COVID-19 (SRAS-CoV-2) : Recommandations intérimaires sur les mesures de prévention en milieux de travail pour les travailleuses enceintes ou qui allaitent

Contexte d’émergence rapide du variant Omicron

Le présent document n’a pas été revu dans son entièreté compte tenu de la nécessité de rendre disponible rapidement des recommandations à appliquer dans le contexte d’émergence rapide du variant Omicron.

Les recommandations intérimaires sur les mesures de prévention en milieux de travail pour les travailleuses enceintes et les travailleuses qui allaitent visent à soutenir les médecins désignés et les équipes régionales et locales de santé au travail du Réseau de la santé publique en santé au travail dans la prise de décision quant aux demandes d’affectation préventive au regard du programme Pour une maternité sans danger . En vertu de ce programme, une femme enceinte ou qui allaite peut demander d’être affectée à des tâches ne présentant pas de dangers pour elle-même du fait de sa grossesse, pour l’enfant à naître ou pour l’enfant allaité.
 
Cette version 3.3 des recommandations pour les travailleuses enceintes est produite en contexte d’émergence rapide du variant Omicron au Québec. Pour ce nouveau variant, les données disponibles et limitées sur l’efficacité vaccinale ne permettent plus présentement de considérer une travailleuse enceinte ayant reçu deux doses de vaccin comme étant adéquatement protégée contre l’infection. Pour l’effet de la troisième dose, il est encore trop tôt pour se prononcer de manière certaine. Toutefois, les données suggèrent une efficacité vaccinale contre l’hospitalisation qui serait maintenue d’où la forte recommandation d’offrir aux femmes enceintes de se faire vacciner et de recevoir la 3e dose.
 
En se basant sur le principe de prudence et considérant les connaissances actuelles et le risque de complications pour les femmes enceintes qui contractent la COVID-19, l’Institut national de santé publique du Québec recommande de considérer toutes les travailleuses enceintes ayant reçu deux ou trois doses de vaccins ou ayant déjà fait la maladie avant décembre 2021 comme partiellement protégées jusqu’à l’obtention de nouvelles données.
 
Par conséquent, l’application des recommandations pour les travailleuses considérées protégées devrait être suspendue pour le moment. Seules s’appliquent les recommandations pour les travailleuses considérées partiellement ou non protégées.
 
Le présent document n’a pas été revu dans son entièreté compte tenu de la nécessité de rendre disponible rapidement des recommandations à appliquer dans ce contexte. L’avis scientifique complet ainsi que le résumé tiré à part, seront mis à jour en fonction de l’évolution des connaissances scientifiques et de la situation épidémiologique.
 
Les sections et passages faisant référence aux travailleuses protégées n’ont pas été retouchés et ne doivent actuellement pas contribuer à la décision d’une affectation de la travailleuse enceinte ou qui allaite. 
 
Les recommandations sont faites avec la même approche prudente que celle utilisée depuis le début de la pandémie, alors qu’on en connaissait peu sur le virus.

Une revue de la littérature a permis de répondre à certaines questions sur l’effet de la COVID-19 sur la santé de la femme enceinte et de son enfant à naître ou de l’enfant allaité.

  • La présence de certains facteurs est associée à un risque plus élevé d’infection au SRAS-CoV-2 chez les femmes enceintes.
  • Les principaux symptômes de la COVID-19 rapportés chez la femme enceinte sont la fièvre, la toux, la fatigue, la dyspnée, les myalgies, les céphalées, le mal de gorge, la perte du goût et de l’odorat (agueusie et anosmie), et la diarrhée.
  • Les données suggèrent que les femmes enceintes atteintes de COVID-19 présentent un risque accru de maladie sévère comparativement aux femmes non enceintes.
  • Certaines issues défavorables de grossesse ou chez le nouveau-né sont décrites.
  • En ce qui concerne l’enfant allaité, les études suggèrent à l’heure actuelle que la COVID-19 chez la mère n’est pas une contre-indication à l’allaitement maternel.

Selon les connaissances actuelles, la COVID-19 peut être transmise par des personnes symptomatiques, asymptomatiques ou en phase présymptomatique porteuses de l’infection. Dans un contexte de circulation soutenue du virus dans la communauté, certaines mesures préventives générales doivent être mises en place dans tout milieu de travail pour prévenir la transmission du virus SRAS-CoV-2. Les recommandations spécifiques pour la travailleuse enceinte prévoient l’élimination des tâches à risque et la mise en place d’autres mesures préventives. Nous ne recommandons pas d’affectation préventive des travailleuses qui allaitent.

Une estimation du risque d’acquisition de la COVID-19 chez les femmes enceintes qui ont une vaccination complète a permis de formuler des recommandations d’affectation préventive spécifiquement pour les travailleuses enceintes considérées protégées, et ce, pour tous les milieux de travail.

Les recommandations du présent avis s’appuient sur un principe de hiérarchie des mesures de prévention et de protection en santé au travail en fonction de leur efficacité dans le contexte particulier de la COVID-19 et de ses variants. C’est la combinaison de toutes ces mesures de prévention qui permet de limiter la transmission du virus. Une veille active sur la COVID-19 et la femme enceinte ou qui allaite est réalisée en continu. De nouvelles données et des changements dans la situation épidémiologique au Québec pourraient justifier une mise à jour prochaine de ces recommandations.
Recommandations intérimaires sur les mesures de prévention en milieux de travail pour les travailleuses enceintes ou qui allaitent

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