SRAS-CoV-2 : Mesures de prévention, de contrôle et de gestion des éclosions en milieux de soins (excluant les milieux de soins de longue durée)

Lorsqu’un cas de COVID-19 est suspecté ou confirmé chez un TdeS ou un usager dans une installation ou sur une unité de soins, la rapidité d’intervention permet d’évaluer le potentiel de transmission, la gravité de la situation et d’instaurer les mesures requises afin de limiter l’ampleur de la transmission.

Ce document fournit les recommandations pour tous les milieux de soins, soit les hôpitaux (soins de courte durée), les cliniques médicales (incluant les GMF, cliniques externes, cliniques de dépistages COVID-19, etc.), les milieux de réadaptation et les milieux de santé mentale.

L’amélioration des connaissances, les changements dans l’épidémiologie et la progression de l’immunité des individus (suite à une infection ou à la vaccination) nous amènent à revoir constamment nos recommandations. Des mesures différentes sont dorénavant proposées pour la gestion des contacts lors d’un cas unique ou d’une éclosion dans les milieux de soins de longue durée (CHSLD). Certains autres milieux de vie comportent des unités de soins qui s’apparentent à des soins de longue durée (ex. : RPA, RI, RTF). Il convient alors pour ces unités d’appliquer les mêmes recommandations que pour les CHSLD et celles-ci se trouvent dans le document SRAS-CoV-2 : Mesures de prévention et contrôle des infections pour les centres d’hébergement et de soins de longue durée. Pour les autres secteurs de ces milieux, se référer aux recommandations pour la communauté.

Le présent document vise plus précisément à déterminer les différentes modalités concernant les dépistages et les mesures de PCI à mettre en place chez les TdeS et les usagers lors d’un contact avec un cas unique de COVID-19 ou lors d’une éclosion de COVID-19 dans tous les milieux de soins à l’exception des milieux de soins de longue durée. Pour connaître les mesures à appliquer dans ces milieux, consulter le document SRAS-CoV-2 : Mesures de prévention et contrôle des infections pour les centres d’hébergement et de soins de longue durée.

Les dépistages recommandés dans ce document ont pour but de rechercher la source du cas ou d’une éclosion et de déterminer s’il y a eu transmission dans le milieu de soins. Ce document doit être utilisé en complémentarité avec le document SRAS-CoV-2 : Gestion des travailleurs de la santé en milieux de soins afin de déterminer les mesures à mettre en place pour les TdeS ayant eu un bris dans le port de l’ÉPI.

Ce document doit se lire de façon complémentaire aux documents de l’INSPQ suivants :

Plusieurs directives ministérielles doivent également être consultées selon le milieu de soins (admissions, visiteurs, sorties, personnes proches aidantes, etc.) :

Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) reçoit les recommandations du Comité sur les infections nosocomiales du Québec (CINQ) pour la gestion des éclosions et en tient compte pour émettre les directives ministérielles. Les directives ministérielles ont toutefois préséance. Référer à : https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/directives-covid-19/.

La mise à jour de ce document est basée sur la littérature disponible concernant le variant Omicron et peut changer selon l’évolution des connaissances. Les recommandations sont fondées sur l’information disponible au moment où elles ont été élaborées.

  • Selon les données du programme de surveillance des variants au Québec (basé sur les données de criblage du LSPQ et de laboratoires sentinelles), l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) évalue que la prévalence du variant Omicron (B.1.1.529) au Québec était de 100 % en date du 16 janvier 2022 (INSPQ, 2022a).
  • Présentement, les données disponibles et limitées sur l’efficacité vaccinale contre le variant Omicron ne permettent plus de considérer une personne ayant reçu deux doses de vaccin à ARNm comme étant adéquatement protégée contre l’infection par ce variant.
  • Dans le contexte des connaissances actuelles, le CINQ recommande actuellement de considérer les personnes ayant reçu deux ou trois doses de vaccins ou ayant déjà fait la maladie depuis plus de 3 mois comme partiellement protégées face au variant Omicron et celles ayant fait la maladie depuis 3 mois et moins sont considérées protégées.
  • Le travailleur de la santé (TdeS) doit continuer de respecter toutes les mesures de prévention et contrôle des infections (PCI), ainsi que les directives ministérielles et consignes sanitaires, peu importe son statut vaccinal (distanciation physique, port de l’équipement de protection individuelle (ÉPI), hygiène des mains (HDM). L’usager doit porter le masque médical lorsqu’il se trouve à moins de deux mètres d’une autre personne même lorsqu’admis, hébergés ou inscrits.
  • Les recommandations formulées dans ce document sont des lignes directrices qui résument les actions à poser en présence d’un cas unique de COVID-19 (usager ou travailleur de la santé (TdeS)) et de ses contacts pour prévenir une éclosion ou en présence d’une éclosion dans les différents milieux de soins, à l’exception des milieux de soins de longue durée. Ces recommandations peuvent être adaptées en fonction de la situation et du type de milieu concerné.
  • L’enquête épidémiologique est primordiale pour déterminer les meilleures façons de faire en fonction des différentes situations rencontrées. Il peut en découler une variabilité dans les mesures à mettre en place. Une évaluation rigoureuse de la situation permet d’adapter les actions entreprises en fonction du contexte épidémiologique local.
SRAS-CoV-2 : Mesures de prévention, de contrôle et de gestion des éclosions en milieux de soins (excluant les milieux de soins de longue durée)

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