Preuve d’immunité contre la varicelle : recommandations du Comité sur l’immunisation du Québec

En juillet 2016, le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) a publié une mise à jour de ses recommandations sur la preuve d’immunité contre la varicelle. On y lit qu’une personne ne serait considérée protégée contre la varicelle que si elle avait reçu 2 doses du vaccin ou si elle avait eu la maladie avant la mise en place du programme de vaccination, c’est-à-dire avant 2006.

L’application de ces nouveaux critères amènerait des changements de pratique importants au Québec. Ils semblent poursuivre un objectif qui va au-delà de celui visé au Québec. La varicelle circule encore et continuera de circuler, notamment dans les milieux scolaires.

L’objectif visé par le Programme québécois de vaccination contre la varicelle est la réduction des hospitalisations de 95 %. Cet objectif est presque atteint avec le programme à une dose. De plus, une 2e dose a été ajoutée en 2016 chez les enfants âgés de 4 à 6 ans. 

Recommandations du CIQ

Critères de protection en préexposition

Le Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) recommande de maintenir les critères de protection actuels du Protocole d’immunisation du Québec (PIQ) en dehors d’un contexte d’exposition, à savoir :

  • les personnes ayant une histoire antérieure de varicelle à partir de l'âge de 1 an ou de zona, quel que soit l'âge;
  • les personnes ayant une sérologie démontrant la présence d'anticorps contre la varicelle;
  • les personnes ayant la preuve écrite qu'elles ont reçu le nombre requis de doses de vaccin contre la varicelle selon l'âge, même en présence d'une sérologie négative.

Critères de protection en postexposition

Le CIQ propose certains ajustements aux recommandations lorsqu’une exposition significative au virus de la varicelle (cas de varicelle ou de zona) est rapportée à un professionnel de la santé. Il est à noter que les cas de varicelle ou de zona ne devraient pas être recherchés de façon active et n’ont pas à être déclarés, car il ne s’agit pas d’une maladie à déclaration obligatoire (MADO). 

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