Guy Sanfaçon

  • 30 septembre 2013

    La pollution atmosphérique est associée à une diversité d’effets sur la santé, variant de symptômes respiratoires bénins à de la mortalité prématurée. Ces effets sont généralement catégorisés en deux types : les effets à court terme (aigus) et les effets à long terme (chroniques).

    Les personnes vulnérables, notamment les personnes atteintes de problèmes respiratoires ou cardiovasculaires, sont plus sensibles aux variations de la qualité de l’air et peuvent ressentir certains effets associés à une exposition de courte durée aux polluants atmosphériques (Anderson et autres, 2003). Ceux-ci se traduisent généralement par l’aggravation d’une...

  • 22 février 2005

    Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz toxique que l’on ne peut ni voir, ni sentir. Ces propriétés particulières en font un contaminant insidieux dont l’exposition peut avoir de graves conséquences sur la santé, pouvant même entraîner le décès de la personne exposée. En milieu résidentiel, les principales sources sont les systèmes de chauffage et autres équipements fonctionnant à l’aide d’un combustible. La présence d’un garage intérieur, au sous-sol ou attenant à la résidence, représente également un risque d’intoxication au CO si on y laisse un véhicule à moteur en marche ou si on y utilise des équipements ou des outils fonctionnant à l’aide de combustible. Les saisons froides sont plus propices aux intoxications au CO en milieu résidentiel compte tenu de l’utilisation du chauffage...

  • 22 novembre 2004

    Le groupe de travail a reçu de l'Institut national de santé publique (INSPQ) le mandat de, en collaboration avec le réseau des Directions de santé publique (DSP), le laboratoire de la Direction de la toxicologie humaine de l'INSPQ et l'Institut Robert Sauvé de recherche en santé et en sécurité du travail (IRSST), proposer, en tenant compte des valeurs normales dans la population générale et pour les substances chimiques pour lesquelles un indice biologique existe, les valeurs seuils de déclaration par les laboratoires.

    Le groupe de travail propose une première révision des niveaux de déclaration après la première année de mise en vigueur du règlement puis à tous les trois ans selon les nouvelles données disponibles. Parallèlement à la date de révision, de nouvelles substances...

  • 16 février 2004

    En décembre 2002, le ministère de la Santé et des Services sociaux a confié à l'Institut le mandat de proposer les définitions nosologiques et les critères nécessaires pour gérer efficacement les maladies à déclaration obligatoire (MADO) par substances chimiques. Ce travail s'est fait en collaboration avec les directions de la santé publique et l'Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et sécurité du travail. Ce rapport s'inscrit dans ce mandat.

    Ce document d’appui est destiné à faciliter la surveillance et, le cas échéant, la déclaration des intoxications par toutes les substances chimiques aéroportées se présentant sous forme de gaz, de fumées ou de vapeurs et dont la toxicité est essentiellement de nature irritative. Les définitions proposées visent à améliorer la...

  • 14 novembre 2003

    Le Comité de santé environnementale du Québec (CSE) a parrainé, au milieu des années 1990, au nom de l'ensemble du réseau de santé publique, des travaux sur les maladies à déclaration obligatoire (MADO) d'origine chimique. Il voulait ainsi canaliser une véritable volonté de plusieurs professionnels œuvrant en santé au travail, en santé environnementale, en toxicologie et en prévention des traumatismes de développer un système de surveillance efficace des intoxications chimiques aiguës et chroniques pour lequel une base de données MADO représenterait une source de connaissances utiles à l'action. Évidemment, un des enjeux principaux était de s'assurer que des critères de validité des données soient respectés. Aussi, afin d'assurer la saisie d'information valide dans la base de données...

  • 12 septembre 2002

    Cet avis scientifique permet de statuer sur la pertinence de recommander l'utilisation de sirop d'ipéca et de charbon activé à la population comme mesure efficace de traitement lors d'une ingestion potentiellement toxique à domicile. L'utilité d'en promouvoir la distribution généralisée dans le cadre d'un programme de prévention s'adressant aux enfants est également étudiée.

    Les intoxications non intentionnelles constituent un problème de santé publique qui engendre chaque année au Québec des conséquences importantes en termes de morbidité et de mortalité. Ce sont les enfants de 1 à 4 ans qui sont le plus souvent hospitalisés pour des intoxications non intentionnelles. Elles représentent d’ailleurs, dans ce groupe, la cause la plus importante d’hospitalisation pour blessures,...

  • 13 août 2002

    Malgré les efforts déployés depuis quelques années, les expositions significatives au monoxyde de carbone (CO) sont encore fréquentes au Québec. L’utilisation de véhicules motorisés récréatifs dans des conditions inadéquates constitue l’une des activités susceptibles d’entraîner une surexposition à ce gaz.

    Les amateurs de compétitions impliquant des véhicules motorisés ignorent très souvent qu’ils peuvent s’exposer à des concentrations élevées de CO lorsqu’ils assistent à ce genre de spectacle. Il en est de même pour les adeptes de petits véhicules motorisés (go-karts) circulant sur des pistes aménagées à l’intérieur.

    Les expositions aux gaz d’échappement encourues lors des loisirs sont peu réglementées et peu surveillées au Québec. C’est pourquoi, les directions de...

  • 6 octobre 2001

    Il existe sur le marché canadien une multitude de produits insectifuges conçus pour prévenir les piqûres d’insectes chez les humains et les animaux. En vertu de la Loi sur les produits antiparasitaires, l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) autorise l’utilisation de cinq ingrédients actifs pouvant être appliqués chez l’humain. Il s’agit de l’huile de lavande, de l’huile de citronnelle, du di-n-propyl isocinchoméronate, du DEET (N,N-diéthyl-m-toluamide ou N,N-diéthyl-3-méthylbenzamide) et de l’huile de soya. Cependant, les produits insectifuges à base d’huile de soya ne sont plus disponibles sur le marché canadien.

  • 1 septembre 2000

    Cet avis fait d'abord état des connaissances sur les cas d'intoxication au CO reliés aux dynamitages en milieu habité puis présente brièvement la physiopathologie de l'intoxication au CO. Des hypothèses sur le processus de formation du CO lors du dynamitage et sur sa dispersion dans le sol sont ensuite émises. Un tableau résumant les cinq incidents répertoriés au Québec permet, par la suite, de vérifier les aspects communs entre les différents événements. Ce premier niveau d'analyse devrait permettre de proposer des mesures intérimaires pouvant être appliquées selon le cas par les entrepreneurs ou par les résidents vivant à proximité de lieux de dynamitage de manière à prévenir de nouveaux incidents pouvant avoir des conséquences importantes sur la santé de la population.

S'abonner à Guy Sanfaçon