Programme de surveillance du pneumocoque : rapport 2012

L'incidence des infections invasives à pneumocoque (IIP), basée sur la déclaration des laboratoires hospitaliers, est de 14,6 cas/100 000 habitants en 2012 tandis qu'elle était de 17,0 en 2011.

La surveillance des sérotypes par les hôpitaux sentinelles permet de constater que le sérotype 7F est maintenant le sérotype le plus fréquent parmi les pneumocoques isolés, et représente 16,3 % des souches de 2012 comparativement à 5,7 % en 2008.

Le sérotype 19A est le second sérotype le plus fréquent et représente 13,4 % des souches de 2012 avec un recul comparativement à 2010 (23,1 %).

Surveillance renforcée chez les enfants de moins de 5 ans

L'incidence des infections invasives à pneumocoque basée sur la déclaration des laboratoires hospitaliers au LSPQ est à la baisse et s'établit à 14,7 cas/100 000 enfants en 2012 par rapport à 19,9 en 2011, 23,4 en 2010, 32,9 en 2009 (l'année de la pandémie A/H1N1), 30,2 en 2008, 28,2 en 2007, 20,2 en 2006 et à 30,6 en 2005.

La proportion de souches incluses dans le VPC-7 est de 1,5 % en 2012. Cette proportion est à la baisse dans les dernières années : 59 % en 2005, 26 % en 2006, 11 % en 2007, 3,3 % en 2008, 3,6 % en 2009, 4,0 % en 2010 et aucune souche appartenant à ces sérotypes en 2011.

Le pourcentage de souches trouvées non sensibles à la pénicilline G (critère méningé) est de 16,7 %, un taux inférieur aux années dernières : 22,7 % en 2011, 27,7 % en 2010, 30,7 % en 2009 et 22,3 % en 2008.

Le pourcentage de souches résistantes à l'érythromycine s'établit à 30,3 % en 2012, un taux légèrement inférieur à celui des 4 années précédentes : 32,9 % en 2011, 33,7 % en 2010, 36,6 % en 2009 et 32,2 % en 2008.

Le mécanisme de résistance associé aux souches résistantes à l'érythromycine est principalement de type ribosomal (70,0 %).

Le pourcentage de souches résistantes à la clindamycine se situe à 21,2 %, un taux inférieur à ceux de 2011 (27,3 %), 2010 (30,7 %), 2009 (27,0 %) et 2008 (28,9 %).

Les données historiques provenant des souches isolées dans les hôpitaux sentinelles indiquent que :

Étude des profils de résistance des souches non sensibles à la pénicilline

Les données de ce programme de surveillance démontrent une association entre la résistance à la pénicilline G et la multirésistance.

Évolution des sérotypes pour tous les hôpitaux participants en fonction de l'introduction de nouveaux vaccins 10-valent et 13-valent

En 2012, la proportion des souches incluses dans un vaccin et isolées chez les enfants de moins de 5 ans était de 1,5 % pour le VPC-7, 4,5 % pour le VPC-10 et 42,4 % pour le VPC-13. Ces données représentent la totalité des souches invasives chez les moins de 5 ans.

En 2012, la proportion des souches incluses dans un vaccin et isolées chez les individus de 5 ans et plus était de 5,9 % pour le VPC-7, 22,4 % pour le VPC-10, 45,3 % pour le VPC-13 et de 70,0 % pour le VPC-23. Il est à noter que ces données ne représentent pas la totalité des souches invasives isolées chez les personnes de 5 ans et plus, car la surveillance provinciale chez les enfants de ≥ 5 ans comprend uniquement les souches des 21 hôpitaux sentinelles et les souches résistantes à la pénicilline (≥ 0,12 mg/L) pour les autres hôpitaux.

Chez les enfants de moins de 5 ans, une diminution de la prévalence des souches dont le sérotype est inclus dans le VPC-10 a été observée particulièrement au niveau des souches de sérotype 7F. Cette diminution est à mettre en relation avec l'introduction successive du VCP-10 et du VPC-13 qui contiennent tous les deux ce sérotype.

Une tendance à la baisse est notable pour les souches dont le sérotype est inclus dans le VPC-13 particulièrement au niveau du sérotype 19A. L'impact de ce nouveau vaccin sera plus facilement mesurable dans quelques années, car son introduction au calendrier de vaccination régulier est très récente. Puisqu'il est reconnu que le VPC-10 confère une protection croisée contre le sérotype 19A, l'implication de ce vaccin est également à considérer dans la diminution de ce sérotype.

  • en période post-vaccinale VPC-7 (2005-2012), le nombre de cas d'IIP chez les enfants de moins de 5 ans a varié entre 38 et 86 cas annuellement avec une diminution depuis 2009. À noter, les vaccins VPC-10 et VPC-13 ont été, respectivement, introduits à l'été 2009 et janvier 2011;
  • un seul cas d'IIP dont le sérotype était inclus dans le VPC-7 a été signalé en 2012 alors qu'en période pré-vaccinale 2003-2004, la majorité (79 %) des souches isolées chez les enfants de moins de 5 ans appartenaient à l'un des sérotypes inclus dans le VPC-7.

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ISBN (électronique): 

978-2-550-69301-7

ISBN (imprimé): 

978-2-550-69300-0

ISSN (électronique): 

1911-5709

ISSN (imprimé): 

1714-5929

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