Articles de mars 2018

Dans son plus récent avis, l’INSPQ rappelle que le casque de vélo est très efficace pour prévenir les blessures à la tête chez les cyclistes.

Par ailleurs, au Québec, la proportion de cyclistes portant volontairement un casque de vélo a considérablement augmenté au cours des dernières années.

Dans plusieurs régions, la proportion de cyclistes casqués est d’environ 70 %. Chez les 5 à 9 ans, le port du casque atteint 78 %.

Ce taux se rapproche du maximum de 80 % atteignable avec une loi qui rendrait le port du casque de vélo obligatoire. Une revue systématique des études publiées sur ce sujet suggère qu’une loi rendant obligatoire le port du casque de vélo peut contribuer à réduire le nombre de décès et d’hospitalisations associés aux blessures à la tête chez les cyclistes. Or, il est difficile de conclure avec certitude des effets réels d’une telle loi, notamment à cause des limites méthodologiques et des résultats parfois contradictoires des études disponibles.

L’INSPQ constate également que la revue systématique des études publiées ne permet pas d’éliminer la possibilité qu’une telle loi entraîne une réduction de la pratique du vélo, en particulier chez les jeunes. Cette possibilité est préoccupante puisque la pratique du vélo est difficilement remplaçable par une autre activité physique. Évidemment, une diminution de l’activité physique, notamment le vélo, a un impact négatif sur la santé. De plus, il faut considérer que la pratique de l’activité physique en bas âge est un bon prédicteur de l’activité physique à l’âge adulte.

Dans ce contexte, et en invoquant le principe de précaution, l’INSPQ croit qu’il est préférable de ne pas rendre obligatoire le port du casque de vélo au Québec et recommande plutôt d’accentuer les efforts de promotion du casque de vélo sur une base volontaire.

Enfin, en raison du potentiel des infrastructures cyclables, de leurs impacts favorables sur la pratique du vélo et sur la réduction de la dépendance à l’automobile, l’INSPQ recommande d’accentuer les efforts consentis à l’implantation d’infrastructures cyclables sécuritaires.

Consultez notre dossier sur le port du casque à vélo.

Dossier sur le port du casque à vélo

Catégories: 

Dans un avis récent, l’INSPQ documente la problématique de l’intoxication aiguë à l’alcool, notamment chez les jeunes, et tente de situer la place qu’occupent les boissons sucrées alcoolisées dans cette problématique.

Un peu plus de 2 300 jeunes âgés de 12 à 24 ans ont été reçus pour intoxication aiguë à l’alcool dans les urgences du Québec du 1er janvier 2017 au 26 novembre 2017. Près du cinquième d’entre eux étaient âgés de moins de 18 ans.

Une étude plus approfondie réalisée au CHU de Sherbrooke révèle que les trois quarts des jeunes vus dans ses services d’urgence avaient bu des boissons à forte teneur en alcool. Selon Réal Morin, médecin-conseil à l’INSPQ, « il n’est pas possible d’établir avec les données disponibles que les produits à haute teneur en sucre et en alcool soient la cause principale des intoxications observées au Québec. »

On constate cependant que les ventes de ces boissons sont en hausse dans les épiceries et les dépanneurs et que ce sont les produits de plus de 11 % d’alcool qui ont connu la plus forte progression, passant du simple au triple dans l’espace d’une seule année ».

Plusieurs facteurs rendent les boissons alcoolisées sucrées très populaires auprès des jeunes. Elles sont proposées aux consommateurs en différentes saveurs dans des canettes aux couleurs attrayantes, peuvent contenir une grande quantité d’alcool et sont souvent vendues à très bas prix.

« Il est bien documenté que les comportements de consommation d’alcool des jeunes sont influencés par la publicité des boissons alcoolisées. Or, les spécialistes de la vente de ce type de boissons sont particulièrement agressifs en matière de marketing, notamment en utilisant diverses plateformes Web qui sont très populaires auprès des jeunes et qui ne sont pas réglementées », poursuit Dr Morin.

Pour prévenir les intoxications et les autres problèmes causés par l’alcool, l’Institut suggère un ensemble de mesures :

  1. Fixer un prix minimum ajusté selon la concentration en alcool pour éviter la vente d’alcool à trop bas prix;
  2. Examiner la possibilité d’ajuster le format des canettes de sorte qu’elles ne contiennent pas plus que l’équivalent d’un verre d’alcool standard;
  3. Renforcer les campagnes d’information autour des événements associés à la consommation abusive;
  4. Appliquer de manière rigoureuse le règlement sur la promotion, la publicité et les programmes éducatifs en matière de boissons alcooliques, en reconnaissant que tous les messages publiés dans les pages et les comptes commerciaux des médias sociaux sont du contenu publicitaire.

Il est possible de consulter l’avis ici : https://www.inspq.qc.ca/publications/2360

Catégories: