COVID 19 : recommandations du masque de qualité en milieux de travail, hors milieux de soins

Contexte

Le risque de transmission de la COVID-19 par des personnes symptomatiques, présymptomatiques ou asymptomatiques existe, que ce soit entre collègues ou lors de contacts avec la clientèle. Des mesures adaptées au milieu de travail doivent être mises en place en s’appuyant sur la hiérarchie des mesures de contrôle. La Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST) prévoit que des équipements de protection individuelle (ÉPI) doivent être mis à la disposition des travailleurs lorsque requis. Le port d’ÉPI n’est toutefois pas la première ni l’unique mesure à mettre en place. Cette mesure est complémentaire aux autres moyens de contrôle, lorsqu’ils sont applicables.

Depuis l’adoption du décret sur le port du couvre-visage dans les lieux publics fermés ou semi-fermés (Décret 810-2020 - Québec.ca), des questions ont été posées au sujet de la pertinence de la recommandation du port du masque médical et de la place du couvre-visage dans les milieux de travail, hors des milieux de soins.

Le terme « masque de qualité » s’applique aux :

  • Masques médicaux (de procédure ou chirurgical) ou non médicaux attestés ASTM F2100 (le niveau 1 est suffisant) et EN14683 type IIR.
  • Masques non médicaux attestés BNQ 1922-900.

Par souci de simplicité, le terme « masque de qualité » sera utilisé tout au long de ce document sauf pour ce qui est de citations extraites d’études, par respect pour les auteurs. Ce document est destiné aux intervenants des équipes de santé au travail et des équipes d’enquêtes des Directions régionales de santé publique.

À retenir

Dans les milieux de travail, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) maintient la recommandation du port du masque de qualité comme mesure préventive, minimalement lorsque la distanciation physique de deux mètres ne peut être respectée entre les travailleurs ou avec la clientèle, en absence de barrière physique. Dans le contexte actuel de l’émergence des variants préoccupants, plus contagieux, le port du masque de qualité est recommandé en tout temps afin de réduire le risque d’avoir des contacts rapprochés sans masque. Cette mesure est complémentaire à l’application des autres mesures de protection. Pour plus d’information vous pouvez consulter COVID-19 : Recommandations sur le port du masque médical en continu dans les milieux de travail en contexte d’apparition de variants sous surveillance rehaussée.

Méthodologie

L’objectif de ce document est d’expliquer les raisons qui soutiennent le choix du Groupe de travail santé au travail COVID-19 (GT SAT COVID-19) de recommander un masque de qualité pour les travailleurs du Québec (hors milieu de soins), lorsque le port d’un masque est indiqué.

Les arguments évoqués sont issus de la délibération d’un groupe d’experts composés de trois hygiénistes du travail du Réseau de santé publique en santé au travail (RSPSAT) et de deux médecins de l’unité scientifique de santé au travail de l’INSPQ. L’argumentaire est principalement basé sur une revue systématique avec méta-analyse portant sur l’efficacité des méthodes barrière pour réduire la transmission du SRAS-CoV-2 (Guay et coll., 2020), sur des publications antérieures du GT SAT COVID-19 et une publication de l’INSPQ portant sur le couvre-visage (CMP, 2020). Une revue sommaire de la littérature grise portant sur les normes concernant les masques médicaux et le processus d’approbation des instruments médicaux au Canada a été réalisée.

Modes de transmission de la COVID-19

Les données scientifiques et épidémiologiques actuelles indiquent que la transmission du SRAS-CoV-2 se fait principalement lors de contacts rapprochés entre les personnes, à moins de 2 mètres de distance, et prolongés durant plus de 15 minutes (Transmission du SRAS-CoV-2 : constats et proposition de terminologie). Les personnes infectées symptomatiques, asymptomatiques et celles en phase présymptomatique peuvent transmettre le SRAS-CoV-2. Il n’est actuellement pas possible de déterminer la proportion des cas attribuables à la transmission des personnes asymptomatiques ou des personnes présymptomatiques. Les personnes présymptomatiques peuvent être contagieuses et pourraient être responsables d’un nombre non négligeable de transmissions secondaires.

Éléments de comparaison entre le masque médical et le couvre-visage

Masque médical

  • Le masque médical (de procédure ou chirurgical) est une barrière servant à empêcher les gouttelettes d’une source infectée de contaminer la peau et les muqueuses du nez et de la bouche de l’utilisateur. Il peut aussi emprisonner les gouttelettes expulsées par l’utilisateur (Santé Canada).
  • Comme le masque médical protège dans une certaine mesure le porteur, il est considéré comme un équipement de protection individuelle (ÉPI). (CCHST, CDC et INRS)1.
  • Il n’est toutefois pas un appareil de protection respiratoire (APR) en raison notamment de ses limites quant à sa conception.
  • Le masque médical est l’ÉPI recommandé dans les milieux de soins, pour la protection contre la COVID‑19 en l’absence d’interventions médicales générant des aérosols (CINQ, 2020).
  • Il existe des données sur le rôle du masque médical dans la prévention des infections virales et bactériennes, dont l’infection par des virus présentant des caractéristiques similaires au virus responsable de la COVID-19 (p. ex. virus de l’influenza).
  • Une revue systématique de la littérature incluant une méta analyse (Guay et al., 2020) présente les constats suivants :
    • « La qualité de la preuve a été jugée élevée concernant l’efficacité offerte par le masque chirurgical (ampleur d’effet modérée) en contexte domiciliaire dans la prévention de l’infection virale respiratoire. » (p. 23);
    • (…) les résultats suggèrent que le masque chirurgical n’est pas inférieur au N95 pour prévenir l’acquisition de l’influenza confirmée en laboratoire (qualité de la preuve élevée). » (p. 5);
    • « (…), cinq études épidémiologiques recensées de qualité modérée (quatre études) à élevée (une étude) ont montré une efficacité du masque chirurgical porté uniquement par les personnes saines, comme protection individuelle contre les infections respiratoires à influenza et SRAS-CoV. Une qualité de la preuve faible limite toutefois la confiance accordée à ces résultats. » (p. 38);
    • Les auteurs mentionnent toutefois qu’aucune étude portant sur les milieux de travail hors du contexte hospitalier ou de soins n’a été répertoriée et que peu d’études scientifiques ont porté sur le rôle du masque médical dans la prévention spécifique de la COVID-19, étant donné la récence de l’infection. (Guay et al., 2020);
    • Le masque médical aurait également la fonction de protéger l’environnement contre les aérosols émis par celui qui le porte.
  • Le masque médical peut donc offrir un double avantage s’il est porté par tous, dans les situations de contacts étroits : 1) contribuer à protéger la santé des travailleurs et 2) diminuer le risque de contaminer l’environnement de travail et les personnes à proximité.

Couvre-visage

  • Le vocable « couvre-visage » est utilisé ici pour englober une large classe de masques barrière grand public, généralement en matériau textile de confection industrielle ou artisanale, excluant les bandanas, foulards et cache-cou. Il s’agit d’une classe hétérogène de masques par leur forme, composition, matériau et nombre de couches2. Ce type de masque ne répond pas à des exigences de conformité à des normes reconnues pour les masques médicaux et n’a pas d’attestation du Bureau de normalisation du Québec. On ne peut statuer sur sa capacité d’agir comme une barrière empêchant les particules d’une source infectée de contaminer l’utilisateur ni sur sa capacité à emprisonner certaines particules expulsées par l’utilisateur. Il n’est pas considéré comme un équipement de protection individuelle (ÉPI). Il est généralement réutilisable (lavable) (voir annexe).
  • Le couvre-visage est un dispositif qui, lorsqu’il est bien utilisé, pourrait théoriquement réduire la propagation à la source d’un agent viral. Étant donné la variété des couvre-visages existants, il est impossible de documenter l’effet protecteur de chaque spécimen de cet ensemble hétérogène. Une étude allemande (Maurer et al., 2020) a évalué l’efficacité de filtration de 16 couvre-visages de marques différentes pour des particules de 2,8 µm. Les auteurs rapportent la grande variabilité de l’efficacité de filtration d’une solution saline radiomarquée, qui allait de 34,9 % à 88,7 %, comparativement à une efficacité de 99,8 % pour un masque médical.
  • Les études scientifiques comparatives n’ont pu démontrer que le couvre-visage protège la personne qui le porte. La revue de littérature incluant une méta analyse conclut qu’en milieu de soins, les données scientifiques actuelles suggèrent l’infériorité du couvre-visage comparativement au masque médical comme protection individuelle (qualité de la preuve modérée) (Guay et al., 2020). Toujours en milieu de soins, les auteurs rapportent qu’il y a une insuffisance de preuve pour conclure à l’efficacité de porter un couvre-visage, comparativement au fait de ne pas le porter.
  • Bien que des indications de conception aient été données par des organisations compétentes (MSSS, gouvernement du Canada), aucun encadrement règlementaire ou normatif n’est en vigueur actuellement au Canada3. Notons cependant que le Québec fait exception en s’étant doté d’une attestation pour les masques non médicaux destinés aux milieux de travail (BNQ 1922-900).
  • Étant donné l’absence de preuve concernant sa capacité à protéger le porteur, le couvre-visage n’est pas considéré comme un ÉPI.
  • La résistance respiratoire de certains couvre-visage a également été mesurée et une corrélation avec l’efficacité de filtration était observée (Maurer et al., 2020). Lorsque la capacité de filtration augmente, la résistance à l’air augmente, ce qui rend la respiration plus difficile. Les masques médicaux doivent quant à eux répondre à une norme concernant la respirabilité (pression différentielle), ce qui facilite le port prolongé.
  • L’efficacité de filtration diminue généralement progressivement à la suite des lavages répétés.

Impacts pour les entreprises lors de la gestion des contacts en milieu de travail

Les enquêtes de cas de COVID-19, ainsi que l’évaluation du risque de leurs contacts, sont effectuées par les directions régionales de santé publique (équipes de maladies infectieuses ou de santé au travail). Les documents suivants servent de guide à cette pratique :

Le port du masque de qualité peut limiter les impacts négatifs (exemple : isolement de nombreux travailleurs) pour les milieux de travail.

Critères pour un masque de qualité

  • Un masque médical est un instrument médical de classe I règlementé par Santé Canada. Les fabricants, les distributeurs et les importateurs d’instruments médicaux de Classe I doivent respecter les exigences de Santé Canada et obtenir une Licence d’établissement d’instrument médical (LEIM).
    • Les instruments médicaux de classe I ne requièrent pas d’homologation par Santé Canada. Il n’y a donc pas de liste de tous les masques médicaux répondant aux critères de Santé Canada, contrairement aux instruments médicaux de classes II à IV qui doivent être homologués individuellement;
    • Il existe plusieurs normes de qualité qui s’appliquent aux masques médicaux. Les plus utilisées sont la norme de l’American Society of Testing and Materials (ASTM) F2100 aux États-Unis et au Canada et la norme européenne EN 14683;
    • Les deux normes mentionnées décrivent trois niveaux de performance basés sur différents critères. Parmi ceux–ci, trois sont communs aux deux normes soit l’efficacité de filtration bactérienne (Bacterial Filtration Efficiency - BFE) à 3 microns, la pression différentielle (respirabilité du masque) et la résistance aux fluides. Notons toutefois que la norme ASTM présente une différence, soit le critère de filtration de particules de taille de 0,1 micron (Particulate Filtration Efficiency - PFE) qui est absent dans la norme EN 14683. Pour plus d’information sur ces normes, consulter https://achatsetventes.gc.ca/specifications-pour-les-produits-COVID-19#200.
  • Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, il est préférablement recommandé d’utiliser des masques médicaux répondant à la norme ASTM F2100 (le niveau 1 est suffisant) étant donné la présence du critère de filtration des particules (PFE). Toutefois, l’utilisation de masques répondant à la norme EN 14683 de type IIR4 pourrait représenter une alternative acceptable5.
  • Les masques non médicaux pour lesquels la conformité aux critères de performance de la norme ASTM F2100 (le niveau 1 est suffisant) ou de la norme EN 14683 de type IIR est démontrée sont également considérés comme des masques de qualité.
  • Les masques attestés selon la norme BNQ 1922-900 (masques destinés aux milieux de travail) sont aussi considérés comme faisant partie des masques de qualité.

Guide pratique pour l’identification de masques de qualité

Les éléments suivants, lorsque présents sur l’étiquetage ou sur le site Internet du distributeur des masques, sont des indicateurs d’un instrument de qualité :

  • Pour les masques avec la mention Masque médical (chirurgical ou de procédure) :
    • Le nom et l’adresse du fabricant et du distributeur;
    • Le numéro de la licence d’établissement pour les instruments médicaux (LEIM) attribué par Santé Canada. Si le numéro de licence n’est pas indiqué, il est possible de faire une recherche à l’adresse suivante : https://produits-sante.canada.ca/mdel-leim/index-fra.jsp afin de vérifier que l’entreprise possède une LEIM;
    • La mention de conformité à la norme ASTM F2100 (le niveau 1 est suffisant) ou à la norme EN 14683 de type IIR.
  • Pour les masques avec la mention non médicale ou autre type :
    • Une vérification est recommandée en plus de celles mentionnées pour les masques médicaux : consulter la fiche technique généralement disponible sur le site Web du distributeur/fabricant ou directement auprès de celui-ci pour vérifier si le modèle répond aux cinq critères de la norme ASTM F2100 niveau 1 (ou EN 14683 de type IIR).
  • Masques attestés selon la norme BNQ 1922-900 (masques destinés aux milieux de travail)6.

Pour toutes autres situations7, une évaluation au cas par cas pourrait être réalisée en tenant compte des éléments suivants :

  • Le fournisseur devrait être en mesure de transmettre, sur demande, les certificats des tests effectués (rapport résumé ou complet) afin de valider la conformité à une norme.
  • Le rapport devrait être en français ou en anglais et inclure les noms et adresses du demandeur et du laboratoire, le numéro du lot du produit analysé, les résultats obtenus (résultats chiffrés) ainsi que les écarts avec les valeurs de référence, le nombre d’échantillons réalisés par tests, la signature du directeur du contrôle qualité. Le rapport de tests porte un identifiant unique. Les résultats doivent correspondre à ceux du lot utilisé.
  • Les tests permettant de conclure au respect d’une norme reconnue doivent être réalisés par un laboratoire indépendant reconnu.
  • Une recherche en ligne peut être faite afin de prendre des informations sur le laboratoire où les tests ont été effectués. La présence d’une accréditation par un organisme compétent, p. ex. ISO, CSA, la mention que le laboratoire est affilié à un groupe de laboratoires sont des éléments caractéristiques d’un laboratoire reconnu.

Masque d’allure médicale

Il existe sur le marché une large gamme de masques non médicaux qui ont l’allure d’un masque médical.
Parmi ceux-ci, on trouve des masques attestés qui respectent les critères de performances des normes ASTM F-2100 ou EN 14683 de type IIR qui sont considérés comme des masques de qualité, comme mentionné précédemment.

Pour les autres masques d’allure médicale, non attestés, l’étiquetage est dépourvu d’indications concernant la conformité à une norme ou fait mention de normes non spécifiques à des instruments médicaux. Cela laisse croire qu’il s’agit de produits ne répondant pas au minimum de performance attendu pour un masque de qualité. La réalisation de tests standardisés serait nécessaire afin de statuer sur l’efficacité (ASTM F2100 niveau 1) de ce type d’équipement. En l’absence de telles données, et compte tenu de la variabilité probable quant aux performances de ces masques d’allure médicale, ils ne sont pas recommandés en milieu de travail.

Masques réutilisables (lavables)

Les couvre-visages sont généralement réutilisables. Les lavages répétitifs modifient les propriétés du matériau et ont pour effets de progressivement altérer les performances de celui-ci. Pour les couvre-visage, le nombre de lavages à partir duquel le matériau perd ses propriétés est en général inconnu.

On voit présentement apparaître des masques réutilisables attestés ASTM F2100. Cependant, l’information sur le moment où les tests ont été réalisés, avant ou après les lavages, n’est pas toujours disponible. Le nombre de lavages à ne pas dépasser avant d’observer une perte d’efficacité du matériau doit être indiqué. Dans le cas contraire, ces masques ne devraient pas être utilisés dans les milieux de travail.

Pour les masques réutilisables attestés BNQ 1299-900, le nombre d’entretiens à ne pas dépasser sera indiqué et aura été testé en laboratoire.

Conclusion

Le document sur la hiérarchie des mesures de contrôle en milieux de travail met en évidence les mesures de prévention qui doivent prioritairement être mises en place. Le port du masque de qualité n’élimine pas l’importance des autres mesures de prévention comme l’exclusion de cas et de contacts qui doivent s’isoler et des personnes symptomatiques, la réduction du nombre de contacts, la distanciation physique, l’installation de barrière répondant à des critères de qualité, l’hygiène des mains et l’étiquette respiratoire. Le masque de qualité confère une protection au travailleur et limite la dispersion des aérosols. Le masque de qualité est donc l’ÉPI recommandé dans les milieux de travail hors des milieux de soins, en l’absence d’intervention générant des aérosols, en complémentarité aux autres mesures de protection.

Le couvre-visage est devenu obligatoire dans les lieux publics intérieurs comme les commerces ou les zones de services depuis l’adoption d’un décret à cet effet en juillet 2020. Le couvre-visage filtre une partie des aérosols contenant des virus en fonction de la qualité du matériau et de la taille de l’aérosol, réduisant ainsi la dispersion à proximité des porteurs ainsi que le risque pour la clientèle et les travailleurs. À la lumière des connaissances actuelles, on ignore cependant dans quelle mesure ce risque est effectivement diminué par le port du couvre-visage.

Les mesures recommandées ici sont formulées à la lumière des données scientifiques sur la COVID-19 disponibles à ce jour et dans le contexte épidémiologique actuel du Québec. Elles seront ajustées selon l’évolution de la situation épidémiologique et des nouvelles connaissances sur ce virus.

Références

 

  • Masque médical (masque chirurgical, masque de procédure) : dispositif médical répondant à des exigences de conformité de normes8 comme l’ASTM F2100 ou la norme EN 14683 de type IIR. Il agit comme une barrière empêchant certaines particules d’une source infectée de contaminer l’utilisateur (peau, muqueuses du nez et de la bouche). Il peut aussi emprisonner les aérosols émis par l’utilisateur. Il est considéré comme un équipement de protection individuelle (ÉPI) dans les milieux de soins et dans les autres milieux de travail. Généralement jetable.
  • Masque à usage non médical attesté ASTM F2100 et EN 14683 de type IIR : masque répondant à des exigences de conformité de normes9 comme l’ASTM F2100 ou la norme EN 14683 de type IIR. Il agit comme une barrière empêchant certaines particules d’une source infectée de contaminer l’utilisateur (peau, muqueuses du nez et de la bouche). Il peut aussi emprisonner les aérosols émis par l’utilisateur. On le considère comme un équipement de protection individuelle (ÉPI) pour les travailleurs hors des milieux de soins. Il peut également être utilisé par la population générale. Généralement jetable.
  • Masque à usage non médical attesté par le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) : cette classe peut inclure des masques d’allure médicale et des couvre-visage, qui ont été testés à la demande des fournisseurs ou des fabricants et qui ont obtenu une attestation du BNQ. On le considère comme un équipement de protection individuelle (ÉPI) pour les travailleurs hors des milieux de soins. Il peut également être utilisé par la population générale. Jetable ou réutilisable, selon le type.
  • Masque à fenêtre : masque qui comporte une portion transparente permettant la lecture labiale. Ce masque peut être considéré comme un masque de qualité ou un couvre-visage selon qu’il réponde ou non à des exigences de conformité de normes comme l’ASTM F2100, ou la norme EN 14683 de type IIR.
  • Masque d’allure médicale : masque ayant l’apparence d’un masque médical, dont la conformité à des normes comme l’ASTM F2100 ou la norme EN 14683 de type IIR n’a pas été démontrée et qui n’a pas d’attestation du Bureau de normalisation du Québec. Puisque ce type de masque est de qualité et de composition variables, on ne peut statuer sur sa capacité d’agir comme une barrière empêchant les particules d’une source infectée de contaminer l’utilisateur (peau, muqueuses du nez et de la bouche), ni sur sa capacité à emprisonner les aérosols expulsés par l’utilisateur. Il n’est pas considéré comme un équipement de protection individuelle (ÉPI). Généralement jetable.
  • Couvre-visage (excluant le masque à usage non médical attesté ASTM F2100 ou EN 14683 type IIR ou attesté par le Bureau de normalisation du Québec) : masque barrière grand public, généralement en matériau textile de confection industrielle ou artisanale, excluant les bandanas, foulards et cache-cou. Classe hétérogène de masques par leur forme, composition, matériau et nombre de couches variables10. Ce type de masque ne répond pas à des exigences de conformité de normes comme la norme ASTM F2100 ou la norme EN 14683 de type IIR et n’a pas d’attestation du Bureau de normalisation du Québec. On ne peut statuer sur sa capacité d’agir comme une barrière empêchant les particules d’une source infectée de contaminer l’utilisateur (peau, muqueuses du nez et de la bouche), ni sur sa capacité à emprisonner les aérosols expulsés par l’utilisateur. Il n’est pas considéré comme un équipement de protection individuelle (ÉPI). Généralement réutilisable (lavable).

 

Masque médical

Masque à usage non médical attesté ASTM ou EN

Masque à usage non médical attesté par le BNQ

Masque à fenêtre

Masque d’allure médicale

Couvre-visage

Conformité à la norme ASTM F2100 ou à la norme EN 14683 type IIR

OUI

OUI

NON

Selon le modèle/marque

NON

NON

Attestation BNQ

NON

NON

OUI

Selon le modèle/marque

NON

NON

Preuve de conformité

Marquage sur la boîte. Certificat dans l’emballage ou sur demande au fournisseur. Parfois marquage sur le masque

Marquage sur la boîte. Certificat dans l’emballage ou sur demande au fournisseur. Parfois marquage sur le masque

Marquage « BNQ »

Marquage si attesté BNQ. Certificat si conforme à une des 2 normes

Aucune

Aucune

Emprisonne les particules expulsées par l’utilisateur

OUI

OUI

OUI

OUI si attesté BNQ ou si conforme à une des 2 normes

Possible (selon le modèle, matériau utilisé)

Possible (selon le modèle, matériau utilisé

Empêche les particules d’une source infectée de contaminer l’utilisateur - (ÉPI)

OUI

Oui

OUI

OUI si attesté BNQ ou si conforme à une des 2 normes

Possible (selon le modèle, matériau utilisé)

Possible (selon le modèle, matériau utilisé)

Recommandé en milieu de soins

OUI

NON

À déterminer (pour personnel non soignant)

À déterminer

NON

NON

Recommandé en milieu de travail (hors du milieu de soins)

OUI

OUI

OUI

À déterminer

NON

NON

Caractéristiques

Généralement jetable

Généralement jetable

Réutilisable ou jetable (selon le modèle)

Réutilisable ou jetable (selon le modèle)

Généralement jetable

Généralement réutilisable

Résistance au lavage

s. o

s. o.

Spécifiée

Selon qu’il est attesté BNQ ou non

s. o.

Inconnue

Version

Date

Pages

Modifications

V.1

25 novembre 2020

   

V.2

30 mars 2021

1

  • Ajout du terme masque de qualité, lequel peut inclure des masques non médicaux qui répondent à des critères particuliers.

 

 

 

  • Plusieurs précisions sont apportées dans le document, notamment les masques lavables.

 

 

5

  • Retrait d’une puce disant : 
  • « La CNESST reconnaît d’autres certifications pouvant offrir une protection équivalente à la norme ASTM F2100 niveau 1. Les masques répondant aux critères de la norme EN 14683 niveau 1 et les normes YY/T 0969 ou YY/T 0469 pourraient être des alternatives acceptables. La CNESST recommande toutefois aux milieux de travail de s’assurer notamment que la qualité de fabrication des masques soit uniforme étant donné le contexte où de nouveaux manufacturiers se sont lancés dans la production de masques de procédure depuis le début de la pandémie. »
  • Puisque la CNESST a retiré cette information de leur site Web et nous a demandé de faire le changement.

 

 

10

  • Ajout d’un tableau en annexe qui décrit chacun des types de masques et ses caractéristiques

 

  1. https://www.cchst.ca/images/products/pandemiccovid19/pdf/masks.pdf, https://www.cdc.gov/niosh/npptl/pdfs/UnderstandDifferenceInfographic-508.pdf ethttp://www.inrs.fr/risques/biologiques/faq-masque-protection-respiratoire.html
  2. Pour plus d’informations sur les caractéristiques recherchées dans un couvre-visage, consulter le site suivant : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus/prevention-risques/a-propos-masques-couvre-visage-non-medicaux.html
  3. Il existe en France une certification pour les couvre-visage (NF Masques barrières) où certaines prescriptions d’usage en milieu de travail sont faites pour des usages professionnels à l’extérieur des milieux de soins. La norme ASTM F3502, présente aussi des critères d’efficacité de filtration et de respirabilité spécifiques au couvre-visage.
  4. La lettre R signifie que le masque satisfait à l’essai de résistance aux éclaboussures de la norme EN 14683.
  5. Quels sont les masques qui doivent être portés sur un lieu de travail, en l'absence de barrière physique et lorsque la distanciation physique de 2 mètres avec une autre personne ne peut être respectée
  6. bnq.qc.ca/fr/normalisation/protection-et-surete/masques-destines-aux-milieux-de-travail.html
  7. Exemples : masque étiqueté médical ne faisant pas mention de la conformité à la norme ASTM F2100 ou EN 14683 de type IIR, établissement qui voudrait écouler des stocks importants de masques non médicaux et qui ne font pas mention de la conformité à la norme ASTM F2100 ou EN 14683 de type IIR, etc.
  8. Ces normes visent à évaluer le compromis entre le haut degré de filtration, la respirabilité et, éventuellement, la résistance à la pénétration de liquides (selon OMS : World Health Organization. (‎2020)‎. Mask use in the context of COVID-19: interim guidance, 1st December 2020. World Health Organization : https://apps.who.int/iris/handle/10665/337199
  9. Ces normes visent à évaluer le compromis entre le haut degré de filtration, la respirabilité et, éventuellement, la résistance à la pénétration de liquides (selon OMS : World Health Organization. (‎2020)‎. Mask use in the context of COVID-19: interim guidance, 1st December 2020. World Health Organization : https://apps.who.int/iris/handle/10665/337199
  10. Pour plus d’informations sur les caractéristiques recherchées dans un couvre-visage, consulter le site suivant : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus/prevention-risques/a-propos-masques-couvre-visage-non-medicaux.html

 

Note(s): 

Les éléments de réponses présentés ci-dessus sont basés sur l’information disponible au moment de rédiger ces recommandations. Puisque la situation et les connaissances sur le virus SRAS-CoV-2 (COVID-19) évoluent rapidement, les recommandations formulées dans ce document sont sujettes à modifications.

COVID 19 : recommandations du masque médical en milieux de travail, hors milieux de soins

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