Surveillance des maladies infectieuses chez les utilisateurs de drogue par injection – Épidémiologie du VIH de 1995 à 2009 - Épidémiologie du VHC de 2003 à 2009

Les infections par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et par le virus de l'hépatite C (VHC) chez les utilisateurs de drogues par injection représentent un important enjeu de santé publique au Québec.

Les données les plus récentes du réseau SurvUDI indiquent que la cocaïne demeure la drogue injectée par la plus grande proportion des participants, suivie par le Dilaudid, l'héroïne, la morphine, l'oxycodone et le crack/freebase. L'injection de certains opioïdes (Dilaudid, oxycodone) a augmenté de façon importante, de même que la consommation de crack/freebase non injecté.

Après une diminution observée entre 1995 et 2002, le taux d'incidence du VIH ne baisse plus. Le taux d'incidence du VHC, quant à lui, a augmenté de façon significative entre 2002 et 2007.

Après avoir diminué de façon importante jusqu'en 2006, la proportion de participants qui déclarent avoir utilisé des seringues déjà utilisées par d'autres personnes s'est stabilisée et semble même être en augmentation.

Environ le quart des participants infectés par le VIH et/ou le VHC l'ignorent. Trop peu sont pris en charge et traités.

Les données analysées suggèrent que des moyens d'augmenter l'utilisation du matériel d'injection stérile doivent être mis en place au Québec, notamment dans le contexte des changements dans les drogues consommées. De plus, elles montrent que la promotion du dépistage régulier du VIH et du VHC doit également être une priorité.

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ISBN (électronique): 

978-2-550-62631-2

ISBN (imprimé): 

978-2-550-62630-5

ISSN (électronique): 

1918-4557

ISSN (imprimé): 

1918-4549

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