Programme de surveillance de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) au Québec : cas cumulatifs 2002-2005

Le Programme de surveillance de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) au Québec a été mis en place le 18 avril 2002. Il était sous la responsabilité de la Direction générale de la santé publique du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS). En juillet 2006, cette tâche a été confiée à l’Institut national de santé publique du Québec.

Ce rapport est le premier produit par l’Institut. Il présente les données du programme de surveillance entre le 18 avril 2002 et le 31 décembre 2005. Les données qui ont servi à l’élaboration de ce rapport proviennent du Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ). C’est dans ce laboratoire que se font les tests de confirmation des résultats des spécimens qui s’avèrent positifs au dépistage du VIH de même que la collecte des renseignements épidémiologiques. Les tests de dépistage du VIH sont prescrits par des professionnels de la santé et la collecte des renseignements épidémiologiques se fait auprès de ceux-ci par des intervenantes en santé publique (ISP).

Le programme de surveillance dans son état actuel comporte des limites potentiellement liées au sous dépistage des personnes vivant avec le VIH, et à l’impossibilité de procéder à une collecte de données épidémiologiques chez certaines personnes, notamment les réfugiés et les immigrants en attente de statut. Du fait de ces limites, les données actuellement collectées ne représentent ni la prévalence (nombre total de personnes vivant avec le VIH à un moment donné) ni l’incidence (nombre total de personnes qui deviennent infectées au cours d’une période donnée) de l’infection par le VIH dans la province de Québec.

Malgré ses limites, le programme de surveillance a permis de dresser un portrait de l’infection par le VIH dans la province du Québec. En effet, les résultats du présent rapport suggèrent une augmentation des cas d’infection par le VIH chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HARSAH), une stabilisation de l’infection chez les utilisateurs de drogues par injection (UDI) qui sont testés dans un contexte clinique (chez les médecins), et une surreprésentation des femmes originaires des pays endémiques parmi les femmes vivant avec le VIH au Québec.

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Type de publication: 

ISBN (électronique): 

2-550-48464-9

ISBN (imprimé): 

2-550-48463-0

ISSN (électronique): 

1913-3405

ISSN (imprimé): 

1913-3391

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