Articles de mars 2020

Le gouvernement du Québec a ordonné de réduire au minimum, et ce jusqu’au 13 avril 2020, l’ensemble des services et activités qui ne sont pas prioritaires.Toutes les entreprises produisant des intrants ou des matières premières nécessaires aux services et activités prioritaires doivent maintenir leurs activités en conséquence, en tenant compte des directives de la santé publique. À noter que le télétravail et le commerce en ligne sont permis en tout temps pour toutes les entreprises. Pour plus de détails, consultez Quebec.ca

Dans cette optique, le Réseau de santé publique en santé au travail (RSPSAT) et l'unité de santé au travail de l'INSPQ ont produit une série de fiches sur des mesures de prévention de la COVID-19 s'adressant aux intervenants du RSPSAT et autres acteurs devant soutenir ces milieux. Vous pourrez les retrouver tous rassemblés dans cette page : https://www.inspq.qc.ca/covid-19/sante-au-travail

Recommandations pour les travailleurs essentiels

Les recommandations ci-dessus sont basées sur l'information disponible au moment de les rédiger. Elles sont sujettes à modification selon l'évolution de la situation.

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Si les ressources en personnel de la santé sont disponibles et que des mesures de distanciation physique peuvent être appliquées pour la clientèle, la vaccination des jeunes enfants pourrait être maintenue. Les visites de vaccination prévues à 2, 4 et 12 mois, de même que les vaccinations lors d’une hospitalisation ou d’un suivi en ambulatoire qui n’implique pas de visites additionnelles dans un établissement de soins seraient à prioriser.

Le Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) considère toutefois qu’il est acceptable, dans ce contexte exceptionnel, de reporter l’ensemble des visites de vaccination, jusqu’à ce que la situation épidémiologique ou le contexte organisationnel le permette. Les personnes qui seront touchées par ces mesures devront être vaccinées le plus rapidement possible lorsque la situation permettra d’administrer les doses de vaccins manquantes, en particulier les jeunes enfants.

Le CIQ réévaluera périodiquement ces recommandations à la lumière des nouvelles données et de l’évolution de la pandémie de COVID-19.

Le CIQ recommande également :

  • de cesser toutes les activités reliées à la vaccination contre la grippe pour la saison 2019-2020.
  • de reporter la vaccination des personnes ayant des symptômes d’infections respiratoires aiguës, indépendamment du niveau de risque d’exposition de ces personnes à la COVID-2019.

Pour plus de détails, consultez l’avis court sur les Activités de vaccination en période de pandémie de Coronavirus COVID-2019.

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Pour pallier une pénurie d’écouvillons et de milieux de transport pour recueillir les échantillons pour la recherche de SARS-CoV-2 (agent de la COVID-19), une variété d'écouvillons et de milieux de transport ont été autorisés. Nous vous rappelons les mesures à prendre pour utiliser de façon efficace les écouvillons :

  • Utiliser un seul écouvillon pour effectuer à la fois le prélèvement de gorge et nasopharyngé (ou nasal si écouvillon rigide), qui est par la suite placé dans un milieu de transport approprié. L’écouvillon velouteux (flocked swab) demeure à privilégier lorsque disponible.
  • En l’absence d’écouvillon velouteux, les expectorations ainsi que le lavage nasal avec de la solution saline physiologique sont des prélèvements acceptables.
  • Les autres écouvillons pouvant être utilisés sont les écouvillons de :
    • Polyester
    • Dacron
    • Polyuréthane
    • Nylon
    • Rayonne
  • Les écouvillons doivent être exempts de bois, alginate de calcium et coton. Nous vous suggérons de tester un nouveau type d’écouvillon sur un volontaire sain avant l’utilisation. Veuillez échantillonner la gorge puis le nasopharynx ou le nez, selon la grosseur et la rigidité de l’écouvillon et en vous référant au guide de prélèvement.
  • Les milieux de transport acceptés sont :
    • le milieu de transport universel (UTM);
    • le milieu de transport viral maison de type Hanks;
    • la solution saline 0,9 %.
  • Veuillez conserver pour un usage ultérieur (arrivée d’automates avec extraction intégrée) les milieux suivants contenant de la guanidine :
    • le milieu de transport de la trousse PCR Dual Swab de Roche (pour PCR de Neisseria gonorrhoeae et Chlamydia trachomatis)
    • le milieu de transport Abbott multi-Collect
  • Le milieu de transport Aptima de Hologic n’est pas compatible avec le TAAN pour COVID-19, si des échantillons ont été prélevés à l’aide de ce milieu veuillez communiquer avec le LSPQ.

Au fur et à mesure que d’autres méthodes de prélèvements seront validées, nous vous informerons. Pour plus d’informations au sujet de ces tests, veuillez joindre le personnel du secteur Biologie moléculaire du LSPQ au 514 457-2070, poste 2213.

Source : Mise à jour n° 6 - Écouvillons et milieux de transport

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Accédez ici à trois courtes vidéos qui montrent les procédures d’habillage et de déshabillage en milieu de soins afin de contrer le risque de contamination aérienne et par gouttelettes (cas sévères et non sévères), avec protection oculaire.

Ces vidéos ont été produites par une équipe muldisciplinaire et la validation des contenus cliniques a été assumée par Stéphane Perron, médecin-conseil, et Jasmin Villeneuve, médecin-conseil et chef d’équipe en infections nosocomiales, de l'Institut national de santé publique du Québec.

Vous trouverez les liens vers ces vidéos et d'autres informations dans notre page Prévention et contrôle des infections qui est mise à jour dès que de nouvelles informations sont disponibles dans la communauté scientifique. Elle expose les recommandations pour la prévention et le contrôle des infections en milieux de soins en lien avec la COVID-19 : urgences des hôpitaux, unités de soins des hôpitaux, cliniques externes des hôpitaux, cliniques médicales, cliniques COVID-19, groupes de médecine familiale.


Voir aussi : Mesures de prévention et contrôle des infections pour les milieux de soins aigus : recommandations intérimaires

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Lorsque la population est préoccupée par un risque, une communication rapide et fréquente est impérative. Même si l’information disponible est provisoire et incomplète, mieux vaut communiquer ce que l’on sait que de ne pas intervenir.

Communiquer rapidement inspire confiance

Le principal défi en situation de risque consiste à établir et à maintenir la confiance de la population. Être le premier à communiquer l’information aide à établir la confiance, à diminuer l’anxiété, les fausses rumeurs et les écarts de perception entre les experts et la population. Le simple message que la situation est prise au sérieux et prise en charge peut être suffisant, même lorsqu’on n’a pas toutes les réponses. L’important est d’« être le premier, être exact, être crédible, faire preuve d’empathie et de respect et promouvoir l’action » (traduction libre de CDC, 2014).

Quoi communiquer?

La communication devrait permettre à la population de mieux comprendre le risque à la santé, les moyens de protection, les interventions des autorités et les sources d’informations complémentaires. Pour s’y préparer, le communicateur a intérêt à prendre le pouls de la population et à connaître le traitement médiatique de la situation afin d’ajuster son discours. La perception du risque et de sa gestion peuvent évoluer dans le temps au sein d’une même population et elle peut varier entre les individus. Il est important de rester sensible à ces aspects, de faire preuve de respect et d’empathie et essayer d’apporter une réponse à toutes les questions.

Les acteurs impliqués et le rôle du porte-parole

Différents intervenants jouent un rôle dans la gestion et la communication des risques : décideurs, professionnels, médecins, conseillers en communication et porte-parole. Ce dernier a un rôle tout particulier puisque c’est lui qui doit informer adéquatement la population des actions à venir ou recommandées pour contrôler le risque. Sa crédibilité s’appuie sur la perception de son empathie, de sa transparence, de son ouverture, de ses actions, de son expertise, de ses compétences et de son engagement envers la population. Ainsi, l’équipe de santé publique joue un rôle clé dans la communication du risque, l’identification de l’information à communiquer, la formulation et l’ajustement de messages en fonction des différents publics cibles.

Ajuster ses messages aux publics ciblés

Les messages sont à adapter en fonction du risque, du contexte, des perceptions, des attentes et de l’intérêt des publics. Les principes de base de la communication s’appliquent : clarté, concision et adaptation des contenus en fonction du niveau de connaissance du public visé. Lorsque plusieurs régions sont concernées, les communications sont coordonnées au niveau national pour favoriser une communication cohérente auprès de la population. Toutefois, les messages peuvent être adaptés selon la façon dont chacune des régions est affectée par le risque. Enfin, même si la planification de la communication des risques à la santé a tendance à être supplantée par l’action lors d’une situation d’urgence, il est important de planifier les grandes lignes de ce qui devrait être réalisé dès que possible. De plus, une réflexion éthique aidera à éclairer de possibles enjeux et à faire des choix de communication en fonction de ses valeurs et de celles des autres.

Pour plus de détails sur le sujet, consulter la publication La communication des risques à la santé.

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Eau potable

Selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les méthodes de traitement appliquées dans les systèmes de distribution de l’eau potable sont en mesure d’inactiver le virus qui cause la COVID-19.

Lieux de baignade et spas

Comme pour l’eau potable, les concentrations de désinfectants utilisées pour traiter l’eau des piscines et des spas publics sont en mesure d’inactiver le virus qui cause la COVID-19 (CDC, 2020). Des mesures de précaution et d’hygiène doivent toutefois être prises par les usagers et les employés dans les lieux de baignade. De plus, les mesures d’hygiène et de salubrité habituellement appliquées dans les piscines et les spas publics doivent se poursuivre rigoureusement.

Pour connaître les mesures à prendre, consulter : https://www.inspq.qc.ca/covid-19/eau-potable-eau-baignade.

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Le 31 décembre 2019, la Chine a signalé la survenue de nombreux cas d’infections par un nouveau virus dans la ville de Wuhan. Nommé SARS-CoV-2, ce virus de la famille des coronavirus a démontré sa capacité à se transmettre entre les humains et à causer une infection appelée COVID-19 (pour coronavirus disease 2019). Les symptômes s’apparentent à ceux des autres infections virales respiratoires comme de la fièvre, de la toux et de l’essoufflement. L’infection peut être bénigne, mais dans certains cas elle peut devenir plus sévère avec des difficultés respiratoires importantes et présence d’une pneumonie. Elle peut entraîner le décès chez certaines personnes plus vulnérables.

En collaboration avec ses partenaires du réseau de la santé, dont le ministère de la Santé et des Services sociaux, l’Institut a développé des lignes directrices décrivant les recommandations pour la gestion des situations impliquant des cas ou des contacts de cas de COVID-19.

Ces lignes directrices constituent des documents intérimaires. Puisque les informations relatives au COVID-19 évoluent sans cesse, les documents peuvent être modifiés rapidement pour ajuster les interventions aux nouvelles connaissances. Les versions disponibles les plus récentes sont déposées sur la page COVID-19.

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M. Mathieu Valcke, conseiller scientifique spécialisé à la Direction de la santé environnementale et de la toxicologie, M. Sami Haddad, proche collaborateur de l'INSPQ, ainsi que leur étudiant M. Honesty Tohon, de l'Université de Montréal recevront le prestigieux prix du meilleur article publié en 2019 pour l'avancement de la science dans le domaine de l'évaluation du risque.

Octroyé par la Society of Toxicology – Section évaluation du risque, le prix concerne cet article intitulé :« An assessment of the impact of multi-route co-exposures on human variability in toxicokinetics: a case study with binary and quarternary mixtures of volatile drinking water contaminants »

L'article fait référence aux travaux réalisés par M. Tohon en 2014 lors de son stage à l'INSPQ, dans le cadre de ses études doctorales en santé publique. Lors de son passage à l'INSPQ, M. Tohon devait s'initier à la modélisation PBPK probabiliste afin de simuler la coexposition multivoies à deux ou trois substances présentes dans l'eau potable.

Toutes nos félicitations aux auteurs pour cette contribution au rayonnement de l'INSPQ au niveau international dans le domaine de l'évaluation du risque!

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