Articles de septembre 2019

Le Guide d’intervention santé-voyage est maintenant doté d’une carte interactive qui vous permet de visualiser la distribution géographique des principales maladies en santé des voyageurs : fièvre dengue, encéphalite japonaise, fièvre jaune, hépatite A, méningite, paludisme (malaria), poliomyélite et fièvre typhoïde. Ces maladies se retrouvent dans les sections Risques à la santé ou Maladies évitables par la vaccination.

Sur la page de chaque pays, un tableau résume les recommandations à prendre et un lien vous permet de visualiser les maladies d’importance présentes en cliquant sur la carte interactive. Cet outil vous permet également de faire des recherches selon une adresse, une ville, ou un lieu.

Le Guide d’intervention santé-voyage s’adresse principalement aux intervenants œuvrant en santé des voyageurs (infirmières, médecins, pharmaciens). Il se veut un outil de travail facile d’utilisation, présentant de façon concise une synthèse des informations sur la situation épidémiologique prévalant dans chaque pays en regard des principales maladies infectieuses d’importance en santé des voyageurs, ainsi qu’une synthèse des recommandations d’immunisation et de chimioprophylaxie s’y rapportant.

 Bonne consultation!

L’INSPQ lance une deuxième cohorte de sa formation en ligne de type MOOC (Massive Open Online Course) sur les changements climatiques et leurs impacts sur la santé humaine. À l’intention des professionnels de la santé et des services sociaux, la formation a comme objectif de stimuler les approches innovantes autour de mesures éprouvées d’adaptation, de prévention et de préparation aux changements climatiques, et ce, afin d’en atténuer les effets sur la santé des populations. Elle sera accessible gratuitement jusqu'au 2 décembre 2019. L’inscription est possible jusqu’au 22 novembre.

Un nouveau module sera mis en ligne chaque semaine et les participants pourront échanger avec les formateurs et les autres apprenants grâce aux forums de discussions. Chaque module de formation requiert d’une à trois heures d’implication selon le parcours choisi (de base ou avancé). Une attestation de réussite sera acheminée à tout participant ayant obtenu une moyenne finale d’au moins 50 % sur l’ensemble des activités. Cette formation s'adresse tant aux médecins qu'au personnel infirmier, pharmaciens, ergothérapeutes, physiothérapeutes, psychologues, travailleurs sociaux et gestionnaires.

Elle comprend six modules traitant des liens entre la santé et le climat :

  • Décès par causes traumatiques et non traumatiques.
  • Impacts cardiovasculaires, respiratoires et rénaux.
  • Impacts neurologiques, psychosociaux et de santé mentale.
  • Effets sanitaires reliés à l’eau et à l’alimentation et aux maladies vectorielles et cumul de ces impacts pour certaines populations vulnérables.

Des impacts multiples et peu connus

Selon l'Organisation mondiale de la santé, 23 % des décès dans le monde sont associés à l’environnement. « Lorsqu’on parle des changements climatiques, on discute peu des importantes répercussions sur la santé, les services de santé et les services sociaux », constate Céline Campagna, l’une des auteurs de la formation et responsable du programme Climat et santé à l’INSPQ. Plusieurs médecins et professionnels de la santé ignorent ces conséquences. » D’ailleurs, une étude menée en 2013 au Québec auprès des omnipraticiens a révélé que ces derniers avaient une faible littératie écomédicale et 65 % ont estimé que leur formation en médecine ne les préparait pas à faire face aux enjeux climatiques dans leur pratique.

**La formation est accréditée par le Collège des médecins du Québec et le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada pour 20.5 heures de crédits de formation continue de Catégorie 1 et 2 heures de Catégorie 3. Les autres professionnels pourront s’adresser directement à leur ordre professionnel.**

Une formation... et un livre!

Certains contenus de cette formation se retrouvent aussi dans un livre publié aux Presses de l’Université Laval intitulé Changements climatiques et santé. Prévenir, soigner et s'adapter. Les participants à la formation auront accès gratuitement à la version PDF du livre. L’ouvrage est également disponible en librairie.

Ce projet est financé en partie par le Fonds vert dans le cadre du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques du gouvernement du Québec. Le consortium Ouranos, le ministère de la Santé et des Services sociaux, Santé Canada et l’Institut national de la recherche scientifique y contribuent également.

Pour vous inscrire gratuitement, c'est ici : https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:inspq+117001+session02/about

Pour visualiser ou imprimer l'affiche : Affiche 11x17 pour impression (5 Mo)

Pour plus d’information : monclimatmasante@inspq.qc.ca

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L’année a marqué les 20 ans de l’Institut, les 45 ans du Centre de toxicologie du Québec et les 125 ans du Laboratoire de santé publique du Québec. Les dossiers relatés dans le chapitre des faits saillants illustrent partiellement l’ampleur du travail accompli et sont répartis selon les grands axes de sa mission.

On y apprend que l’Institut a participé à cinq consultations publiques au sujet de la violence conjugale, des boissons alcooliques, du cannabis, des substances psychoactives, de la publicité en lien avec les produits de vapotage. L’Institut a produit 159 publications scientifiques, en plus de divers produits sous forme de sommaires, bulletins, présentations infographiques, ligne du temps, guides et trousses médias.

C’est sans compter le soutien apporté par l’Institut aux autorités régionales de santé publique notamment dans le cadre du G7 à la Malbaie ou encore pour l’enquête Qanuilirpitaa menée au Nunavik afin d’établir le portrait de santé de la population de cette région.

L’Institut tient à participer à l’optimisation des pratiques. Il l’a fait par le biais de cadres de référence ou encore par de multiples formations : gestion des risques; consommation d’opioïdes, administration de la naloxone, risques psychosociaux en milieu de travail, changements climatiques pour ne nommer que celles-là.

Un total de 156 455 échantillons a été confié pour analyse au Centre de toxicologie du Québec (CTQ) et au Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ). L’un comme l’autre a participé à d’autres chantiers, par exemple : l’analyse de substances dans l’urine chez les utilisateurs de drogues illicites fréquentant des cliniques de supervision d’injection pour le CTQ; le soutien au virage qualité du réseau OPTILAB pour le LSPQ.

Bien qu’il desserve en priorité le ministère de la Santé et des Services sociaux, les autorités régionales de santé publique et les établissements du réseau de la santé et des services sociaux, l’Institut tente par certains outils d’encourager les acteurs de la vie collective à s’engager en faveur d’une population en meilleure santé. Il a produit des trousses adressées aux médias sur la façon de traiter les sujets délicats de l’intimidation et des tueries de masse; une ligne du temps interactive et informative pour illustrer la progression de l’obésité au Québec; une collection de feuillets intitulés OPUS destinés aux professionnels et aux décideurs qui ont à élaborer, à soutenir ou à mettre en place des environnements bâtis sains et sécuritaires.

Pour en savoir plus sur les réalisations de l’année 2018-2019 et sur les ressources qui ont contribué à la mission d’expertise et d’excellence de l’Institut, consultez le rapport annuel de gestion 2018-2019.

Des représentants de l’INSPQ étaient de passage devant la Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles pour effectuer un bilan de l’état des connaissances scientifiques sur les effets à la santé des travailleurs et de la population liés à l’exposition aux pesticides et proposer des pistes d’action en la matière. D’entrée de jeu, l’INSPQ a précisé que les effets sanitaires de l’exposition répétée aux pesticides, peu importe la dose, sur une longue période, étaient peu connus, contrairement aux effets à court terme ou immédiat.

Chez des utilisateurs professionnels de pesticides, comme les agriculteurs, les cancers du sang et des ganglions tels que le lymphome non hodgkinien, la leucémie, le cancer de la prostate et certaines tumeurs cérébrales sont les maladies pour lesquelles le poids de la preuve ou la présomption d’un lien sont les plus forts.

Sur le plan des effets neurologiques à long terme, « une forte présomption de lien a été observée pour la maladie de Parkinson, qui, comme le lymphome non hodgkinien, a été reconnue comme maladie professionnelle liée à une exposition aux pesticides en France », relate Onil Samuel, conseiller scientifique à l’INSPQ. « De plus, il faudrait en savoir davantage sur les effets endocriniens ou neuro-développementaux qui pourraient survenir à la suite d’une exposition prolongée à de faibles doses d’une même substance. L’effet additif de l’exposition à un mélange de différents pesticides est aussi peu documenté. »

Baser les décisions sur des informations fiables et indépendantes

Il est important pour l’INSPQ de mieux documenter les risques des pesticides dans un contexte québécois, d’autant plus que des incertitudes persistent et rendent difficile l’évaluation des risques. Outre la difficulté d’obtenir les données disponibles en lien avec la surveillance des résidus de pesticides dans les aliments, des incertitudes liées au processus d’homologation actuel viennent supporter ce besoin de mieux documenter les risques sanitaires des pesticides. À ce titre, l’INSPQ invite le Gouvernement du Québec à rendre disponibles les données utiles à la surveillance, afin d’améliorer ses indicateurs de risques sanitaires.

Séparer le conseil phytosanitaire des intérêts commerciaux

Par ailleurs, l’INSPQ recommande de séparer le conseil phytosanitaire des intérêts commerciaux et d'encourager plus activement les pratiques de remplacement. En effet, les services-conseils agronomiques sont fortement associés à la vente de pesticides au Québec. Cette situation de conflit d’intérêts apparent et d’absence de neutralité a une influence sur la promotion de l’usage des pesticides. « Le développement d’une approche agricole durable, faisant appel davantage à des approches alternatives, devrait être envisagé comme solution à l’atteinte des objectifs de la Stratégie phytosanitaire québécoise en agriculture, poursuit monsieur Samuel. Cette stratégie est un socle intéressant qui vise une approche concertée. »

Mieux prévenir et gérer les risques d’exposition professionnelle

Finalement, l’INSPQ recommande une meilleure prévention et gestion des risques d’exposition professionnelle aux pesticides. La priorisation du secteur agricole par la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail aurait certainement des impacts positifs sur la mise en place de mécanismes de prévention de problèmes de santé qui sont pourtant évitables, comme le développement de la recherche, la formation des travailleurs et des employeurs d’exploitations agricoles ainsi que la reconnaissance de maladies professionnelles en lien avec l’exposition aux pesticides. Il s’avère également essentiel de revoir les concepts de travailleur et d’employeur dans la Loi sur la santé et la sécurité au travail du Québec, afin de protéger adéquatement la santé des personnes qui travaillent dans ces milieux. « En dépit des efforts et de quelques innovations prometteuses, si l'on regarde la problématique dans une perspective de santé publique, il reste des pas très significatifs à franchir », de conclure Onil Samuel.


Le mémoire est disponible ici : www.inspq.qc.ca/publications/2572

Il est possible d'écouter l'allocution complète ici : http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-commissions/AudioVideo-82217.html

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Les programmes détaillés des 23es Journées annuelles de santé publique sont en ligne et les inscriptions sont ouvertes!

Cette année, les JASP proposent pas moins de 22 activités thématiques, dont 14 journées thématiques, 4 demi-journées,
3 ateliers méthodologiques et 1 laboratoire d’idées sur des sujets aussi variés que les produits additionnels de cannabis, la pollution de l’air et la santé, la diversité sexuelle et de genre dans nos interventions, les mesures économiques au profit de la santé, les cancérogènes en milieu de travail, ou encore la santé mentale des jeunes et des jeunes adultes.

L’événement se déroulera du 27 au 29 novembre 2019 à l’hôtel Bonaventure à Montréal sur le thème Au-delà des murs.

Inscription en ligne dès maintenant!

Réservez vos places avant le 18 octobre pour bénéficier des tarifs préférentiels!

Communications affichées et appel de la relève, plus que quelques jours!

Il ne reste plus que quelques jours pour répondre aux appels de proposition des JASP : soumettre votre abrégé de communications affichées ou une vidéo pour faire connaître votre projet de maîtrise. 

Les deux appels se terminent le 15 septembre (aucune prolongation). 

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