La santé des communautés : perspectives pour la contribution de la santé publique au développement social et au développement des communautés

« La santé des communautés : perspectives pour la contribution de la santé publique au développement social et au développement des communautés » se veut d’abord et avant tout un document qui cerne ces types de développement et leur potentiel de rayonnement; il illustre les contributions possibles des intervenants à tous les niveaux du réseau québécois de la santé publique.

Au Québec, comme ailleurs, on reconnaît depuis plusieurs années que les déterminants les plus puissants de la santé et du bien-être sont sociaux, économiques et culturels. La littérature nous confirme que la pauvreté et en particulier les inégalités sociales sont à l’origine d’une plus grande morbidité et mortalité mais aussi de problèmes psychosociaux importants. Ces problèmes se concentrent dans des villes, des villages, des quartiers, des communautés dévitalisées ou qui se dévitalisent et influencent négativement la santé et le bien-être des individus et des communautés. Simultanément, on se questionne sur l’influence positive que pourraient avoir diverses mesures de développement social et de développement des communautés sur la santé des individus et des populations. Et on a trouvé des réponses, plusieurs probantes, d’autres prometteuses.

On se questionne entre autres sur la place que pourrait occuper l’action de santé publique dans le soutien à ces mesures de développement qui, en elles-mêmes, sont sous la responsabilité de l’ensemble de la société québécoise et de l’État mais surtout des communautés locales.

La santé publique cherche à améliorer la santé en agissant sur ses déterminants et sur les systèmes qui les régissent. Son mode principal d’intervention s’inscrit dans des programmes qui ciblent des groupes à risque particulier, ou des problèmes ou des déterminants précis pouvant compromettre la santé et le bien-être. Même dans les programmes de santé publique « classique », comme l’immunisation ou encore le dépistage du cancer du sein, l’engagement de la communauté peut amener une différence significative, par exemple dans les taux de participation des personnes visées.

Les Centers for Disease Control and Prevention américains affirment ceci : « Il semble se dégager un consensus dans la littérature à l’effet que d’entreprendre et de soutenir le renforcement (empowerment) des capacités de décision et d’action des communautés en faveur de la santé, constitue un élément critique dans la promotion de la santé, la protection et la prévention. L’impact des programmes qui ciblent les changements de comportement individuels est souvent éphémère et dilué à moins que des efforts ne soient faits pour apporter des changements systématiques à plusieurs niveaux de la société. »

Les intervenants de santé publique ont à relever le défi de concilier l’approche de programmation sociosanitaire avec celle de participation sociale, celle d’empowerment et avec un projet provenant du milieu. Ces deux approches peuvent être complémentaires sans constituer dans les faits deux solitudes. L’efficacité devrait surgir de leur association.

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ISBN (imprimé): 

2-550-39175-6

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