Marc Rhainds

  • 30 mai 2013

    La réduction de l'incidence des cancers de la peau constitue un objectif du Programme national de santé publique québécois. Pour orienter les activités de prévention des cancers de la peau, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a confié un mandat à l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) qui se décline en trois objectifs :

    1. décrire les caractéristiques des interventions de prévention des cancers de la peau visant les jeunes de 0 à 18 ans ayant été répertoriées au Québec, dans les autres provinces canadiennes et ailleurs dans le monde pour la période allant de 1990 à 2005;
    2. constituer une banque d'interventions de bonne qualité et ayant été démontrées efficaces, et ce, pour divers milieux d'intervention;
    3. dégager des pistes...
  • 8 mars 2012
    • En juillet 2009, l’exposition aux appareils de bronzage artificiel est déclarée cancérigène par le Centre international de Recherche sur le cancer (CIRC) au même titre que le tabac.
    • Quatre revues systématiques publiées entre 1996 et 2006 ont étudié la relation entre l’exposition aux appareils de bronzage artificiel et la survenue de cancers de la peau (Groupe de travail du CIRC sur le bronzage artificiel et le cancer de la peau, 2006a; Gallagher et collab., 2005; Swerdlow et Weinstock, 1998; De Guire et Rhainds, 1996). Ces revues portent à conclure que l’utilisation des appareils de bronzage contribue au risque de développer un mélanome, particulièrement pour une première exposition à un jeune âge.
    • La revue systématique la plus récente montre que le risque de...
  • 31 octobre 2011

    En 1998, le Comité conjoint sur l'exposition aux rayons ultraviolets et le bronzage artificiel émettait des recommandations visant à réglementer l'utilisation des appareils de bronzage artificiel au Québec. Il déconseillait d'abord la pratique du bronzage naturel et artificiel à la population. En outre, il recommandait au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) d'évaluer la faisabilité d'interdire la diffusion par les salons de bronzage de toute publicité qui associe le bronzage artificiel à l'absence de risque, à un éventuel effet bénéfique pour la santé de même qu'à la préparation de la peau pour les vacances ou en vue de s'exposer au soleil. Finalement, ce comité suggérait la délivrance de permis aux salons de bronzage afin de pouvoir comptabiliser les activités liées à...

  • 9 mars 2011

    L'Institut national de santé publique du Québec a reçu à l'automne 2003 le mandat d'évaluer pour Héma-Québec le risque d'une exposition au plomb lié à la transfusion de sang.

    La base des préoccupations soulevées par les gestionnaires d'Héma-Québec faisait suite à la parution d'un article publié en 2003 dans la revue scientifique The Lancet. Selon les auteurs de cet article, le contenu en plomb des poches de sang destinées à la clientèle des enfants nés prématurément ne devrait pas dépasser 0,09 μmol/l. Dans cette étude, 36 % des unités de sang analysées dans le cadre de cette étude dépassaient ce seuil (Bearer et al., 2003). Héma-Québec, en tant qu'unique fournisseur de sang au Québec, est responsable de la qualité des produits dans le domaine de la médecine...

  • 25 janvier 2010

    Revue sommaire des connaissances sur le plomb
    Le plomb est un métal largement répandu dans l'environnement. Dans la population générale, les principales sources d'exposition au plomb proviennent de l'air ambiant, des aliments, de l'eau potable, du sol et des poussières. Selon les études, on estime que les enfants absorbent de 30 à 50 % du plomb ingéré comparativement à 10 % chez un adulte. La plus grande fraction du plomb dans le sang, soit plus de 90 %, est contenue à l'intérieur des globules rouges. Le plomb dans le plasma migre vers le tissu osseux et les tissus mous tels que le cerveau, les reins et le foie. La demi-vie du plomb dans le tissu osseux varie de 20 à 25 ans. Les atteintes du système nerveux, plus particulièrement les problèmes de développement...

  • 9 janvier 2008

    En 2004, une enquête sur la santé respiratoire des enfants a été réalisée pour la première fois au Nunavik auprès d’un échantillon représentatif (1023) d’enfants inuits âgés de 0 à 14 ans. Les données sur les symptômes respiratoires et l’asthme ont été obtenues par l’intermédiaire d’un membre du ménage, le plus souvent un parent, grâce au questionnaire ISAAC (International Study of Asthma and Allergies in Childhood) standardisé. Des questions portant sur diverses variables domestiques et environnementales ont aussi été posées.

    Les résultats indiquent que la prévalence de la sibilance (wheezing), de la sibilance persistante et de la sibilance grave était trois à quatre fois plus élevée chez les enfants de 0 à 4 ans que chez ceux de 5 à 14 ans (14,5 % vs 3,4 %). Comparativement...

  • 9 janvier 2008

    A respiratory health survey on a representative sample (1023) of Inuit children aged 0 to 14 was undertaken for the first time in Nunavik in 2004. The data on respiratory symptoms and asthma were obtained from a household respondent, usually a parent, by means of the standardized ISAAC questionnaire (International Study of Asthma and Allergies in Childhood). Other questions were also asked about various home and environmental variables.

    Results indicate that the prevalence of wheezing, persistent wheezing and severe wheezing is three to four times higher in the 0 to 4 age group compared to the 5 to 14 age group (14.5% vs. 3.4%). In comparison with southern Quebec and many countries, the prevalence of wheezing in younger Inuit children is relatively high, while it is relatively...

  • 11 août 2007

    Le rayonnement ultraviolet est une source d’exposition nécessaire à toute forme de vie sur la terre. Les habitudes d’exposition de la population aux rayonnements ultraviolets (UV) ont toutefois grandement évolué au cours des siècles notamment sous l’influence de la culture et de la mode. À titre d’exemple, les femmes de la bourgeoisie au 19e siècle s’exposaient le moins possible aux rayonnements UV en privilégiant le port de chapeaux à larges rebords, de gants et l’utilisation d’ombrelles. C’est au tournant du 20e siècle que le rayonnement UV gagna en popularité entre autres par l’avènement de la photothérapie utilisée à des fins médicales comme ce fut le cas pour le traitement de la tuberculose cutanée. Cette période fut également caractérisée par un nouvel...

  • 28 mai 2007

    Les tatouages temporaires ou permanents, qui sont parfois associés à d’autres pratiques de modification corporelle comme le ‘’piercing’’, sont de plus en plus en vogue, en particulier auprès des jeunes.

    destinées aux personnes désirant se faire tatouer. Ainsi, au cours des dernières années, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, l’Office fédéral de la santé publique de la Confédération helvétique, la Food and Drug Administration des États-Unis ou Santé Canada ont notamment signalé les risques liés à des encres de tatouage contaminées par des microorganismes, ou ceux liés à la pratique des tatouages éphémères noirs.

    Bien que leur fréquence soit difficile à quantifier, les risques de nature infectieuse, allergique ou autre, liés à la pratique de...

  • 6 avril 2007

    À l’instar du perçage des oreilles et du perçage corporel, la pratique du tatouage a gagné en popularité depuis une vingtaine d’années, particulièrement auprès des adolescents et des jeunes adultes. Au Canada, l’augmentation considérable du nombre de boutiques spécialisées dans ces pratiques témoigne d’ailleurs de cette réalité. Au Québec, une enquête menée dans une école secondaire de l’Outaouais (n = 2 180) a montré que 8 % des élèves arboraient un tatouage permanent.

    Il semble que les gens choisissent de se faire tatouer pour diverses raisons : identification à un groupe, esthétisme, rituel religieux, etc. Le tatouage demeure d’...

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