Boissons sucrées : tendances des achats au Québec, impacts sur la santé et pistes d’action

Les dernières données d’enquêtes populationnelles de nutrition disponibles révèlent un accroissement de la consommation de boissons gazeuses et de boissons aux fruits de 1990 à 2004 chez les adultes au Québec. Ces boissons sont à limiter puisqu’elles sont riches en sucre et fournissent peu ou pas de nutriments essentiels.

Ce TOPO présente l’évolution des achats de boissons sucrées en supermarchés et magasins à grande surface au Québec de 2010-11 à 2015-16. Il permet d’estimer les tendances récentes de la consommation de ces boissons dans la population québécoise au cours des 5 dernières années, ainsi que de comparer le prix de boissons de valeur nutritive variable. Les impacts sur l’apport quotidien en sucre et sur la santé associés à la consommation de boissons sucrées, ainsi que les stratégies d’action pour réduire leur consommation sont également abordés.

À retenir

  • La surconsommation de boissons sucrées est reconnue comme étant associée à l’excès de poids et à certaines maladies chroniques qui sont des enjeux préoccupants au Québec. Dans ce contexte, la consommation de boissons sucrées devrait être limitée, voire même évitée.
  • Au cours des 5 dernières années au Québec, les achats de boissons sucrées de faible valeur nutritive, soit les boissons gazeuses régulières, les boissons énergisantes et les boissons aux fruits (incluant les boissons pour sportifs et thés glacés), ont diminué de 26 % en supermarchés et magasins à grande surface.
  • Toutefois, ces boissons occupent encore une place trop importante dans le panier d’épicerie collectif des Québécois. En effet, elles représentent environ le quart (25 %) des volumes d’achats de boissons non alcoolisées en 2015-16. Leur consommation est d’ailleurs répandue, avec 1/5 des Québécois âgés de 15 ans et plus qui en buvaient tous les jours en 2014-15.
  • De plus, les boissons gazeuses et les boissons aux fruits constituent les boissons les moins chères avec l’eau plate, ce qui peut faciliter leur consommation.
  • Ces résultats suggèrent l’importance de poursuivre les efforts pour diminuer la consommation de boissons sucrées au Québec.
  • Il faut également prévenir une surconsommation de boissons nutritives riches en sucre dans la population, comme le lait aromatisé et les jus de fruits, ainsi que de boissons artificiellement édulcorées, comme les boissons gazeuses diètes.
  • Réduire la consommation de boissons sucrées dans la population nécessite d’investir dans de nombreux secteurs et milieux de vie par le biais d’une diversité de mesures complémentaires et synergiques, et ce, dans une optique d’amélioration de la qualité globale de l’alimentation.

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1925-5748

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