Articles de mai 2020

Au moment où plusieurs entreprises reprennent leurs activités, l’Institut national de santé publique du Québec lance une formation en ligne ayant pour objectif de préparer les travailleurs à un retour au travail sécuritaire. La formation favorisera la connaissance et l’appropriation des mesures de prévention à respecter pour réduire la transmission du virus de la COVID-19 en milieu de travail et dans la communauté.

Des modules qui reflètent la réalité

Au total, quatre modules ont été développés selon une logique séquentielle, allant de la préparation du retour au travail par l’employeur jusqu’à la fin du quart de travail de l’employé. Les modules dont la durée varie entre 15 et 45 minutes sont axés tant sur des apprentissages théoriques que sur leur mise en pratique.

Module 1 - Avant de partir au travail

La formation s’amorce sur des notions en lien avec les responsabilités de l’employeur et du travailleur en contexte de pandémie. Cette section contient aussi des précisions sur les employés ciblés par le retour au travail, ainsi que des consignes générales de santé publique.

Module 2 - Retour au travail

Ce module aborde les thèmes reliés au retour de l’employé dans son milieu de travail. On y retrouve par exemple les principales stratégies pour réduire la transmission du virus, les mesures recommandées concernant l’utilisation de matériel, l’environnement de travail, et plus encore.

Module 3 - Après la journée de travail

Ce module se consacre à un rappel des mesures de protection visant la population en général. Il met l’emphase sur l’importance de les observer en tout temps.

Module 4 - Conclusion

Le dernier module permet à l’employé de tester ses connaissances. L’apprentissage se déroule sous la forme de plusieurs mises en situation professionnelle.

La santé au travail, une préoccupation réelle

Le contenu de cette formation est tiré des recommandations intérimaires produites par le Réseau de santé publique en santé au travail (RSPSAT) et l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Vous pouvez par ailleurs consulter les recommandations en santé au travail ici : https://www.inspq.qc.ca/covid-19/sante-au-travail.

À la fin de cette activité, les personnes seront en mesure d’identifier les recommandations qui s’appliquent à leur milieu professionnel et à les mettre en pratique pour se protéger et protéger les autres.

Les employeurs et les gestionnaires pourront aussi suivre une formation en ligne personnalisée à leur réalité dont le déploiement est prévu dans la semaine du 8 juin.

La formation se trouve ici : https://www.inspq.qc.ca/covid-19/formations/sante-au-travail.


L’INSPQ a pour mandat de concevoir et de faire connaître les mesures de prévention à respecter en milieu de travail dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

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Alors qu’un assouplissement des mesures de confinement se poursuit au Québec, des experts de l’Institut national de santé publique du Québec et de l'Université Laval (Groupe de recherche en modélisation mathématique et en économie de la santé liée aux maladies infectieuses, dirigé par Marc Brisson) ont produit un troisième portrait modélisé de l’évolution de la COVID-19.

Les objectifs de ce portrait modélisé sont de :

  • décrire sommairement la situation de l'épidémie de la COVID-19 au Québec;
  • prédire l'impact potentiel du déconfinement sur l'évolution de l'épidémie de la COVID-19 en fonction de l'adhésion aux mesures de protection.

Situation épidémiologique

Depuis une vingtaine de jours, la situation épidémiologique au Québec a évolué, notamment dans le Grand Montréal, alors que les hospitalisations et les décès ont diminué et qu'ils sont restés stables dans les autres régions. Pour maintenir cette tendance, le taux d’adhésion de la population aux mesures de distanciation lors du déconfinement pourrait avoir une influence. C’est ce que les projections ont tenté d’estimer.

Projections selon le niveau d’adhésion de la population

L'adhésion correspond au respect des mesures mises en place pour empêcher la transmission du virus, que ce soit des mesures individuelles ou collectives (par ex. la distanciation à 2 mètres, le port du couvre-visage, le lavage des mains, l'installation de plexiglass dans les commerces, isolement des personnes symptomatiques).

Dans le Grand Montréal, selon la situation épidémiologique et à la suite du déconfinement, une forte adhésion pourrait mener à une diminution des décès selon 50 % des prédictions et à une augmentation des décès selon 50 % des prédictions. Une adhésion faible pourrait mener à une augmentation des décès pendant le mois de juillet.

Dans les autres régions, une adhésion forte ou faible maintiendrait les hospitalisations et les décès relativement stables en fonction des mesures de déconfinement autorisées à ce jour.

Il est à préciser qu’un retour au niveau de contacts d'avant le confinement ne peut être envisagé pour le moment alors que le virus circule toujours, d'où l'importance de maintenir les obstacles à sa transmission par la mise en place de mesures individuelles et collectives.

Pour consulter les projections : ​www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees/projections/modelisation-25-mai

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Dans ce portrait modélisé de l’évolution de la COVID-19, les experts de l’Institut national de santé publique du Québec et de l'Université Laval (Groupe de recherche en modélisation mathématique et en économie de la santé liée aux maladies infectieuses, dirigé par Marc Brisson) tentent de prédire l’évolution potentielle de l’épidémie de la COVID-19 et l’impact potentiel des stratégies de déconfinement dans le Grand Montréal et dans les autres régions.  

Le déconfinement est basé sur le rétablissement de 15 à 30 % de contacts selon le calendrier de réouverture des écoles et des secteurs économiques d’ici le 25 mai.

Pour chaque région, 500 prédictions qui reproduisent le mieux les données de décès et d’hospitalisation ont été retenues. Ces prédictions ont été départagées pour obtenir des scénariosoptimistes et pessimistes.

Les prédictions laissent entrevoir qu’un déconfinement pourrait mener à une augmentation rapide des hospitalisations et des décès dans le Grand Montréal, qui inclut Montréal, Laval, la Montérégie, les Laurentides et Lanaudière.

Dans les autres régions du Québec, environ la moitié des prédictions suggèrent un scénario où les hospitalisations et les décès augmenteraient lentement à la suite des mesures de déconfinement.

Pour consulter les projections : ​www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees/projections/deconfinement

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Le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) a publié la première norme qui servira de référence pour l’investigation et la réhabilitation des habitations contaminées par les moisissures au Québec. Pour assurer au public l’accès à un travail professionnel de qualité, cette norme établit les meilleures pratiques en se basant sur les données scientifiques et le consensus d’un comité d’experts et d'expertes, auquel l’INSPQ a activement contribué.

Cette norme s’adresse principalement aux professionnels et aux employés d’entreprises qui offrent le service d’investigation ou de décontamination des habitations aux prises avec des moisissures, mais aussi aux occupants, aux propriétaires ou gestionnaires de bâtiment, aux entrepreneurs, aux villes, ainsi qu’aux organismes gouvernementaux et règlementaires.

Elle est l’aboutissement du travail rigoureux d’un comité multidisciplinaire scientifique et technique formé de fournisseurs de service, d’utilisateurs et d’experts du domaine. La norme détaille la marche à suivre complète : la recherche de la cause, l’évaluation de la contamination, la planification et la réalisation des travaux de décontamination, le contrôle de la qualité de la décontamination et même la communication avec le client ou la cliente. Plusieurs annexes sont incluses, dont une sur les bonnes pratiques pour éviter l’apparition de moisissures et d’autres schématisant la démarche d’investigation et le processus de réhabilitation du bâtiment.

Document d’application volontaire et gratuit, la norme BNQ 3009-600 pourrait facilement être adoptée comme outil règlementaire par les villes ou comme exigence par les compagnies d’assurance. Aussi, elle servira lors de litiges comme document de référence québécois fiable rassemblant les meilleures pratiques.

Pour d’autres documents concernant cette problématique, vous pouvez consulter notre page Web sur l’air intérieur : https://www.inspq.qc.ca/qualite-de-l-air/air-interieur, à l’onglet Moisissures et humidité excessive.

Consultez la norme ici : https://www.bnq.qc.ca/fr/normalisation/construction/contamination-des-habitations-par-les-moisissures.html

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Depuis la fin mars, l’INSPQ est devenu une plaque tournante des données de surveillance et de la vigie en lien avec la COVID-19 au Québec.

Puisque l’information est le nerf de la guerre, plusieurs de ses équipes sont à pied d’œuvre pour alimenter les autorités de santé publique d’un nombre sans cesse grandissant d’informations épidémiologiques sur les cas de la COVID-19 présentées dans de nombreux tableaux et figures, mais aussi pour informer les journalistes et les chercheurs avides de statistiques. Sept jours sur sept, l’INSPQ reçoit une multitude de données concernant la pandémie en provenance des directions régionales de santé publique, mais aussi du ministère de la Santé et des Services sociaux. Il recense les nombres de cas, décès, hospitalisations, visites à l’urgence. L’Institut centralise également l’information émanant du Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ) et des laboratoires désignés concernant les tests diagnostiques, de même que celle issue des enquêtes épidémiologiques des directions régionales de santé publique. Quatre statisticiens à temps plein mettent à jour plusieurs banques de données afin de produire les indicateurs de vigie sanitaire pour la COVID-19, que pourront ensuite consulter les décideurs, tant à l’échelle régionale que provinciale.

« Parfois tout est déjà automatisé, souligne Mathieu Langlois, coordonnateur. Les mises à jour se font jusqu’à 6 fois dans une journée. Mais souvent des statisticiens doivent nettoyer le lot de données manuellement, ce qui exige de longues heures de travail supplémentaires. On nous demande également d’ajouter des variables, de faire des ajustements à nos indicateurs, en fonction de nouveaux besoins. »

« Tous les collègues concernés mettent la main à la pâte pour offrir des données fiables aux directions régionales de santé publique et contribuer au rapport quotidien transmis au directeur national de santé publique, poursuit Mélanie St-Onge, gestionnaire. Chaque jour, l’extraction des données doit être terminée pour 18 h. »

Un sprint quotidien

D’autres professionnels de l’Institut poursuivent le travail des statisticiens et envoient un rapport épidémiologique quotidien au bureau du Dr Arruda et aux partenaires de l’Institut, et ce, avant 5 h du matin. Certains chiffres sont notamment repris et diffusés lors du fameux point de presse de 13 h. Avec ses complices en alternance, Céline Plante, conseillère scientifique, collige les travaux de plus de trente collègues qui lui arrivent par courriel chaque soir. Elle vérifie la cohérence des données d’une source à l’autre, d’un graphique à l’autre. « Nos données sont aussi transmises à l’Agence de santé publique du Canada », poursuit Céline Plante.

Une vitrine sur le Web

Des données de surveillance se retrouvent aussi sur le site Web de l’INSPQ depuis le 31 mars. Une panoplie d’informations sont continuellement bonifiées tant sur le fond que sur la forme. « Deux démographes veillent aux comparaisons canadiennes et internationales, ainsi qu’à la production et à la mise à jour de plusieurs indicateurs, explique Jérôme Martinez, gestionnaire. Trois géographes réalisent aussi différents types de travaux de géomatique pour bien conseiller nos décideurs, notamment dans la perspective d’une reprise des activités économiques et de déconfinement. Plusieurs de ces cartes sont intégrées à notre site. »

Cette mise à jour nécessite la collaboration à temps plein de l’équipe Web et de plusieurs autres professionnels de l’INSPQ. Par exemple, une nouvelle page présente des données sur la répartition des décès selon le milieu de vie par région sociosanitaire (RSS) et sur le nombre et le taux de cas par réseau local de services (RLS). « De nombreux médias extraient nos statistiques ou nous sollicitent pour des précisions », conclut Sylvie Martel, conseillère scientifique mobilisée au sein de l’équipe Web. 

Rédigé par Nathalie Labonté, conseillère en communication

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