Analyse contextualisée sur le développement des enfants à la maternelle

Au moment d’entrer à l’école maternelle, un enfant québécois sur quatre (26 %) présente une vulnérabilité dans au moins un des cinq domaines de son développement. Cette proportion s’élève à 31 % pour les enfants provenant des milieux les plus défavorisés du Québec mais peut atteindre jusqu’à 42 % dans certaines régions du Québec. Le niveau de développement à la maternelle permet de prédire les difficultés scolaires ultérieures.

Grâce à des interventions proposées tôt dans la vie, il est possible de modifier le parcours des enfants nés dans des familles défavorisées ou qui n’ont pas les mêmes opportunités que les enfants plus favorisés. Par exemple, les bienfaits des services de garde éducatifs pour ces enfants sont largement reconnus. Une étude montréalaise récente a d’ailleurs démontré que les enfants vivant dans des familles défavorisées qui fréquentent exclusivement un centre de la petite enfance (CPE) sont 3 fois moins susceptibles d’être vulnérables dans au moins un domaine de leur développement que les enfants n’ayant pas fréquenté de service éducatif en bas âge.

Des preuves solides démontrent que les interventions lors de la petite enfance constituent un investissement plus rentable et plus efficace que les interventions visant à réduire les problèmes plus tard dans la vie. À l’échelle mondiale, les sociétés qui investissent dans la petite enfance et la famille sont les sociétés dont l’état de santé est le meilleur et dont les niveaux d’inégalités en matière de santé sont les plus faibles du monde. Il est d’ailleurs reconnu que les enfants les plus à risque sur le plan de leur développement sont les plus réceptifs aux interventions ou aux influences bénéfiques des environnements favorables et stimulants.

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978-2-550-75527-2

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