Surveillance des souches de Neisseria gonorrhoeae résistantes aux antibiotiques dans la province de Québec - Rapport 2000

Le Laboratoire de santé publique du Québec continue d'assurer la surveillance épidémiologique des souches de Neisseria gonorrhoeae productrices de pénicillinase (NGPP) et des autres souches résistantes aux antibiotiques avec la collaboration, en 2000, de 108 laboratoires hospitaliers et privés de la province de Québec.

En 2000 toutes les souches de Neisseria gonorrhoeae envoyées au LSPQ ont été caractérisées selon leur sensibilité vis-à-vis les antibiotiques suivants : pénicilline, tétracycline, spectinomycine, ceftriaxone et ciprofloxacine. Les souches présentant une résistance à au moins un des antibiotiques listés précédemment sont envoyées au Laboratoire de lutte contre la maladie, à Winnipeg, pour une caractérisation plus poussée (profil plasmidique, auxotypie, sérologie ou amplification génique) dans le cadre du programme de surveillance canadien.

Le nombre de cas de gonorrhée répertoriés en 2000 s’est élevé à 661, une augmentation de 10,2% par rapport à l’année 1999. Cette augmentation s’observe tout particulièrement dans la région de Montréal ainsi que dans les régions de Mauricie/ Bois-Francs et de Nunavik.

Un total de 488 souches (73,8%) parmi les 661 cas de gonorrhée signalés au LSPQ en 2000 ont été caractérisées. Il en ressort que 218/488 (44,7%) sont résistantes à au moins un des antibiotiques testés au LSPQ et que 70 sont productrices de b-lactamase, établissant le taux annuel de NGPP à 10,6% (70/661), une augmentation importante par rapport au taux de 6,5 % établi l’an dernier. Outre la résistance plasmidique à la pénicilline par la production d’une b-lactamase, le gonocoque a démontré sa capacité à développer d’autres types de résistance (plasmidique ou chromosomique) aux antibiotiques suivants : pénicilline, tétracycline, ciprofloxacine.

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ISSN (électronique): 

1921-670X

ISSN (imprimé): 

1714-5368

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