Portrait de la situation du suicide au Québec

La Semaine nationale de prévention du suicide qui se déroule du 31 janvier au 6 février est l’occasion de rappeler que le suicide entraîne plus de 1 100 décès de Québécois et Québécoises chaque année. Il constitue la troisième cause de décès parmi la population âgée de 18 à 64 ans, après les cancers et les maladies du cœur[1]. Plus précisément, le suicide affecte plus les hommes que les femmes et on le retrouve le plus souvent parmi les personnes autour de la cinquantaine. On observe également que le taux de suicide des milieux défavorisés atteint le double de celui des milieux les plus favorisés.

Le suicide est un phénomène complexe pour lequel il n’existe pas de cause unique. Malgré tout, des preuves solides indiquent que le suicide est évitable. Les efforts d’identification et de prise en charge des individus manifestant des comportements suicidaires doivent être maintenus, voire accentués. Il en va de même des mesures pour restreindre l’accès aux moyens pour s’enlever la vie (armes à feu et médicaments, par exemple), qui sont reconnues efficaces pour diminuer les suicides (Florentine et Crane, 2010). Les mesures de promotion et de prévention en santé mentale, tout comme les mesures favorisant l’accès aux traitement des troubles mentaux parmi les groupes défavorisés, constituent des approches prometteuses pour réduire cette cause de décès.

L'INSPQ dresse annuellement un portrait général de la situation du suicide au Québec qui présente les plus récentes données disponibles.

Consultez la publication : La mortalité par suicide au Québec : 1981 à 2013 – Mise à jour 2016.

Données et graphiques des principales causes de décès au Québec (Santéscope).

 

[1] Calculé pour la période 2009-2011, source, Infocentre de santé publique du Québec, INSPQ.

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