Surveillance passive des entérocoques résistants à la vancomycine - Rapport 2000

En février 1999, le sous-comité de surveillance et des laboratoires de l’AMMIQ, issu du Groupe de travail sur les antimicrobiens (GRAM), recommandait à tous les laboratoires hospitaliers de participer, sur une base volontaire, à la surveillance épidémiologique des isolats d’entérocoques résistants à la vancomycine (ERV) et d’acheminer ces souches au Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ)/Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), accompagnées d’un questionnaire développé à cette fin.

Ainsi, les souches d’E. faecium ou d’E. faecalis présumées être résistantes à la vancomycine par les laboratoires des centres hospitaliers du Québec sont acheminées au LSPQ. Le LSPQ offre des services de confirmation de l’identification bactérienne, des analyses de sensibilité aux antibiotiques ainsi que le typage moléculaire par électrophorèse en champs pulsés.

Les données suivantes concernent les souches d’ERV reçues au LSPQ et prélevées pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2000.

Au cours de l’année 2000, le LSPQ a confirmé 137 souches comme étant des ERV. Cependant, pour fins d’analyse de ce rapport, une seule souche par patient et par pulsovar a été considérée. Ainsi, pour la période citée, 107 souches confirmées ERV ont été retrouvées chez 103 nouveaux cas. Un patient avait deux ERV de pulsovar différent au niveau rectal dont les prélèvements avaient été faits à trois jours d’intervalle. Un autre patient était colonisé par deux ERV de pulsovar différent et est demeuré porteur de ces deux types pendant toute l’année puisque les souches prélevées en janvier, octobre et décembre appartenaient toujours à un des deux pulsovars trouvés en janvier. Deux patients avaient deux ERV de pulsovar différent dans le même prélèvement. Vingt-deux autres patients ont eu 2 à 3 prélèvements positifs à un ERV identique. Ces prélèvements ont été effectués pour la plupart à l’intérieur d’une période d’un mois sauf pour deux patients (1 patient jusqu’à 2 mois, 1 patient jusqu’à 7 mois). Enfin un dernier patient avait trois prélèvements positifs à E. faecalis confirmé vanB à l’intérieur d’une période de 10 jours. De façon générale, les sites de prélèvement étaient connus pour 91 souches et se répartissaient comme suit : écouvillon rectal, fèces ou anus (85), urine (3), vagin (1), liquide divers (2).

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