Michelle Gagné

  • 10 août 2017

    Les agences de santé publique internationales insistent de plus en plus sur la nécessité d’envisager toutes les mesures pour réduire autant que possible l’exposition au plomb. Il est donc pertinent d’étudier les déterminants qui contribuent le plus à cette exposition afin d’identifier les meilleures cibles d’action pour la réduire. Un environnement minier est intéressant à cet égard puisqu’il s’agit potentiellement d’un milieu hautement contaminé. Les communautés voisines de la municipalité de Flin Flon, au Manitoba, et de la ville de Creighton, en Saskatchewan, ont été le théâtre d’activités minières importantes depuis les années 30. Peu de temps avant la fermeture de la fonderie, en 2010, une évaluation du risque, incluant des mesures de plombémie, a été effectuée auprès des enfants...

  • 9 mai 2017

    L’achat par les Québécois de fruits et de légumes frais et diversifiés a connu une croissance importante au cours de la dernière décennie. S’ils constituent une source élevée de nutriments, ces aliments présentent aussi un potentiel d’exposition aux pesticides, car, bien que les normes sur la question soient généralement respectées, des résidus de pesticides sont détectés dans la majorité des produits consommés. Or, l’exposition de la population québécoise à ces résidus et le risque pour la santé en découlant demeurent peu connus des instances de santé publique. Pour compenser cette lacune, la présente étude avait comme objectifs d’estimer les doses d’exposition chroniques et aiguës aux résidus de 169 pesticides différents auxquels près de 5 000 Québécois de tout âge pourraient avoir...

  • 28 mars 2017

    La biosurveillance fait état de l’exposition de la population aux produits chimiques présents dans l’environnement. Elle consiste en la mesure des concentrations de contaminants (ou de leurs biomarqueurs) dans le corps humain, plus particulièrement dans les matrices biologiques comme le sang et l’urine.

    L’ensemble de la population est exposé de manière chronique à une multitude de contaminants chimiques présents dans son environnement, par l’entremise de l’air, de l’eau, des sols, des aliments ou des produits de consommation. À titre d’exemple, l’eau potable est susceptible d’être contaminée par certains métaux présents dans les vieilles conduites. Également, des traces de pesticides peuvent persister sur les fruits et les légumes, alors que des composés organiques, comme les...

  • 6 février 2017

    Il est reconnu que les populations des pays industrialisés passent plus de 90 % de leur temps dans les milieux intérieurs, un comportement qui engendre des enjeux de santé publique propres à ce type d’environnement. En effet, les bâtiments publics et privés abritant ces populations sont constitués, meublés et décorés de matériaux synthétiques qui sont susceptibles d’émettre et de disperser diverses substances organiques potentiellement nocives pour les occupants. De plus, la présence de certains produits de consommation, de même que l’utilisation de produits de nettoyage et de fragrances, tendent à accentuer la charge et la diversité de ces substances dans les milieux intérieurs. L’exposition à ces dernières est généralement plus importante dans les environnements intérieurs qui ne...

  • 17 juin 2016

    Les biosolides municipaux sont des boues issues du traitement des eaux usées municipales qui ont fait l’objet de traitement de réduction des agents pathogènes. Leurs propriétés fertilisantes rendent intéressant leur recyclage sur les terres agricoles, et leur valorisation constitue une avenue à ne pas négliger d’un point de vue environnemental et économique. En contrepartie, cette pratique soulève des préoccupations sanitaires, puisque les biosolides peuvent contenir des contaminants chimiques et des agents pathogènes, lesquels pourraient représenter un risque pour la santé des populations riveraines de lieux d’épandage.

    Le présent avis scientifique fait état des connaissances issues de la littérature scientifique et de la littérature grise relativement aux risques pour la...

  • 17 juin 2016

    Le traitement des eaux usées municipales génère des quantités importantes de biosolides. Comme ces matières résiduelles fertilisantes (MRF) possèdent des propriétés agronomiques intéressantes, leur valorisation sur les terres agricoles s’inscrit bien dans les objectifs de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles qui prévoit recycler 60 % des matières organiques générées par les villes et l’industrie. Cependant, l’épandage de ces substances fertilisantes soulève des préoccupations sanitaires en raison de la présence de contaminants chimiques et de microorganismes pathogènes dans les biosolides. 

    C’est dans ce contexte que RECYC-QUÉBEC a demandé à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) de documenter l’état...

  • 9 mai 2016

    Dans le cadre du programme REACH (Registration, Evaluation, Authorization and restriction of Chemicals), la Commission européenne (CE) travaille activement à l’implantation, sur son territoire, d’une réglementation visant à encadrer la production et l’usage des agents chimiques considérés comme « perturbateurs endocriniens » (PE). Un PE est défini par la CE comme étant une « substance exogène causant un effet néfaste chez un organisme sain, ou sa progéniture, par l’entremise de changements dans la fonction endocrinienne ». 

    Ce projet de réglementation, qui vise notamment la classification de ces substances pour baliser leur autorisation, restriction, retrait progressif ou bannissement, est particulièrement important dans le contexte des politiques publiques de santé...

  • 7 mai 2015

    Santé Canada étudie l’exposition de la population aux contaminants environnementaux dans le cadre de son Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS). Des données concernant les concentrations de centaines de substances chimiques (ou de leurs métabolites) dans le sang et l’urine de milliers de participants canadiens y sont colligées. Si l’exposition environnementale est une préoccupation grandissante pour la population et les autorités de santé publique, l’interprétation des résultats de biosurveillance demeure un défi. En effet, les données toxicologiques et épidémiologiques sont, pour la majorité des contaminants mesurés chez l’humain, insuffisantes et il reste difficile de déterminer les...

  • 29 septembre 2014

    Au cours des dernières décennies, de nombreuses études ayant recours à la biosurveillance ont été réalisées au Québec, principalement à petite échelle. Toutefois, les données extraites de ces études sont difficiles à comparer, notamment à cause du manque d’uniformité entre les méthodologies analytiques employées. Or, le Programme national de santé publique (PNSP) du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) souligne l’importance de la surveillance de l’état de santé de la population et désigne la santé environnementale comme étant un domaine d’intervention prioritaire. En particulier, le PNSP déplore le manque de connaissances sur l’exposition des Québécois aux contaminants environnementaux et sur le lien entre cette exposition et certains problèmes de santé (MSSS,...

  • 15 septembre 2014

    L'exposition de la population à un grand nombre de contaminants présents dans l'environnement préoccupe de plus en plus les autorités de santé publique. En effet, les divers effets sanitaires associés à l'exposition à ces contaminants sont pour la plupart méconnus. La biosurveillance, aussi appelée surveillance biologique de l'exposition, s'avère un outil intéressant aux fins de l'évaluation de cette exposition. Plusieurs définitions de la biosurveillance existent, mais celle retenue aux fins du présent document est : « la mesure de contaminants, ou de leurs métabolites, dans le sang, l'urine ou d'autres matrices biologiques humaines ». Plusieurs programmes de biosurveillance ont cours actuellement au Canada, aux États-Unis et en Europe, entre autres. Ces efforts sont favorisés...

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