Prévalence des symptômes et du diagnostic de l’asthme chez les élèves du secondaire au Québec, 2010-2011

L’asthme est une maladie chronique caractérisée par une inflammation des voies respiratoires,provoquant principalement des sifflements dans la poitrine, de la toux, de l’essoufflement et une oppression thoracique. Ces symptômes peuvent entraîner de l’insomnie, de la somnolence le jour, une réduction des niveaux d’activité (p. ex., physique, de loisir) ainsi que de l’absentéisme à l’école et au travail.

Ce rapport présente une analyse des données de l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire (EQSJS) 2010-2011 pour estimer la prévalence des sifflements dans la poitrine auprès des élèves du secondaire au Québec. Cette prévalence est utilisée fréquemment dans les enquêtes épidémiologiques pour estimer la prévalence des symptômes associés à l’asthme. En plus des sifflements dans la poitrine, l’EQSJS permet de mesurer d’autres indicateurs en lien avec l’asthme, notamment la prévalence du diagnostic d’asthme.

Voici les principaux résultats de l’enquête chez les jeunes du secondaire :

  • Environ 1 élève sur 6 (18 %) a eu des sifflements dans la poitrine au cours des 12 derniers mois.
  • Environ 1 élève sur 7 (14 %) a déclaré avoir reçu un diagnostic d’asthme au cours de sa vie.
  • Les élèves ayant eu des sifflements dans la poitrine présentaient davantage de conditions de santé concomitantes à leurs symptômes. En effet, les élèves ayant eu des sifflements dans la poitrine étaient plus susceptibles d’avoir reçu un diagnostic d’allergies alimentaires (13 % contre 6 %), de dépression (11 % contre 3 %), d’anxiété (16 % contre 7 %) ou d’un trouble de l’alimentation (5 % contre 1 %) que les autres élèves.
  • Une plus grande proportion d’élèves ayant eu des sifflements dans la poitrine ne se percevait pas en bonne santé (9 % contre 3 %) et avait un niveau faible d’estime de soi (26 % contre 15 %) par rapport à ceux ne présentant aucun sifflement. Toutefois, les données de l’enquête ne permettaient pas de déterminer la part attribuable des sifflements dans la poitrine à cette moins bonne perception. Ces symptômes apparaissaient parfois en concomitance avec d’autres conditions de santé (voir point précédent), lesquelles peuvent influencer la perception de l’état de santé ou de l’estime de soi.
  • Certaines habitudes de vie étaient différentes chez les élèves ayant eu des sifflements dans la poitrine contrairement aux autres élèves. C’était notamment le cas en ce qui concerne la prévalence de la consommation de tabac (16 % contre 5 %) et de la consommation de marijuana (38 % contre 22 %), qui était plus élevée chez les élèves ayant eu des sifflements dans la poitrine que chez les autres élèves.
Auteur(-trice)s
Magalie Canuel
M. Sc., conseillère scientifique, Direction de la santé environnementale et de la toxicologie, Institut national de santé publique du Québec
Type de publication
ISBN (électronique)
978-2-550-85668-9
Notice Santécom
Date de publication