Évaluation de l’implantation de coopératives alimentaires en milieu rural

Le projet EffICAS (Effets de l’implantation d’une coopérative alimentaire sur l’alimentation et la santé) s’intéresse aux effets et au processus d’implantation de coopératives alimentaires au Québec dans des communautés isolées géographiquement avec des secteurs qualifiés de désert alimentaire. Plus précisément, l’étude évalue les effets de la coop sur l’alimentation et la santé des résidents ainsi que sur le bien-être et la vitalité des communautés. Ce rapport de recherche décrit le portrait initial des communautés à l’étude et documente le processus de mobilisation des acteurs entourant l’implantation de la coopérative alimentaire.

Portrait initial des répondants des trois communautés à l’étude en Côte-Nord :

  • Les répondants résident en moyenne à 16 kilomètres du commerce alimentaire le plus près. Toutefois, en réalité, ces derniers parcourent en moyenne 100 kilomètres aller-retour pour se rendre à leur détaillant principal afin d’y acheter leur épicerie.
  • Le quart des ménages répondants sont en situation d’insécurité alimentaire.
  • Près du quart des répondants consomment des fruits ou des légumes au moins cinq fois par jour. De plus, le tiers des répondants ont une alimentation de qualité élevée.
  • La moitié des répondants considèrent que leur santé générale est excellente ou très bonne.
Processus de mobilisation des acteurs de la communauté : besoins initiaux, facteurs facilitants et barrières à l’implantation d’une coopérative alimentaire
  • Les projets de COOP à l’étude sont élaborés afin de répondre aux besoins collectifs suivants : améliorer l’accès physique aux aliments, offrir des services de proximité à la communauté et contribuer à sa revitalisation.
  • Le processus d’implantation d’une COOP a été décrit comme complexe, long et coûteux, notamment pour les comités ayant peu d’expérience de base en gestion de projet, en entrepreneuriat ou en finances.
  • Pour faciliter l’implantation d’une COOP, les informateurs-clés ont indiqué l’importance d’une bonne mobilisation citoyenne, d’une vision partagée par tous les acteurs gravitant autour du projet, d’un porteur de projet ayant notamment des qualités de leadership, de l’implication et de l’expérience des membres du comité, ainsi que du soutien externe et financier.
  • Le financement et l’embauche d’un chargé de projet externe, expérimenté et attitré à chacun des projets de COOPs pourraient aider les comités dans le développement de leur projet, tout comme une subvention de démarrage pour financer les dépenses associées aux premières étapes du projet.

Ce portrait initial permet notamment de mieux comprendre l’environnement alimentaire local des communautés à l’étude, leurs besoins spécifiques, ainsi que les ressources humaines, financières et structurelles requises pour l’implantation d’une COOP. Ces données initiales pourront être comparées à celles qui seront colligées après l’ouverture des coopératives alimentaires afin de déterminer si l’implantation d’une coopérative alimentaire a eu des effets sur l’alimentation, la santé des répondants ainsi que sur la vitalité et le bien-être des communautés.

Évaluation de l’implantation  de coopératives alimentaires  en milieu rural

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ISBN (électronique): 

978-2-550-92877-5