La prévalence du cancer au Québec en 1998

Nous vivons dans une société où l’espérance de vie ne cesse de s’allonger et le nombre de personnes âgées augmente. Comme le cancer frappe surtout après l’âge de 60 ans, il faut s’attendre à une hausse constante des cas de cancer au Québec pour les années à venir. Par ailleurs, les efforts de dépistage précoce pour des types de cancer dont le nombre est important comme le cancer du sein, de la prostate et du côlon-rectum, associés à des traitements de plus en plus efficaces, font en sorte que les personnes atteintes de cancer vivent plus longtemps. Ainsi, la demande de services sociaux et de soins de santé associés au cancer risque de s’accroître à une vitesse accélérée. Dans ce contexte, la prévalence du cancer est un indicateur crucial pour la planification de ressources nécessaires à la lutte contre cette maladie.

Il est cependant important d’interpréter les résultats de la prévalence à leur juste mesure, selon la durée de suivi. La prévalence calculée sur une base de 5 ans est particulièrement pertinente puisqu’elle regroupe des personnes dont plusieurs sont en cours de traitement primaire, souffrent d’effets secondaires importants liés aux traitements et sont à haut risque de récidive. Le fardeau sur la société, en termes de soins requis pour ces personnes, est très grand.

La prévalence pourrait être très informative pour la planification des ressources quant à la population qui nécessite les traitements initiaux, celle qui peut être considéré guérie, celle en phase de guérison de la maladie et celle en phase de guérison continue. Le seul moyen direct de lutte contre l’augmentation de l’incidence et par conséquent de la prévalence est la prévention du cancer. Cette dernière implique une intensification de la lutte contre le tabagisme, une promotion de saines habitudes de vie, et l’utilisation maximale de mesures de dépistage reconnues efficaces. Un vaccin contre l’infection au virus du papillonne humain, agent causal du cancer du col utérin et associé à plusieurs autres sièges de cancer, pourrait aussi s’ajouter d’ici quelques années à l’éventail des moyens disponibles pour prévenir le cancer.

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2-550-43505-2

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