Doit-on utiliser la standardisation directe ou indirecte dans l'analyse de la mortalité à l'échelle des petites unités géographiques?

La standardisation de taux à partir des caractéristiques démographiques telles que l'âge permet d'effectuer des comparaisons entre différentes populations. Lorsqu'elle est utilisée de façon appropriée, cette méthode statistique peut notamment être utile pour identifier les territoires où allouer prioritairement des ressources et cibler les interventions. Toutefois, à l'échelle de petites populations, comme celles des centres locaux de services communautaires (CLSC) au Québec ou des cantons en France, le calcul d'indicateurs basés sur des taux peut s'avérer problématique en raison de l'instabilité engendrée par les petits nombres. L'indice comparatif de mortalité (ICM), basé sur la méthode de la standardisation indirecte, est une mesure de mortalité fréquemment utilisée mais pouvant être soumise à des biais importants. Le rapport de taux standardisé (RTS), un indice de mortalité moins connu, basé sur les méthodes de standardisation directe, a souvent été critiqué pour l'imprécision des valeurs obtenues. Ce texte, en utilisant à fin d'exemple les statistiques sur le suicide au Québec par territoire de CLSC, veut montrer que le RTS peut présenter moins de biais méthodologiques dans sa construction mathématique que l'ICM, tout en fournissant un degré de précision similaire.

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2-550-44112-5

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