Programme de surveillance du pneumocoque : rapport 2005

Le Streptococcus pneumonaie est un pathogène qui continue d’être responsable de nombreux cas d’infections graves telle la pneumonie et la méningite, particulièrement chez les jeunes enfants, les personnes âgées de 65 ans et plus ainsi que celles présentant des conditions médicales particulières. À ces infections sévères, sont associées de la morbidité et de la mortalité importante dans le traitement s’est vu compliqué compte tenu de l’augmentation de la résistance aux antimicrobiens notée à travers le monde.

Le pneumocoque est une germe encapsulé qui est classifié en au moins 90 sérotypes. Cependant, la majorité des cas sont associés à un nombre plus restreint de sérotypes et au cours des ans, des vaccins ont été développés pour prévenir ces infections.  Un premier vaccin polysaccharidique contenant 23 des sérotypes les plus courant et ciblant les personnes de deux ans et plus a  été homologué au Canada en 1983. En 1999, débutait un programme de vaccination visant les personnes de deux ans et plus présentant des conditions médicales particulières alors qu’en 2000, le programme incluait les personnes de 65 ans et plus.

L’introduction, en décembre 2004, du programme de vaccination avec le vaccin conjugué heptavalent chez les enfants de moins de 5 ans a eu des répercussions tant sur le nombre de cas d’infections invasives chez ce groupe d’âge, que sur la distribution des sérotypes et les taux de résistance aux antibiotiques. En effet, depuis l’implantation de ce programme, on note parmi l’échantillonnage des souches isolées chez les enfants de moins de cinq ans dans les hôpitaux sentinelles, une diminution du nombre total de cas et de la proportion de souches appartenant à un des 7 sérotypes inclus dans le vaccin conjugué heptavalent ainsi qu’une baisse de la proportion de souches trouvées non sensibles à la pénicilline G.

Bien que nous ne puissions affirmer que les changements observés en 2005 sont dûs uniquement à l'introduction du nouveau programme de vaccination, on peut certainement observer des changements dans la distribution des sérotypes impliqués parmi les cas déclarés. Il sera donc important de poursuivre la surveillance des infections invasives à pneumocoque afin de suivre l'évolution de l'épidémiologie de ces infections, d’établir la prévalence des sérotypes impliqués ainsi que leur profil de sensibilité aux antibiotiques et d’évaluer à plus long terme l’impact du nouveau programme de vaccination.

 

Auteur(s): 

Sujet(s): 

Type de publication: 

ISBN (électronique): 

2-550-48239-5

ISBN (imprimé): 

2-550-48238-7

ISSN (électronique): 

1911-5709

ISSN (imprimé): 

1714-5929

Notice Santécom: