Surveillance des maladies infectieuses chez les utilisateurs de drogue par injection - Épidémiologie du VIH de 1995 à 2012 - Épidémiologie du VHC de 2003 à 2012

Les infections par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et par le virus de l'hépatite C (VHC) chez les utilisateurs de drogue par injection représentent un enjeu de santé publique important au Québec.

Les données les plus récentes du réseau SurvUDI (au 31 mars 2012) indiquent que la cocaïne demeure la drogue injectée par la plus grande proportion des participants, suivie par les médicaments opioïdes, l'héroïne et le crack/freebase. L'injection de Dilaudid a augmenté de façon importante au cours des dernières années, de même que la consommation de crack/freebase non injecté. L'injection de médicaments opioïdes est maintenant fréquente, surtout chez les jeunes de 24 ans et moins, et pourrait présenter des enjeux particuliers pour le risque de VIH et de VHC. L'injection de crack, en augmentation à Montréal, est associée à certains comportements à risque élevé.

Après une diminution observée entre 1995 et 2002, le taux d'incidence du VIH est maintenant plutôt stable, mais demeure relativement élevé. Le taux d'incidence du VHC, quant à lui, continue à osciller à des niveaux très élevés (entre 17 et 27 séroconversions par 100 personnes-années).

La proportion de participants qui déclarent avoir utilisé des seringues déjà utilisées par quelqu'un d'autre est en constante diminution et à son plus bas en 2011, mais encore 17,5 % l'ont fait au moins une fois dans les six mois précédents. L'injection quotidienne est en augmentation, tandis que la cocaïne comme drogue injectée le plus souvent est en diminution.

Environ 20 % des participants infectés par le VIH, de même que 20 % de ceux ayant des anticorps contre le VHC l'ignorent. Trop peu sont pris en charge et traités, particulièrement en lien avec le VHC.

Ces données suggèrent que les efforts doivent se poursuivre pour augmenter l'utilisation de matériel d'injection stérile, en tenant compte des changements dans les drogues consommées. La promotion du dépistage régulier du VIH et du VHC doit également demeurer une priorité.

Note(s): 

Auteur(s): 

Sujet(s): 

Type de publication: 

ISBN (électronique): 

978-2-550-71334-0

ISBN (imprimé): 

978-2-550-71333-3

ISSN (électronique): 

1918-4557

ISSN (imprimé): 

1918-4549

Notice Santécom: