Prévention des décès et blessures liés à la motoneige

Motoneiges

Auteur :

Gilles Légaré, Institut national de santé publique du Québec

Soutien à la rédaction :

Amélie Ferland-Dufresne

Mise à jour (juin 2011) :

Guillaume Burigusa, Institut national de santé publique du Québec

Au Québec, la motoneige est une activité hivernale très populaire. En 2009, on comptait près de 174 000 motoneiges immatriculées et près de 800 000 Québécois les ont utilisées au moins une fois dans l’année. Une étude réalisée en 2006 pour le compte du ministère du Tourisme du Québec estimait à 238 000 personnes la clientèle récréotouristique faisant de la motoneige dont 14 % provenait de l’extérieur du Québec.

Malheureusement, avec une moyenne annuelle de 28 décès, la pratique de la motoneige est à l’origine du cinquième des décès liés aux activités sportives et récréatives, au Québec1.

Comme pour les accidents de la route, plusieurs mesures de prévention peuvent contribuer à diminuer le nombre de décès et de blessures liés à la pratique de cette activité. On peut penser, par exemple, au contrôle de la vitesse, à la réduction du nombre d’usagers de la motoneige conduisant avec les capacités affaiblies par l’alcool et à la diminution des comportements à risque, comme la conduite sur les chemins publics.

L’information et la sensibilisation de la population sur les problèmes de santé et les stratégies de prévention appropriées font partie du mandat de la santé publique. À ce titre, des activités d’information auprès des médias visant les amateurs de motoneiges et les acteurs qui en régissent la pratique sont tout à fait pertinentes.

Au Québec, depuis les dix dernières années, 28 motoneigistes meurent en moyenne chaque année. La conduite avec les capacités affaiblies par l’alcool, la vitesse excessive et la circulation non autorisée sur les chemins publics sont les trois causes principales de décès et de blessures en motoneige.

Une bonne partie des décès et des blessures observés chez les motoneigistes peuvent être évités grâce à certaines mesures préventives et à l’adoption de comportements sécuritaires :

  • le respect des limites de vitesse;
  • éviter de conduire avec les capacités affaiblies par l’alcool;
  • l’utilisation des sentiers balisés et des passages autorisés au moment de la traversée d’un chemin;
  • l’évitement des plans d’eau hors des sentiers balisés;
  • le port d’un casque certifié et de la visière;
  • le respect du nombre de passagers prévus par le fabricant de la motoneige;
  • la circulation en groupe plutôt qu’en solitaire;
  • la notification à un proche de nos déplacements en solitaire avec mention de l’itinéraire et de l’horaire;
  • une bonne familiarisation avec le fonctionnement de la motoneige;
  • le maintien d’une distance sécuritaire avec la motoneige qui nous précède;
  • la possession d’une trousse de premiers soins et du matériel de dépannage requis;
  • la prévision d’un moyen de communication lors d’un long déplacement.
Motoneiges immatriculées, décès et hospitalisations à la suite d’accidents
  Immatriculations Décèsa Hospitalisations
Année Nombre
(1)
Nombre
(2)
Taux par 100 000 motoneiges immatriculées Nombre
(3)
Taux par 100 000 motoneiges immatriculées
2000 148 498 24 16,2 325 218,9
2001 149 915 25 16,7 339 226,1
2002 145 843 31 21,3 304 208,4
2003 157 370 42 26,7 300 190,6
2004 161 440 29 18,0 310 192,0
2005 161 404 42 26,0 304 188,3
2006 154 603 19 12,3 263 170,1
2007 161 606 25 15,5 298 184,4
2008 168 431 25 14,8 334 198,3
2009 173 777 21 b 12,1 287 165,2
Moyenne annuelle 158 289 28 17,9 306 193,6
Évolution (%)c
00-04 vs 05-09
+7% -1% -19% -6% -12%b

Sources : (1) Société de l’assurance automobile du Québec, (2) Bureau du coroner du Québec, (3) ministère de la Santé et des Services sociaux, fichier MedEcho.
a Le nombre de décès et d’hospitalisations de ce tableau diffère de celui de l’Infocentre de santé publique pour deux raisons : la source du nombre de décès est le Bureau du coroner, ce qui amène une variation avec celui de l’ISQ et, depuis 2000, les décès sont codés avec la CIM-10 par l’ISQ, qui n’inclut plus d’un code spécifique pour la motoneige.
b Le nombre de décès est sous-estimé pour l’année 2009.
cPériodes de comparaison : de 2000 à 2004 par rapport à de 2005 à 2009,.

Immatriculations et motoneiges

  • En moyenne, 158 289 motoneiges sont immatriculées chaque année au Québec. Ce nombre tend à augmenter depuis 2004. Toutefois, le nombre d’adeptes de la motoneige ne devrait pas augmenter substantiellement au cours des prochaines années selon les prévisions du ministère du Tourisme du Québec.
  • On observe une augmentation de la puissance des motoneiges offertes sur le marché.

Décès liés à la motoneige

  • Depuis dix ans, au Québec, la moyenne de décès liés à la motoneige s’établit à 29 par année. Les années 2003 et 2005 ont été les plus meurtrières, avec chacune 42décès.
  • En comparant les cinq dernières années (2005 à 2009) aux cinq précédentes (2000 à 2004), on observe une diminution de 19 % du taux de décès par 100 000 motoneiges immatriculées bien que le nombre moyen d’immatriculation ait augmenté de 7 %.
  • Un décès sur cinq qui survient durant la pratique d’un loisir et d’un sport est attribuable à l’usage de la motoneige.
  • Le nombre annuel moyen de décès en motoneige est dix fois supérieur à celui en ski avec un nombre d’adeptes équivalent.
  • Durant la période de 2000 à 2004, le taux de décès par 100 000 motoneiges immatriculées était deux fois (2,0) plus élevé au Québec (19,8/100 000) qu’en Ontario (8,2/100 000).
  • Près d’une victime sur dix provenait de l’extérieur du Québec, le plus souvent des États-Unis.
  • Neuf victimes sur dix sont des hommes et il s’agit souvent du conducteur de la motoneige*.
  • Un peu plus de la moitié des victimes (51 %) étaient âgées de 20 à 39 ans.
  • Parmi les conducteurs décédés et testés pour l’alcoolémie, 59 % avaient une alcoolémie positive (>0 mg) et 45 % présentaient un taux supérieur à la limite légale de 8 mg par 100 ml de sang.
  • La proportion de conducteurs impliqués dans un accident mortel et dont l’alcoolémie dépassait la limite légale n’a pas varié au cours des 15 dernières années (1990-1994 à 2000-2004).
  • Une analyse multivariée effectuée sur 430 motoneigistes décédés a démontré que le conducteur de la motoneige impliquée avait plus de chance d’avoir de l’alcool dans le sang s’il: était un homme (3 fois plus), s’il était âgé entre 20 et 39 ans (2 fois plus), s’il circulait entre 20 h 00 et 4 h 00 (4 fois plus), et s’il circulait sur un chemin accessible aux véhicules routiers (2 fois plus). Ce risque tend à être supérieur chez les résidents hors-Québec.
  • La proportion de conducteurs de motoneige ayant une alcoolémie supérieure à 80 mg impliqués dans un accident mortel est supérieure à celle des motocyclistes et des véhicules routiers.
  • L’analyse des circonstances de décès des dossiers de coroner montre que, malheureusement, la motoneige est souvent utilisée comme moyen de transport pour se déplacer d’un débit d’alcool à un autre.

Hospitalisations liées à la motoneige

  • Depuis dix ans, on observe une moyenne annuelle de 306 hospitalisations au Québec, attribuées à la pratique de la motoneige. Les années 2001 et 2008 ont été celles pendant lesquelles sont survenues le plus d’hospitalisations, soit respectivement 339 et 334.
  • Le taux d’hospitalisation a diminué de 12 % entre 2000-2004 et 2005-2009.
  • Le nombre moyen de blessures par personne blessée s’élève à 3,2.
  • Les membres inférieurs constituent le principal site de blessures.
  • Les blessures les plus sérieuses se retrouvent à la tête ou au visage (22 %), à la colonne vertébrale (14 %) et au thorax (11 %).
  • Parmi les motoneigistes hospitalisés dans un établissement du réseau de traumatologique du Québec, 21 % de leurs blessures étaient qualifiés de sévères (ISS supérieur à 15).
  • La gravité des blessures n’a pas varié entre 2000 et 2005.
  • Enfin, on constate que 3 % des motoneigistes hospitalisés avaient une blessure médullaire et que 7 % auront une déficience avec des conséquences significatives.

* Les hommes représentent 60% des adeptes de la motoneige, ce qui tend à engendrer une surreprésentation des hommes parmi les décès. Toutefois, les données disponibles ne permettent pas de tenir compte de l’exposition (ex. : distances parcourues).

** Ces résultats proviennent de l’analyse de 430 dossiers de coroner.

Les informations relatives à cette section sont tirées d’une étude menée auprès de victimes de blessures à motoneige ainsi que des sources de données sur les décès et les hospitalisations. 2, 3, 4, 16, 17, 18

Lieu de survenue

  • La plupart des décès, soit 44 %, surviennent sur un sentier entretenu, 28 % sur un chemin accessible aux véhicules routiers, 18 % sur un cours d’eau et 10 % à un autre endroit.
  • Parmi l’ensemble des décès survenus sur un sentier d’un club de motoneige, 17 % se sont produits sur une traverse légale d’un chemin public. Dans la majorité des cas, le conducteur avait omis d’effectuer un arrêt obligatoire.
  • Les régions où surviennent le plus de décès à motoneige sont : le Saguenay-Lac-St-Jean (14 %), Chaudière-Appalaches (12 %), la Mauricie-Centre-du-Québec (10 %), l’Abitibi-Témiscamingue (10 %) et la Côte-Nord (9 %).

Moment de survenue

  • La fin de semaine est la période la plus meurtrière de la semaine. Ainsi, 40 % des décès surviennent entre le vendredi 20 h et le dimanche 4 h de la nuit.

Type d’activités en cause

  • La quasi-totalité des traumatismes ont lieu au cours d’activités de loisirs et non pendant des activités professionnelles.

Nature de l’événement à l’origine de l’« accident »

  • La collision à la suite d’une perte de contrôle du véhicule représente le type d’accident fatal le plus fréquent (68 %), suivi des noyades (15 %) et des dérapages (8 %).
  • Description des événements provoquant une blessure (ce qui exclut les noyades) :
    • collision avec un objet naturel fixe, sur ou près de la piste (45 %);
    • perte de contrôle, capotage (21 %);
    • collision avec une autre motoneige (9 %);
    • chute de la motoneige (7 %);
    • collision avec un autre véhicule (4 %);
    • autres (14 %)5.
  • La visibilité était bonne dans 84 % des accidents causant une blessure.
  • Les accidents avec blessures sont rarement associés à la condition mécanique de la motoneige.
  • Dans 90 % des accidents, les conducteurs sont expérimentés (moyenne de 14 années d’expérience).
  • Le conducteur n’était pas propriétaire de la motoneige dans 18 % des décès.

Trois grandes catégories de facteurs de risque sont à considérer dans cette problématique : les facteurs liés aux individus, à l’environnement et à la technologie.

Facteurs liés aux individus

  • Le sexe : les hommes sont plus à risque et subissent des blessures plus sévères.
  • L’âge : les victimes sont majoritairement âgées entre 20 et 39 ans.
  • La consommation d’alcool.
  • La conduite à une vitesse excessive (par rapport à la loi ou aux conditions des sentiers).
  • L’inexpérience du conducteur.

Facteurs liés à l’environnement

  • L’utilisation non autorisée des chemins publics ou forestiers pour circuler à motoneige.
  • La traverse de route en dehors des endroits prévus à cet effet.
  • La circulation sur les plans d’eau gelés en dehors des sentiers balisés.

Facteurs liés à la technologie

  • La puissance des motoneiges (augmentation de la cylindrée et de la vitesse maximale des engins).
  • Ce type de véhicule n’offre aucune protection pour les occupants en cas de collision ou de renversement.

Plusieurs mesures pourraient être accentuées afin de favoriser une pratique plus sécuritaire de la motoneige.

Mesures visant à promouvoir des comportements sécuritaires

  • Poursuivre les campagnes visant à accroître la sécurité en motoneige telles que celles réalisées par le ministère des Transports du Québec et la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec.
  • Poursuivre les efforts visant à inciter les motoneigistes à se limiter à l’utilisation des sentiers balisés (ex. : messages diffusés par la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec).
  • Appliquer la législation sur les véhicules hors route.
  • Augmenter la surveillance policière sur les sentiers en effectuant des contrôles sur des plages horaires ciblées telles en soirée ou en début de nuit le dimanche.
  • Mieux encadrer ou réglementer la location de motoneiges et former les guides accompagnant les sorties de groupes.
  • Promouvoir des normes de publicité qui évitent les comportements à risque.

Mesures environnementales

  • Restreindre les traverses de chemins publics ou en améliorer la sécurité.
  • Réduire la limite de vitesse permise.
  • Diminuer le nombre de point de vente d’alcool dans les sentiers et instaurer des mesures de type « formation Action-serveur » dans les relais de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec.
  • Améliorer le système d’évacuation des blessés.

Mesures technologiques

  • Limiter la croissance de la puissance des motoneiges.
  • Éviter la location de motoneiges trop puissantes.

La Loi sur les véhicules hors route, révisée en 2006, réglemente l’utilisation et la circulation des motoneiges sur les terres publiques et privées (voir le site des Publications du Québec pour les détails et les exceptions). Elle prévoit, entre autres, que6,7 :

  • Sur un chemin public (réseau routier), la circulation est interdite, sauf dans les cas d’exception prévus dans la Loi et autorisés par le ministère des Transports. Ces emprunts de route ne peuvent pas dépasser le kilomètre.
  • Les chemins publics ne peuvent être traversés qu’aux endroits autorisés et indiqués par une signalisation sauf dans les cas d’exception prévus dans la Loi.
  • L’âge minimal pour conduire une motoneige est de 16 ans. Un certificat d’aptitude est obligatoire pour les conducteurs âgés de 16 ou 17 ans. Ce certificat est délivré par la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec à la suite d’une formation.
  • Le conducteur doit avoir en sa possession le certificat d’immatriculation du véhicule, l’attestation d’assurance de responsabilité civile, un document attestant son âge et, le cas échéant, le certificat d’aptitudes ou une autorisation à conduire.
  • Le nombre de passagers sur la motoneige ne peut pas dépasser la capacité indiquée par le fabricant.
  • Le port d’un casque et de lunettes de sécurité, si le casque n’est pas muni d’une visière, est obligatoire.
  • La motoneige doit être munie de l’équipement de sécurité obligatoire (ex. : un phare blanc à l’avant, un feu de position rouge à l’arrière, un feu de freinage rouge à l’arrière, un rétroviseur solidement fixé au côté gauche du véhicule, un système d’échappement, un système de freinage, un cinémomètre). Note : le feu de freinage rouge, le rétroviseur et le cinémomètre sont obligatoires sur les véhicules construits après le 1er janvier 1998.
  • La limite de vitesse permise est de 70 km/h, sauf indication contraire.
  • Il est interdit de conduire avec les capacités affaiblies par l’alcool ou encore par les drogues.
  • La location à court terme d’une motoneige dont la puissance excède la normea règlementaire est passible d’une amende de 250 $ à 500 $.
  • Les infractions en matière de vitesse et amendes sont modulées en fonction du dépassement de la limite permise et varient de façons croissante selon l’excès de vitesse (par exemple, dans une portion de sentier limitée à 50 km/h, une vitesse de 80 km/h engendre une amende de 115$ et celle de 120 km/h de 445$.

Au Québec, jusqu’à maintenant, les maîtres d’œuvre en prévention dans le domaine de la motoneige ont été la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, le ministère des Transports du Québec et les différents corps policiers (Sûreté du Québec et polices municipales).

Plusieurs campagnes de prévention ont été réalisées, notamment sur l’utilisation des sentiers balisés, la diminution de la consommation d’alcool, la diminution du bruit, la prévention des noyades (hypothermie), la prévention des collisions avec les trains, l’encadrement des traverses de chemin, la standardisation de la signalisation dans les sentiers, la formation de patrouilleurs bénévoles par les différents clubs, l’achat de traîneaux d’évacuation, les tournées de prévention annuelles multipartites et les ateliers au cours de colloques8.

Réalisations passées en santé publique

Depuis la fin des années 1980, certaines directions de santé publique ont réalisé, dans le dossier de la motoneige, différentes études et actions visant notamment à influencer le projet de loi sur les véhicules hors route adopté en 1997. Voici des exemples de travaux effectués par celles-ci :

  • Réalisation d’études sur les véhicules hors route (VTT et motoneige) par rapport aux hospitalisations et aux urgences (1988)9.
  • Réalisation d’un mémoire de santé publique sur la politique concernant les véhicules hors route (1991)10.
  • Collaboration au document de référence Les traumatismes au Québec : comprendre pour prévenir11 (1991) qui aborde, entre autres, les blessures liées à la motoneige.
  • Collaboration aux enquêtes du coroner concernant la motoneige et les véhicules tout-terrain (1992)12.
  • Réaction au projet de loi sur les véhicules hors route (1996).
  • Participation aux activités du groupe de travail sur les véhicules hors route, issu du Comité provincial de prévention des traumatismes (1996-1997).
  • Réalisation d’une enquête québécoise auprès de centres hospitaliers quant aux victimes d’accidents de motoneige (1997)13.
  • Collaboration au document de Santé Canada Pour la sécurité des jeunes Canadiens (1997), chapitre portant sur les véhicules hors route (motoneige et VTT)14.
  • Réalisation d’un mémoire lors d’audiences publiques sur la révision de la Loi sur les véhicules hors routes tels la motoneige et les véhicules tout-terrain (VTT)15.
  • Une étude sur les circonstances des décès à VHR tirée des dossiers de coroner entre 1990 et 200416.
  • Réalisation d’une étude sur la gravité des traumatismes à véhicules hors route au Québec17,18.

Parmi les principales réalisations (dont certaines sont en cours actuellement), notons :

  • des activités de surveillance19,20;
  • la promotion et le renforcement des différentes mesures de contrôle prévues par les lois et les règlements pour les usagers du réseau routier et les conducteurs de véhicules hors route.

Enjeux et travaux en cours

Bien que plusieurs gains aient été réalisés dans les dernières années, il reste du travail à faire. Par exemple, il importe d’inscrire les traumatismes par véhicule hors route comme un des objets de travail des activités préventives à venir, de favoriser la mise en place d’activités préventives pour contrer les traumatismes causés par les véhicules hors route et de favoriser la mise en place d’un système efficace d’évacuation des blessés.

Pour atteindre ces objectifs à court et à moyen terme, la santé publique doit encourager une concertation des milieux policiers, des clubs locaux de motoneigistes, des municipalités, des MRC, des représentants régionaux du ministère des Transports, et ce, à l’échelle locale et régionale. La mise en place de tables sectorielles régionales constitue un lieu pertinent où l’on peut transmettre les messages de prévention ainsi que la mise en place d’actions susceptibles de diminuer les blessures à motoneige.

L’Institut national de santé publique du Québec travaille aussi à la réalisation et à la diffusion d’études épidémiologiques sur les causes et les circonstances des décès et des hospitalisations.

Par ailleurs, en 2010, l’Institut national de santé publique du Québec a déposé un mémoire à la Commission parlementaire sur les transports et l’environnement lors des consultations particulières et audiences publiques à l’égard du document intitulé « Rapport surs les véhicules hors route – Vers un développement durable de la pratique »21. Ce mémoire s'inscrivait dans la continuité de celui déposé par l'INSPQ en 2006, lors des consultations particulières et audiences publiques dans le cadre du Document d'orientation sur les véhicules hors route présenté par la ministre déléguée au transport15.

Deux actions concernant les motoneigistes sont prévues dans le Programme national de santé publique 2003-201222 :

  • Favoriser le contrôle de la vitesse et la réduction de la conduite avec facultés affaiblies incluant au volant d’un véhicule hors route.
  • Favoriser le port d'équipements de protection : la ceinture de sécurité et le casque pour les cyclistes et pour les passagers d'une motocyclette ou d'un véhicule hors route.
Organismes et ressources Quelques ressources proposées Coordonnées
Bureau du Coroner
  • Informations associées aux décès et aux mesures préventives
Site Web
Québec : 418 643-1845
Montréal : 514 873-3284
Courriel
Fédération des clubs de motoneigistes du Québec
  • Promotion de la motoneige et de la sécurité
Site Web
514 252-3076
Association des motoneigistes du Québec
  • Promotion de la motoneige et de la sécurité
Site Web
450-372-1753
Les Publications du Québec
  • Présentation de la Loi sur les véhicules hors route : LRQ, chapitre V-1.2, mis à jour le 1er juin 2006
Site Web
1 800 463-5150 (sans frais)
Courriel
Ministère des Transports du Québec
  • Information et promotion des mesures de sécurité en motoneige
Site Web
1 888 355-0511
  1. Tremblay, B. (2007). Portrait des traumatismes d’origine récréative et sportive au Québec - Édition 2007, Trois-Rivières, ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport – Direction de la promotion de la sécurité, 22 pages.
  2. Légaré, G. (1996). Étude sur les blessures attribuables à la motoneige. Direction de la santé publique du Bas-Saint-Laurent et Comité de prévention des traumatismes du réseau de santé publique du Québec.
  3. Légaré, G. (2004). Quelques statistiques sur les véhicules hors route au Québec et les causes de traumatismes associés. Unité Connaissance-surveillance, Institut national de santé publique du Québec.
  4. Ministère des Transports du Québec. www.mtq. gouv.qc.ca/fr/securite/vhr/motoneige.asp.
  5. Légaré, G. (2002). Traumatismes associés aux VHR au Québec : quelques données. Unité Connaissance- surveillance, Institut national de santé publique du Québec, p. 12.
  6. Québec, G. d. (2010). Loi sur les véhicules hors route. Québec, Editeur officiel du Québec. L.R.Q., chapitre V-1.2: 1-21.
  7. Québec, G. d. (2010). Règlement sur la motoneige. Québec, Editeur officiel du Québec. L.R.Q., chapitre V-1.2 r.1: 1-21., à jour au 1er juin 2006, [En ligne], www.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/accueil.fr.html
  8. Québec (2003). Programme national de santé publique 2003-2012. Québec, ministère de la Santé et des Services sociaux.
  9. Charest, S. et M. Hamel (1988). Rapport d'étude sur les traumatismes reliés aux véhicules tout-terrain à trois et quatre roues. DSC de Rimouski, 74 p.
  10. AHQ (1991). Vers une politique sur les véhicules hors route. Comité provincial de prévention des traumatismes de l'Association des hôpitaux du Québec. Montréal.
  11. Beaulne, G., Ed. (1991). Les traumatismes au Québec : comprendre pour prévenir. Québec, Les publications du Québec, 372 p.
  12. Charest, S. (1992). Enquête publique relative à la mort de neuf motoneigistes survenues durant les années 1990-1991 au Québec : recommandations pour diminuer la fréquence et la gravité des accidents reliés à la pratique de la motoneige. DSC de Rimouski, 20 p.
  13. Légaré, G. (1996). Étude québécoise sur les blessures attribuables à la motoneige. Direction de santé publique du Bas-Saint-Laurent et Comité de prévention des traumatismes du réseau de la santé publique du Québec, Rimouski, mars, 67 p.
  14. Santé Canada (1997). Pour la sécurité des jeunes canadiens. www.hc-sc.gc.ca/francais/recherche/a-z/e.html
  15. Bergeron P., Piquet-Gauthier B., Larocque R., Légaré G., Smagiassi A., & Girard S.-A. (2006). Mémoire déposé à la Commission parlementaire sur les transports et l'environnement lors des consultations particulières et audiences publiques dans le cadre du document d'orientation sur les véhicules hors route… présenté par la ministre déléguée au Transport. Institut national de santé publique du Québec, 48 p.
  16. Légaré, G., Gagné, M. (2007). Description de l’alcoolémie chez les victimes décédées à la suite d’un traumatisme de véhicules hors route au Québec, 1990-2004. XVIIe Conférence Canadienne Multidisciplinaire sur la Sécurité Routière, Montréal.
  17. Gagné, M., Légaré, G.(2008). Étude comparative de la gravité des blessures chez les utilisateurs de véhicules hors route et de motocyclettes au Québec. Institut national de santé publique du Québec, février, 49 p.
  18. Gagné, M., Légaré, G., (2007). Les décès à VHR surviennent-ils hors de la route ? Description des lieux de 727 accidents mortels au Québec. XVIIe Conférence Canadienne Multidisciplinaire sur la Sécurité Routière, Montréal.
  19. Légaré, G. (2002). Traumatismes associés aux VHR au Québec : quelques données. Unité Connaissance- surveillance, Institut national de santé publique du Québec, p. 12.
  20. Légaré, G. (2004). Quelques statistiques sur les véhicules hors route au Québec et les causes de traumatismes associés. Unité Connaissance-surveillance, Institut national de santé publique du Québec.
  21. Dionne M., Martin R., Légaré G., Brisson G., Deshaies P., Girard S.A. (2010). Mémoire déposé à la Commission parlementaire sur les transports et l’environnement lors des consultations particulières et audiences publiques à l’égard du document intitulé Rapport sur les véhicules hors route – Vers un développement durable de la pratique. Institut national de santé publique du Québec, 41 p.
  22. Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (2003). Programme national de santé publique 2003-2012. Québec, ministère de la Santé et des Services sociaux.
  23. Ministère des Transports du Québec. Sécurité à motoneige. Page consultée le 27-02-2008. www.mtq.gouv.qc.ca/portal/page/portal/grand_public/vehicules_hors_route/securite/motoneige
  24. Légaré, G. (2004). Quelques statistiques sur les véhicules hors route au Québec et les causes de traumatismes associés. Unité Connaissance-surveillance, Institut national de santé publique du Québec.