Articles de avril 2019

L'équipe des services documentaires de l'INSPQ a récemment mis en ligne un répertoire de partage de ressources dédiées à l'aide à la recherche dans le cadre des services offerts par le Réseau Santécom et en partenariat avec la section Santé et services sociaux de l’Association pour l’avancement des sciences et des techniques de la documentation (ASTED 3S).

Ce répertoire comprend principalement des stratégies de recherche bibliographique, organisées par concepts, et dont l'objectif est de favoriser la réutilisation des requêtes sous-jacentes et leur enrichissement de façon ouverte et collaborative.

Ceux et celles qui ont déjà eu à élaborer des stratégies de recherche détaillées et à traduire celles-ci en requêtes selon les spécificités propres à différentes bases de données trouveront dans ce répertoire l'occasion de sauver beaucoup de temps et de rehausser la qualité de leurs recherches.

Le répertoire permet également aux bibliothèques québécoises de santé et services sociaux de mettre en commun leur matériel didactique et leurs procédures.

Nous vous invitons à le découvrir!

Lien vers le répertoire : http://extranet.santecom.qc.ca/wiki/!biblio3s/doku.php?id=accueil

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La grande majorité des enfants du Québec sont bien vaccinés. C’est ce qui ressort des enquêtes menées entre 2008 et 2016 en ce qui a trait à la couverture vaccinale à l’âge de 24 mois1. Moins de 2 % des enfants n’ont reçu aucun vaccin. Ces constats sont stables depuis au moins 10 ans.

En 2016, au moment de l’enquête la plus récente, 79 % des enfants avaient reçu les 12 doses de vaccins  recommandées de la naissance à 24 mois (couverture vaccinale complète), pour procurer une protection contre 13 maladies. Pour 11 % des enfants, seulement une ou deux doses de vaccin était manquante pour avoir une vaccination complète (figure 1)

 

Considérées séparément, les couvertures vaccinales pour chacun des vaccins sont élevées et sont demeurées stables de 2008 à 2016 :

  • Près de 90 % des enfants ont reçu les 4 doses recommandées du vaccin DCaT-Polio-Hib±HB2 (97 % ont reçu 3 doses);
  • 93 % ont reçu les 3 doses recommandées de vaccin contre le pneumocoque;
  • 95 % ont été vaccinés contre le méningocoque C;
  • 96 % ont reçu au moins 1 dose du vaccin rougeole-rubéole-oreillons et 90 % ont reçu les 2 doses recommandées;
  • 91 % ont été vaccinés contre la varicelle;
  • Et 83 % ont reçu les 2 doses de vaccins contre le rotavirus recommandées.  

Il faut bien comprendre qu’un enfant peut avoir reçu toutes les doses pour un vaccin, mais les avoir reçues partiellement pour les autres vaccins, ce qui explique que les couvertures vaccinales pour la série complète de vaccination sont différentes de celles pour chacun des vaccins.  

Au Québec, la couverture vaccinale des nourrissons est estimée par des enquêtes réalisées aux deux ans en utilisant une méthodologie rigoureuse pour valider l’information vaccinale. Le détail de ces études est disponible sur le site de l’Institut national de santé publique du Québec (https://www.inspq.qc.ca/publications/2341).

L’interprétation de ces données doit se faire en tenant compte que bien que la méthodologie soit rigoureuse, le taux de réponse aux enquêtes est d’environ 65 %, si bien qu’on ne connaît pas la proportion d’enfants complètement non vaccinés parmi ceux qui refusent de participer.

Une enquête de couverture vaccinale est présentement en cours et les résultats seront disponibles à l’automne 2019.

  1. La couverture vaccinale correspond à la proportion des enfants ciblés qui ont reçu les vaccins recommandés entre la naissance et l’âge de 24 mois.
  2. Vaccin qui protège contre la diphtérie, la coqueluche, la poliomyélite, l’Haemophilus Influenzae de type b et l’hépatite B. Le vaccin contre l’HB est offert aux nourrissons depuis juin 2013.

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La Charte québécoise pour une saine alimentation présente les principes clés énoncés par la Table québécoise pour une saine alimentation. Elle propose une vision commune afin d’agir collectivement, de façon concertée et cohérente pour simplifier l’alimentation, la promouvoir de façon positive et nous assurer qu’elle est au cœur des priorités des Québécois.

Pour l’INSPQ, cette charte s’inscrit dans la continuité de plusieurs travaux menés de longue date. Elle représente le fruit d’une collaboration avec de nombreux partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux orientés vers la création d’environnements favorables à la saine alimentation. L’INSPQ s’est joint à ces partenaires et est devenue signataire de la Charte, au terme d’un processus entériné pa Mme Nicole Damestoy, présidente-directrice générale de l’Institut.

Il est possible aux professionnels et organisations de signifier leur adhésion aux principes et aux valeurs de la Charte en la signant en ligne ici : https://tqsa.ca/charte

Vous pouvez également consultez toutes nos publications en alimentation et nutrition ici :https://www.inspq.qc.ca/publications/sujets/alimentation-et-nutrition

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Les activités récréatives aquatiques comportent de nombreux bienfaits pour la santé de la population. Dans un contexte de changements climatiques, la baignade s’avère une mesure de rafraîchissement accessible pour mieux s’adapter aux vagues de chaleur extrême. Elle représente également une activité physique populaire, contribuant à l’adoption et au maintien de saines habitudes de vie. Pour profiter pleinement de ses nombreux bienfaits, il est impératif que la population puisse pratiquer ces activités aquatiques de façon sécuritaire et de manière à minimiser les risques potentiels pour la santé.

L’INSPQ dresse le premier portrait de la situation des risques à la santé associés à la pratique d’activités récréatives aquatiques en milieux naturel et artificiel au Québec. Il aborde notamment la présence de contaminants microbiologiques et chimiques dans les eaux récréatives, ainsi que dans l’air intérieur des bassins couverts (par exemple, les piscines intérieures). De plus, l’INSPQ propose des recommandations pour la prévention de ces risques. Au moment où plusieurs municipalités et gestionnaires d'installations aquatiques se préparent pour la saison chaude, ces rapports apportent de précieux conseils.

Portrait des risques à la santé

En général, le nombre d’éclosions associées à la qualité des eaux récréatives rapportées au Québec est demeuré constant annuellement depuis le début des années 90. Pour certaines années, ce nombre d’éclosions est supérieur à celui associé à l’eau de consommation; il demeure néanmoins faible (64 éclosions sur une période de 12 ans). Ce nombre est fort probablement sous-estimé, ce qui signifie que les risques associés à la qualité des eaux récréatives sont vraisemblablement plus importants que ce qui est rapporté. Bien que les symptômes associés soient généralement bénins, certaines personnes peuvent être affectées plus sévèrement par les contaminants présents dans les aires récréatives aquatiques, soit les jeunes enfants, les personnes âgées ainsi que les personnes immunodéprimées.

Plages et autres milieux naturels

Dans les plages et autres milieux naturels, la dermatite du baigneur est le problème de santé le plus fréquemment rapporté. Elle est causée par des cercaires, de petites larves microscopiques. La contamination d’origine fécale demeure une préoccupation importante dans les sites naturels de la province (lacs, rivières, etc.), en raison notamment de la présence d’ouvrages de surverse (permettant aux eaux usées de s'écouler) et d’animaux sauvages.

Piscines et autres milieux artificiels

Dans les piscines, ce sont les contaminants d’origine chimique qui ont été le plus fréquemment associés à des éclosions au Québec. Volatils, les trichloramines peuvent se retrouver dans l’air des bassins intérieurs, surtout lorsque la ventilation est déficiente. Les pataugeoires et les jeux d’eau, parce qu’ils sont fréquentés par de jeunes enfants, peuvent présenter un risque accru de transmission de contaminants d’origine fécale. Dans les spas, les risques sont principalement liés à la présence des microorganismes Pseudomonas aeruginosa ainsi que Legionella spp. Le manque d’entretien et d’hygiène sont les causes les plus fréquemment rapportées lors des enquêtes sur les éclosions survenues au Québec.

Comment prévenir les risques à la santé?

Les stratégies de prévention des risques se regroupent dans divers domaines : conception et construction, opération et gestion, surveillance de la qualité de l’eau et de l’air intérieur, surveillance des éclosions, information et sensibilisation et exigences réglementaires. Agir sur ces divers domaines de manière intégrée est l’approche à privilégier afin de mieux prévenir les risques à la santé. La responsabilité pour la mise en œuvre de ces mesures est donc partagée entre divers acteurs, dont les professionnels du milieu de la construction, les exploitants et les opérateurs, les organismes gouvernementaux ainsi que les usagers eux-mêmes. L'INSPQ propose plusieurs pistes d'action dans le rapport sur ce sujet.

Nos deux rapports

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Chantal Blouin, conseillère scientifique spécialisée en agro-alimentaire et santé à l'INSPQ et membre de l'École supérieure d'études internationales de l'Université Laval, est inscrite sur la toute première liste des Femmes canadiennes leaders en santé mondiale. Elle a été nommée par la Société canadienne de santé internationale pour ses recherches sur le commerce et la santé.

Depuis les débuts des années 2000, ses travaux en matière de santé mondiale ont principalement porté sur l'impact du commerce et des accords commerciaux sur la santé des populations. Elle a été membre de la Lancet-University of Oslo Commission on Global Governance for health. Elle enseigne et poursuit des travaux sur la gouvernance mondiale et la santé, notamment en ce qui concerne l'impact des accords commerciaux sur la capacité des autorités publiques d'adopter des politiques favorables à la santé, en particulier pour la prévention des maladies chroniques.

Plus d'information sur la liste et sur les raisons pour lesquelles Mme Blouin a été sélectionnée sont disponibles ici : http://www.csih.org/sites/default/files/canadian_women_in_global_health_list_2018_1.pdf

 

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Un sinistre majeur, et ce, peu importe sa nature (tremblement de terre, inondation, tempête de verglas, accident de transport nucléaire ou attentat), peut amener un grand éventail d’impacts sur la santé et le bien-être des personnes ainsi que sur l’économie et l’environnement. Les effets immédiats sont généralement bien documentés par les autorités, notamment en ce qui concerne la santé physique et les aspects économiques.

Les impacts sur la santé mentale, cependant, peuvent être perçus comme plus difficiles à documenter. Le fait de subir un sinistre peut occasionner l’apparition de problèmes de santé mentale ou leur exacerbation. Lorsque les services d’urgence se sont retirés, il devient nécessaire d’évaluer les besoins en services de la population affectée et s’assurer de bien soutenir la communauté en offrant les services de santé mentale appropriés et en quantité suffisante. Cette surveillance des impacts sur la santé mentale de la population affectée devrait se continuer plusieurs années après un événement dans certaines situations.

Ainsi, une boîte à outils a été développée afin de rendre disponibles des instruments d'enquête populationnelle pour aider les intervenants à effectuer adéquatement la surveillance des impacts sur la santé mentale après un sinistre. Elle a été élaborée par des experts en santé mentale et en surveillance provenant de diverses institutions québécoises. Elle s’adresse principalement aux professionnels de santé publique ainsi qu’aux épidémiologistes, aux chercheurs et aux autres intervenants qui voudraient documenter les impacts sur la santé mentale post-sinistre avec des outils standardisés, évalués et disponibles gratuitement.

La boîte à outils n’a pas pu couvrir tous les impacts en lien avec la santé mentale. Ce sont principalement les problèmes de santé mentale qui ont été documentés, avec certains aspects du bien-être et de la santé mentale positive. De plus, des outils en lien avec d’autres indicateurs d’intérêt en surveillance post-sinistre y sont présentés. Ainsi, on retrouve dans la boite, des outils pour la mesure des impacts pour les thèmes suivants :

  • Symptômes d’anxiété;
  • Symptômes dépressifs;
  • Symptômes de stress post-traumatique;
  • Détresse psychologique;
  • Impact immédiat du trauma (réactions péritraumatiques);
  • Bien-être;
  • Fonctionnement et incapacité;
  • Qualité de vie;
  • Soutien social;
  • Consommation d’alcool;
  • Consommation de drogues;
  • Consommation de médicaments;
  • Utilisation de services en santé mentale.

Consultez l'outil ici : https://www.inspq.qc.ca/publications/2523

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