Mesures de prévention et de contrôle des infections à Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) au Québec - 2e édition - version intérimaire

Les infections nosocomiales sont des complications infectieuses bien reconnues survenant suite à la prestation de soins de santé. Le Staphylococcus aureus domine la liste des microorganismes responsables des infections nosocomiales. Au contact des antibiotiques, cette bactérie a acquis progressivement des résistances multiples aux antibiotiques, dont celle à la méthicilline et ce, sans perdre de sa virulence. Le Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) s'est disséminé progressivement dans la majorité des établissements de soins à l'échelle mondiale incluant le Québec, d'où la première parution en 2000 de lignes directrices pour différents établissements et types de soins sur les mesures de contrôle et prévention des infections à SARM au Québec. Depuis 2000, la situation épidémiologique globale au Québec ne s'est pas améliorée au sein de la majorité des établissements de soins et des cas d'infections à SARM acquis dans la communauté commencent à émerger.

La présente publication vise à mettre à jour nos connaissances et propose une approche multi-modale plus agressive que celle préconisée en 2000 pour le contrôle et la prévention des infections à SARM, basée sur les données de la littérature mais également sur l'expérience positive de plusieurs établissements québécois à contrôler la transmission du SARM et réduire les infections en adoptant l'approche proposée dans ce guide.

La présence de SARM est une réalité clinique dans la majorité des milieux de soins au Québec. La prévention et le contrôle de la transmission du SARM repose sur la collaboration de nombreux intervenants dans les établissements de soins et a des impacts débordant les barrières physiques de chaque établissement pris individuellement. Une approche concertée et plus agressive telle que recommandée dans ce guide sera déterminante dans les années à venir pour maîtriser la situation et prévenir l’apparition de S. aureus démontrant une sensibilité réduite à la vancomycine. Le défi réside dans l’application systématique et concomitante des divers volets de prévention et contrôle, car l’absence d’un volet peut annuler le bénéfice des autres mesures entreprises.

Les recommandations qui précèdent ont été élaborées à partir des informations disponibles dans la littérature au moment de la rédaction et l’expérience clinique de plusieurs équipes de prévention des infections québécoises. Elles seront ajustées en fonction de l’évolution des connaissances.

Comité: 

Sujet(s): 

Type de publication: 

ISBN (électronique): 

2-550-47397-3

ISBN (imprimé): 

2-550-47396-5

Notice Santécom: