Rapport annuel de gestion 2001 - 2002

En réponse au bioterrorisme

Après les attaques terroristes du 11 septembre dernier à New York et à Washington, les lettres potentiellement contaminées avec des spores de Bacillus anthracis ont brutalement mis en lumière le grave problème de santé publique que constitue l'utilisation, par des terroristes, d'armes chimiques, biologiques, radioactives ou nucléaires. L'Institut a développé l'expertise en la matière et soutenu les régions en participant à la formation des intervenants et à l'élaboration de protocoles pour la gestion des colis suspects. Les services du Laboratoire de santé publique du Québec ont été largement sollicités pour l'analyse de 33 colis suspects et le support en expertise concernant les poudres et colis suspects. Au-delà de la réception et de l'analyse de ces échantillons, la menace bioterroriste a entraîné une remise en question de l'ensemble des procédures de sécurité au laboratoire. La bonne collaboration entre les différents corps policiers (Service de police de la Ville de Montréal et Sûreté du Québec), la Direction de la santé publique de Montréal-Centre et l'Institut a permis d'établir des liens étroits entre les différents intervenants et de réduire le niveau d'anxiété de la population.

L'exposition à l'amiante

C'est le 3 décembre 2001 qu'a eu lieu le symposium organisé par l'Institut sur l'exposition à l'amiante et son impact sur la santé dans le contexte d'une intention gouvernementale d'élargir l'utilisation de l'amiante chrysotile produite au Québec. L'information scientifique présentée lors de ce symposium provenait essentiellement de travaux de recherche réalisés au cours des dernières années au Québec et qui portaient à la fois sur des problèmes de santé résultant de l'exposition à l'amiante et sur des données concernant la présence de l'amiante dans l'environnement, particulièrement dans les écoles. Un rapport a été remis au ministère de la Santé et des Services sociaux sur l'impact de l'utilisation de l'amiante sur la santé au Québec. Il est proposé que des programmes structurés de surveillance des problèmes de santé reliés à l'amiante soient mis en place. Ce symposium a été l'occasion d'étendre le champ d'intervention de l'Institut à un autre type de clientèle et de partenaire, soit le secteur de l'industrie.

Le transfert éventuel du Centre anti-poison

L'Institut a entrepris, en janvier 2002, une réflexion qui devrait mener à transférer les activités du Centre anti-poison au CLSC-CHSLD Haute-Ville-Des-Rivières, à Québec. Ce transfert permettrait aux activités du Centre anti-poison de se dérouler dans un milieu plus compatible avec sa mission. Le Centre anti-poison offre principalement un service de réponse téléphonique spécialisé à l'intention de la population et des intervenants du milieu de la santé aux prises avec des intoxications aiguës. Il s'agit de services directs, du même type que ceux offerts par les CLSC dans le cadre d'Info-Santé. Les autorités concernées appuient ce transfert et les travaux se poursuivent dans ce sens; une modification à la Loi constitutive de l'Institut sera toutefois nécessaire.

Une contribution à saveur internationale

L'Institut a particulièrement été actif au niveau international. Sa création récente a suscité un intérêt croissant de la part d'organismes internationaux. Outre son implication dans trois centres collaborateurs de l'Organisation mondiale de la Santé et son soutien technique à l'Organisation panaméricaine de la santé dans le cadre de son initiative de santé publique dans les Amériques, l'Institut a participé activement à l'organisation de la 6e Conférence mondiale sur la prévention et le contrôle des traumatismes tenue à Montréal sous l'égide de l'Organisation mondiale de la Santé en mai 2002. Citons également la participation de l'Institut à la mise en place de l'Observatoire franco-québécois de la santé et de la solidarité, dans le cadre de l'entente bilatérale France-Québec, et à la coordination de la mission de coopération avec l'Algérie.

Sujet(s): 

Type de publication: 

ISBN (imprimé): 

2-550-39559-X

Notice Santécom: