Quand la météo rend malade

Les inondations constituent les désastres naturels les plus communs partout dans le monde, avec des conséquences majeures sur la santé.

De concert avec l’équipe sur les changements climatiques, le Bureau d’information et d’études en santé des populations (BIESP) publie trois rapports de surveillance qui font état de nouvelles méthodes statistiques pour analyser les liens entre les conditions environnementales ou météorologiques et les impacts sur la santé de la population. Ces rapports font partie d’un ensemble de sept publications dans le domaine de la surveillance des maladies chroniques, dont quatre sont à paraître prochainement. Ils visent les professionnels en surveillance, de même que les chercheurs en santé publique. Ils pourront aussi intéresser le monde municipal, tout comme les cliniciens.

Conséquences des inondations de la rivière Richelieu en 2011 sur la survenue d’événements cardiovasculaires : une approche méthodologique innovante

Les inondations constituent les désastres naturels les plus communs partout dans le monde, avec des conséquences majeures sur la santé. Ce document propose une approche de surveillance géomatique pour identifier les territoires inondés et les populations touchées, approche innovante qui pourra être réutilisée dans la surveillance des maladies vasculaires cérébrales ou d’autres maladies chroniques exacerbées par des sinistres similaires. Dans le cas de la rivière Richelieu en 2011, aucune différence significative n’a été trouvée entre le taux d’évènements cardiovasculaires dans les zones inondées lorsque comparé aux zones adjacentes, même si on notait une tendance à une augmentation. Ce résultat peut s’expliquer notamment par le manque de puissance statistique à détecter les différences, vu les populations relativement petites qui étaient affectées. https://www.inspq.qc.ca/publications/2364

Conditions météorologiques et délai de survenue d’événements d’insuffisance cardiaque chez les aînés au Québec, de 2001 à 2011

Le climat peut affecter la santé cardiovasculaire de diverses façons. Cette étude vise à évaluer le risque d’une hospitalisation ou de décès chez les personnes de 65 ans ou plus avec un diagnostic d’insuffisance cardiaque selon les différents paramètres météorologiques. Ainsi, une diminution de la température hebdomadaire moyenne de 10°C est associée à une augmentation du risque d’environ 7 % d’être hospitalisé ou de décéder pour cause principale d’insuffisance cardiaque. De plus, chaque augmentation de 1 kPa de la pression atmosphérique accroît le risque d’évènements d’insuffisance cardiaque d’environ 4,5 %, lorsque mesurée sur une période de 7 jours avant l’évènement. https://www.inspq.qc.ca/publications/2358

Contribution des espaces verts dans la prévention de maladies cardiovasculaires et du diabète

Cette étude évalue la contribution des espaces verts dans la prévalence des principales classes de maladies cardiovasculaires dans les régions métropolitaines de Montréal et de Québec, de 2006 à 2011. Les résultats suggèrent que les espaces verts avec des équipements sportifs contribuent à diminuer la prévalence des maladies vasculaires cérébrales et du diabète de l’ordre de 10 %, une fois les autres facteurs de risque pris en compte. Ces espaces peuvent donc avantageusement être utilisés dans une perspective de prévention et de surveillance de ces maladies parmi les plus fréquentes au Québec. https://www.inspq.qc.ca/publications/2364

Catégories: