Rapport d'activités 2005-2006 du Laboratoire de santé publique du Québec

Durant l'année 2005-2006, le LSPQ a assumé ses responsabilités dans toutes les fonctions essentielles d'un laboratoire de santé publique et en particulier dans celles qui relèvent des mandats qui lui sont dévolus au Québec. Le détail de ces mandats est donné au présent rapport d'activités.

L'année a été fort occupée au LSPQ, telles qu'en font foi les réalisations présentées dans ce rapport. Les activités reliées au diagnostic des maladies infectieuses et au volet référence à l'aide de techniques conventionnelles et moléculaires ont continué à se développer. En effet, l'identification bactérienne basée sur l'étude des gènes de l'ARNr 16S occupe une place de plus en plus importante au sein des procédures analytiques utilisées pour caractériser les différents microorganismes. Ces nouvelles technologies, tout en étant utiles pour le diagnostic, ont permis de faire reconnaître une nouvelle espèce bactérienne, le Streptococcus pseudoporcinus.

Des techniques de biologie moléculaire ont aussi été mises au point pour la détection des virus respiratoires, dont l'influenza aviaire, et testées sur les spécimens cliniques. Le laboratoire dispose donc d'une technologie rapide et efficace pour le diagnostic des infections respiratoires sévères dont l'influenza et le coronavirus associé au SRAS. De plus, les installations sécuritaires de NC3 permettent le développement de nouvelles technologies tout en assurant la sécurité du personnel.

En plus du volet laboratoire de référence, le LSPQ assume des responsabilités de labovigilance pour les infections ayant un impact important sur la santé publique. Trois programmes surveillent les maladies infectieuses évitables par la vaccination causées par Streptococcus pneumoniae, Haemophilus influenzae et Neisseria meningitidis. Le programme de surveillance du Neisseria gonorrhoeae a permis de démontrer une augmentation de la résistance à la ciprofloxacine, ces observations sont très importantes puisqu'elles influencent les protocoles de traitement des infections.

La surveillance des maladies entériques se poursuit. La surveillance des maladies respiratoires connaît un essor important en raison de la pandémie d'influenza appréhendée. Un nouveau portail Web a été développé afin de faciliter la gestion et la diffusion rapide des informations provenant du réseau de laboratoires sentinelles. Plusieurs membres du LSPQ ont contribué activement aux activités reliées à la préparation à la pandémie d'influenza.

Le personnel est toujours aux aguets et surveille activement les maladies infectieuses en émergence et les alertes au bioterrorisme.

L'importance des infections nosocomiales est maintenant bien reconnue au Québec et un plan ministériel a été déposé pour en assurer leur contrôle. Le LSPQ y participe activement, en partenariat avec la DRBEO et les hôpitaux et ce, tant pour le Clostridium difficile que pour d'autres microorganismes. Ainsi, plusieurs ressources ont été mobilisées pour supporter les activités en relation avec la surveillance des infections nosocomiales, dont celles du secteur Technologies de l'information pour le développement de portails Web permettant la saisie et l'analyse des données.

L'assurance de la qualité est maintenant bien établie dans le cadre de la prestation des services de santé. Dans ce contexte, le LSPQ traite les demandes de permis d'opération des laboratoires privés de biologie médicale et gère la conformité de ces derniers. Il offre des programmes de CEQ pour les analyses de laboratoire en biologie médicale. Deux programmes de CEQ sont particulièrement actifs : microbiologie et biochimie. Le LSPQ a aussi le mandat d'assurer la radioprotection au sein des cliniques privées. Il participe de plus au programme de contrôle de la qualité de la mammographie dans le cadre du PQDCS.

Le LSPQ est très fier de sa certification ISO 9001:2000, d'autant plus qu'il a été le premier laboratoire de santé publique en Amérique du Nord à être certifié. Il se prépare à obtenir sa certification ISO 15189:2003. Grâce à son expérience, il peut offrir son soutien au réseau hospitalier qui commence son long chemin vers l'agrément ISO 15189:2003.

Fort d'une longue tradition, le laboratoire continue à accueillir de nombreux professionnels pour des stages formels tels ceux en mycologie et en parasitologie et des stages personnalisés pour ceux qui expriment des besoins particuliers. De plus, le LSPQ participe aux activités de formation de l'INSPQ, des collèges et universités

Sous la direction du Docteur Jean Joly, de 2000 à 2005, le LSPQ a connu un essor remarquable : construction d'un nouveau laboratoire de niveau de confinement 3, certification ISO 9001:2000, renouvellement du parc d'équipements, innovation dans les services de biologie moléculaire et développement d'outils informatiques pour la surveillance des infections nosocomiales. Grâce à toutes ces réalisations, le LSPQ pourra continuer à offrir un service de référence pertinent de qualité, à réagir rapidement aux défis de santé publique qui s'annoncent et à développer des activités de recherche reliée à la santé publique.

Docteur Jean Philippe Weber a assuré la direction du LSPQ par intérim à temps partiel durant près d'un an et a su maintenir le cap. Le personnel du LSPQ lui en est très reconnaissant et le remercie sincèrement.

Quant à moi, je suis entrée en fonction en avril 2006 et espère relever, avec l'aide et le support de tout le personnel du LSPQ et de la direction de l'INSPQ, le grand défi d'assurer la pérennité du LSPQ en ces temps de changement en partenariat avec les collègues de l'INSPQ, le réseau hospitalier, le réseau de la santé publique, le MSSS et l'ASPC. L'histoire récente du SRAS a confirmé l'importance pour une société de disposer de laboratoires de santé publique dynamiques avec les ressources scientifiques, humaines, financières et matérielles appropriées pour faire face aux infections sévères, rares ou inattendues.

J'espère que la lecture de ce rapport vous permettra de mieux connaître le LSPQ et d'en apprécier sa contribution au système de santé québécois.

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Type de publication: 

ISBN (électronique): 

978-2-550-48961-0

ISBN (imprimé): 

978-2-550-48960-3

ISSN (électronique): 

1918-0187

ISSN (imprimé): 

1914-9638

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