée;
    2. résident à l’extérieur et se font garder régulièrement dans le territoire du CLSC de Lotbinière :
    • l’enfant fréquente un milieu de garde public (CPE) OU
    • l’enfant est gardé dans un milieu privé tel que dans une famille, une gardienne privée ou...
  • 16 juin 2016

    Depuis le 1er juin 2013, le vaccin hexavalent DCaT-Polio-Hib-VHB (Infanrix-hexa) est utilisé dans le cadre du Programme québécois d’immunisation des nourrissons. Les enfants nés depuis le 1er avril 2013 sont admissibles à recevoir ce vaccin à l’âge de 2, 4 et 18 mois. La compagnie Glaxo Smith Kline (GSK) est le seul manufacturier d’un vaccin hexavalent qui inclut la composante contre l’hépatite B. En novembre 2015, GSK a informé le MSSS des difficultés rencontrées dans le processus de production d’Infanrix-hexa et d’une pénurie attendue de ce vaccin au niveau international, incluant le Canada. Suite à cette information, le directeur national de santé publique a demandé un avis du Comité sur l’immunisation du Québec concernant la pertinence de maintenir un...

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