Alternatives à la criminalisation de la possession simple de drogues

Les mesures alternatives à la criminalisation des personnes interpellées pour possession simple de drogues : une perspective de santé publique

Dans un récent rapport, l’INSPQ propose une analyse de différentes mesures alternatives à la criminalisation pour possession simple de drogues illicites.

A la demande du ministère de la Santé et des Services sociaux, l’INSPQ apporte son éclairage sur une forme de décriminalisation des drogues s’inscrivant dans une perspective de santé publique. Ce rapport contribue à l’amorce d’une réflexion sur les changements pouvant éventuellement être apportés à l’actuel régime d’encadrement des substances psychoactives illicites. Il propose une analyse des mesures alternatives à la criminalisation impliquant une réorientation vers des soins de santé et de services sociaux ayant fait l’objet d’évaluations dans la littérature scientifique.

La criminalisation des personnes utilisatrices de drogues pour possession simple est l’un des principaux enjeux du régime actuel d’encadrement des substances psychoactives illicites. Cette criminalisation et les pratiques qui s’y rattachent sont reconnues pour interférer, dans certains cas, avec différentes mesures de santé publique, notamment celles destinées à freiner les surdoses et les décès ou encore à limiter la transmission du virus d’immunodéficience humaine et autres infections transmissibles sexuellement et par le sang. La stigmatisation, qui atteint de manière particulière certains consommateurs, constitue également un motif important pour réfléchir à des mesures alternatives à la criminalisation, plus susceptibles de mitiger certains des effets indésirables associés au régime actuel de prohibition.

De manière générale, un changement de vision entourant l’encadrement des substances psychoactives illicites répond à la volonté d’envisager les problèmes liés à ces substances comme un enjeu de santé publique plutôt que relevant de la sécurité publique ou du système judiciaire.

Par l’entremise d’une Foire aux questions (FAQ), l’INSPQ répond aux principales questions en lien avec les mesures alternatives à la criminalisation de la possession simple de drogues. Cette section vulgarisée se penche notamment sur la définition de concepts entourant les modes d’encadrement des substances psychoactives, les contacts avec les forces de l’ordre, les approches policières et de santé publique et les coûts associés aux substances psychoactives au Québec.

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