Poids corporel de la population adulte québécoise : mise à jour 2005 : exploitation des données de l'ESCC 3.1

Ce rapport statistique se veut une première étape dans la mise à jour des données sur le poids corporel autodéclaré des adultes québécois. Les données les plus récentes proviennent de l'Enquête sur la santé des collectivités canadiennes (ESCC) cycle 3.1 de 2005 et sont présentées, sous forme de tableaux, selon certaines variables démographiques et socioéconomiques telles que le sexe, l'âge, la scolarité et le revenu. La situation relative au poids corporel des adultes dans les régions est également décrite et mise en perspective par des comparaisons avec le reste du Québec. Finalement, les données permettent de situer le Québec par rapport aux autres provinces et territoires du Canada. Les méthodes statistiques utilisées pour ce rapport respectent celles préconisées pour les indicateurs du «nbsp;Plan commun de surveillancenbsp;».

Les estimations de l'ESCC 2.1 de 2003 sur le poids corporel sont exposées en parallèle aux estimations de 2005, afin d'apprécier s'il y a lieu, les différences entre les deux enquêtes.

La prochaine étape de la mise à jour sera de présenter les données de l'ESCC 4.1 de 2007, qui devraient être disponibles à l'automne 2008, puis de les comparer aux enquêtes antérieures.

Les prévalences de l’insuffisance pondérale, de l’embonpoint et de l’obésité sont restées stables entre 2003 et 2005 pour l’ensemble des adultes québécois. Toutefois, en 2005, on observe chez les hommes une augmentation significative du taux d’obésité créant maintenant un écart avec les femmes (p < ,01).

L’excès de poids touche davantage les gens plus âgés, alors que l’insuffisance de poids affecte les plus jeunes. On ne constate aucune différence pour chacun des groupes d’âge dans chaque catégorie de poids entre les deux enquêtes. L’analyse des données du poids corporel selon la scolarité et le revenu révèle une variation significative entre 2003 et 2005, soit l’augmentation des personnes souffrant d’excès de poids (E + O) chez les plus scolarisées.

Au chapitre des régions, seule la région de l’Estrie affiche une variation significative entre 2003 et 2005 avec une hausse de la prévalence de l’obésité de 40 %.

Au niveau canadien, le Québec fait bonne figure en 2005 pour ses taux d’embonpoint et d’obésité inférieurs à la moyenne nationale alors qu’il se situe au deuxième rang après la Colombie-Britannique. À l’opposé, l’insuffisance de poids chez les adultes québécois est significativement plus élevée au Québec qu’ailleurs au Canada, arrivant deuxième après la Colombie-Britannique.

Il faut interpréter les résultats ci-dessus avec prudence étant donné qu’ils sont fondés sur des valeurs de taille et de poids autodéclarées et non mesurées. La prévalence réelle de l’obésité notamment est sous-estimée lorsqu’on a seulement la déclaration du répondant. On pourrait même tirer des conclusions erronées dans certains cas. Par exemple, si on regarde les prévalences autodéclarées de l’obésité selon le sexe en 2005, on constate que les hommes sont plus touchés que les femmes par l’obésité. Or, selon l’ESCC 2004, dans laquelle on a pesé et mesuré les répondants, on n’obtient pas cette différence. La tendance est même inversée alors que le taux d’obésité est estimé à 22,7 % pour les femmes québécoises comparativement à 20,9 % pour les hommes (la différence n’est toutefois pas statistiquement significative).

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978-2-550-52182-2

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