Étude sur les mesures de prévention et de contrôle du Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) appliquées dans les centres hospitaliers de soins aigus du Québec : 2009

Le taux de participation à l'étude fut excellent, 90 % des centres sollicités ont complété le questionnaire. Ces centres hospitaliers (90 % des CH et 96 % des CHU) représentent 86 % des lits de courte durée au Québec.

Au moment de l'étude, soit entre juin et septembre 2009, on dénombre 193 professionnels en prévention des infections correspondant à 177 équivalents temps plein (ETC), soit 2 fois plus qu'en 2004.

Quatre-vingt-trois des 84 centres hospitaliers (99 %) ont un protocole de dépistage du SARM à l'admission.

Le dépistage ciblé de la clientèle à l'admission selon les facteurs de risques recommandés sont appliqués dans plus de 90 % des hôpitaux. Cependant, on constate que 45 % des centres appliquent des mesures de dépistages universel à leur clientèle à l'admission ce qui est non conforme avec les recommandations de 2006.

La mesure ayant connu la plus grande amélioration à la suite de la parution des lignes directrices de 2006 est le dépistage en cours d'hospitalisation. C'est maintenant 94 % des hôpitaux qui ont un protocole de dépistage en cours d'hospitalisation comparativement à 53 % en 2004. Cependant, les politiques de dépistage en cours d'hospitalisation demeurent sous optimales dans les unités de soins intensifs ou lors du diagnostic d'un nouveau cas sur une unité de soins.

Bien qu'il soit clairement démontré l'importance de réaliser des activités de surveillance des processus, c'est-à-dire d'évaluer l'application des mesures de prévention, nous constatons que seulement 24 % des centres ont réalisé un audit interne portant sur l'application des mesures de dépistage dans leur installation au cours de la dernière année.

Pour ce qui est de l'application des précautions additionnelles recommandées, seulement 44 % des centres hospitaliers ont évalué l'observance de l'hygiène des mains parmi leur personnel au cours des douze mois précédant l'étude. Cela représente toutefois une amélioration comparativement en 2004.

Le regroupement des cas porteurs de SARM dans une unité de soins dédiée ou dans une section d'une unité de soins avec ou sans personnel dédié semble encore difficile à instaurer puisque la mise en place de cette mesure est semblable à ce qui était observé en 2004 (65 % en 2009 comparativement à 59 %).

Le fait marquant de cette étude est que 58 % des centres hospitaliers avaient un taux de prévalence de patients porteurs de SARM (colonisés ou infectés) de moins de 5 % parmi leur clientèle hospitalisé au moment de l'étude. Il est important de souligner que ces centres présentent un taux moyen d'incidence des bactériémies à SARM parmi les plus bas, une moyenne plus élevé de prélèvements pour dépistages par séjour hospitalier et que 73 % d'entre eux admettent les patients identifiés porteurs de SARM dans une cohorte sur une unité de soins distincte ou dans une section d'unité.

Quatre-vingt-quinze pour cent (95 %) des centres hospitaliers calculent périodiquement (annuellement ou périodiquement) leur incidence d'acquisition du SARM et diffusent ces données de surveillance aux gestionnaires de leur établissement.

Finalement, 92 % des répondants ont mentionné avoir de l'intérêt à participer à un programme provincial de surveillance du SARM qui inclurait la surveillance de tous les nouveaux cas de SARM (colonisés et infectés) d'acquisition nosocomiale.

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Type de publication: 

ISBN (électronique): 

978-2-550-61025-0

ISBN (imprimé): 

978-2-550-61024-3

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