Prise en charge des personnes considérées rétablies et présentant à nouveau un test positif pour le SRAS-CoV-2

Contexte

Cet avis porte sur l’interprétation de ces résultats, sur la prise en charge des personnes qui présentent à nouveau un TAAN positif (ARN détecté) après avoir été considérées rétablies et sur la prise en charge des personnes considérées comme étant un cas confirmé par lien épidémiologique présentant un TAAN positif (ARN détecté) après avoir été considérées rétablies.

Méthodologie

La banque de données OVID a été interrogée le 22 avril et le 21 août 2020 en utilisant les mots clés suivants :

("SARS-CoV-2" OR "SARS-CoV" OR "Covid" OR "Covid-19" OR "2019-nCoV" OR "nCoVy" OR "WN-CoV" OR (wuhan* AND (coronavirus* or virus*)) OR "new coronavirus" or "novel coronavirus" or (china AND coronavirus)).ti,ab., ("SARS-CoV-2" OR "SARS-CoV" OR "Covid" OR "Covid-19" OR "2019-nCoV" OR "nCoVy" OR "WN-CoV" OR coronavirus*).ti,ab. Et Immuned" or immunity or "viral clearance" or reinfect* or "re-infected" or "re-infection" or recurrence or relaps* or reoccuren* or recrudescence* or ((post or after) adj3 (recover* or discharge or symptoms or "new" or second))).ti,ab. or recurrence.

Pour la recherche de littérature grise, le moteur de recherche Google a été utilisé en utilisant la stratégie suivante : intitle :(reinfection OR re-infection OR immuned OR relapse) (covid OR coronavirus) filetype : pdf (site : .org OR site : .edu OR site : .gov OR site : .ca OR site : .au OR site : .eu).

La veille scientifique de l’INSPQ a été consultée par la suite à chaque publication pour la recherche d’articles pertinents à la rédaction de cet avis.

Cet avis a fait l’objet d’une consultation au Comité sur les infections nosocomiales le 9 septembre 2020 et à la Table de concertation nationale des coordonnateurs en maladies infectieuses le 27 août 2020.

Les recommandations contenues dans ce document sont dérivées de la littérature publiée et la littérature grise en date du 26 août 2020.

Constats

La réinfection

Lors de la rédaction de l’avis, aucun critère clinique pour confirmer une réinfection n’a été déterminé. L’Institut national d’excellence en santé et services sociaux (INESSS) a publié un avis sur la rechute et la réinfection le 12 mai 2020(1). Cet avis portait sur la possibilité que des personnes rétablies d’une infection causée par le SRAS-CoV-2 (selon les critères de l’INSPQ) et présentant à nouveau des symptômes et un test de détection positif puissent avoir une rechute ou une réinfection. L’INESSS a statué qu’il n’y avait pas d’évidences scientifiques suffisantes pour conclure sur la présence ou non d’un risque de réinfection.

Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC)1 aux États-Unis et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS)2 stipulent qu’il n’existe actuellement pas de preuves scientifiques permettant de confirmer ou d’exclure la possibilité d’une réinfection. Les services de santé de l’Alberta3 mentionnent qu’une réinfection est peu probable à court terme, mais que la possibilité d’une réinfection ne peut pas complètement être exclue. La plupart de ces cas possibles de réinfection n’en sont pas et ils sont probablement associés à la détection inconstante de l’ARN viral par les tests d’amplification des acides nucléiques (TAAN).

Voici les points clés des études consultées sur le sujet.

Étude Devis de l’étude Résultats marquants Commentaires ou conclusion

Bentivegna et coll.
Juin 2020(2)

Étude de cas

Une patiente atteinte d’une pneumonie associée à la COVID-19 avec une sérologie IgG positive et des résultats TAAN négatifs au congé a été hospitalisée à nouveau pour une infection urinaire. Pendant cette deuxième hospitalisation, elle a été exposée à une personne infectée par le SRAS-CoV-2. Elle a présenté 23 jours plus tard un TAAN positif et une séroconversion des IgM. Il n’y avait pas de leucopénie ni atteinte des marqueurs inflammatoires et l’investigation radiologique rapportait une amélioration de l’image radiologique.

Des auteurs d’une revue de littérature suggèrent qu’une réinfection pourrait être possible pour ce cas(3).

To et coll.
25 août 2020(4)

Étude de cas

Homme de 33 ans, asymptomatique, ayant été testé positif 145 jours après le premier épisode.

Premier cas de réinfection documenté (Hong Kong) par analyse phylogénétique.

Abu-Raddad et coll.
 août 2020(5)

Analyse banque de données. non révisée par les pairs

L’étude a évalué le risque de réinfection dans une population à risque élevée d’être réexposée, au Qatar. Il a été estimé que la moitié de la population a été infectée par le SRAS-CoV-2. Parmi les personnes ayant eu de multiples tests positifs (n = 15 808), 243 ont eu un test positif 45 jours ou plus après le premier test positif. Le seuil de cycle thermique (Ct) utilisé dans cette étude pour déterminer une réinfection était de 30 et moins ou plus de 30 avec une évidence contextuelle de réinfection.

Un risque de réinfection de 0,04 % (IC 95 % : 0,03-0,5 %) a été calculé. Une analyse de sensibilité utilisant une Ct de 25 ou moins a évalué un risque de réinfection à 0,01% (IC 95 % : 0,01 %-0,02 %).

L’immunité post infection

L’OMS, dans une note datée du 24 avril n’ayant pas été mise à jour, rapporte qu’il n’y a aucune étude ayant évalué si la présence d’anticorps contre le SRAS-CoV-2 confère une immunité à une infection subséquente2.

Des études chez les macaques ont démontré la présence d’une réponse immunitaire protectrice (2, 3). L’INESSS affirme que : « Les études rapportant des données sur la réponse immunitaire à la suite d’une infection par le SRAS-CoV-2 peuvent informer sur la susceptibilité des patients d’être protégés d’une réinfection. Une production d’anticorps neutralisants dirigés contre le SRAS-CoV-2, chez des patients rétablis, a été rapportée dans la littérature. Toutefois, des questions subsistent quant à la proportion de patients capables d’en produire suffisamment pour neutraliser le virus. »(1)

Aux États-Unis, les CDC mentionnent qu’une récurrence de COVID-19 semblerait être une situation rare, ceci suggérant que la présence d’anticorps peut conférer au moins une immunité à court terme à l’infection au SRAS-CoV-24. Les modèles animaux rapportant une protection contre une réinfection lorsque réexposés au virus et le fait que le développement d’anticorps chez l’humain est en corrélation avec une baisse de la charge virale suggèrent que la présence d’anticorps peut diminuer la contagiosité d’une personne et offrir un certain niveau de protection contre une réinfection. Cependant, les données définitives sont absentes et il existe une incertitude quant à la protection contre la réinfection conférée par les anticorps (neutralisants ou totaux) développés chez les individus et, le cas échéant, quant à la concentration d’anticorps requise pour conférer une telle protection4.

Voici les études consultées sur le sujet.

Étude Devis de l’étude Résultats marquants Commentaires

Grifoni et coll.
20 mai 2020(8)

Étude clinique

Une étude chez des cas de COVID-19 convalescents a démontré que ceux-ci développent une proportion importante de lymphocytes T CD4+, responsables de la stimulation de la production d’anticorps, et CD8+, qui permettent l’élimination des cellules infectées.

Ces résultats suggèrent que la plupart des individus infectés auraient moins de probabilité d’être réinfectés ou au moins de développer un éventuel épisode moins sévère

Lu, et coll.
24 août 2020(9)

Étude clinique non révisée par les pairs

Dans cette étude, 87 personnes ayant eu leur congé ont été testées positives à nouveau. Des tests ont été effectués, notamment une culture virale et des sérologies, pour vérifier la présence d’anticorps neutralisants. Sur les 87 cas, 70 ont été prélevés à nouveau : 59 sérums ont été obtenus et 98 % (58/59) ont démontré la présence d’anticorps neutralisants. Pour 33 cas avec un TAAN positif, les cultures virales sont revenues négatives.

On ne connait pas la durée de la persistance de ces anticorps. Par contre des études ont démontré la présence d’anticorps jusqu’à 94 jours de suivi(3).

Yubero et coll.
Juillet 2020(10)

Analyses de sensibilité sur un modèle épidémiologique
Étude non révisée par les paires

Des chercheurs ont appliqué un modèle mathématique (technique EAKF) en utilisant les données de mortalité de la ville de New York pour évaluer la durée de l’immunité. La durée de celle-ci serait de 105 à 211 jours (IC 90 %) ou de 80 à 288 jours (IC 95 %).

Dans la discussion, les auteurs mentionnent que la durée de l’immunité chez une personne guérie serait de 3,5 mois, probablement plus près de 5 mois mais possiblement pas plus de 7 mois.

Études portant sur les cas ayant présenté un test positif après un test négatif

Les études de suivi des personnes infectées ont démontré que les tests TAAN peuvent être positifs jusqu’à 48 jours(11) et même 82 jours après le début des symptômes (CDC de Corée)5.

La probabilité d’un test faux négatif précédant le résultat positif existe. Les raisons pouvant expliquer un test faussement négatif sont multiples, notamment :

  • une charge virale faible;
  • l’inactivation thermique ou chimique du virus;
  • la conservation inadéquate du spécimen entre le prélèvement et l’analyse;
  • les procédures inadéquates de collecte (pharynx vs nasopharynx) ou la présence de substances inhibitrices.

Parmi les rapports de cas de personnes rétablies ayant un test à nouveau positif, on trouve des personnes qui présentaient une disparition des symptômes, une amélioration de ceux-ci ou une persistance de toux résiduelle. Les tests ont été trouvés positifs 6 jours après le congé de l’hôpital dans la publication de Tao et coll.(12), et de 14 et 22 jours dans la publication de Ravioli et coll.(13). Un rapport de cas en Italie rapporte le développement de symptômes avec test positif 30 jours après le test négatif(14). Cependant un diagnostic alternatif (embolie pulmonaire) pourrait expliquer les symptômes présentés par le patient.

Les CDC de Corée ont effectué une enquête épidémiologique pour 285 des 447 cas testés à nouveau positifs après la période d’isolement (59,6 % dans le cadre d’un dépistage et 37,5 % parce qu’ils présentaient des symptômes)5. Le nombre moyen de jours entre les symptômes initiaux et le test positif après le congé de l’hôpital ou la fin de l’isolement était de 44,9 jours (2 à 82 jours). Le nombre moyen de jours entre le congé de l’hôpital ou la fin de l’isolement et le test positif était de 14,3 jours (1-37 jours). L’enquête épidémiologique réalisée pour les 285 cas, dont 126 étaient symptomatiques, a démontré qu’il n’y a pas eu de contact infecté par un cas testé à nouveau positif parmi les 790 contacts identifiés. Pour 108 cas testés à nouveau positifs et dont une culture virale a été effectuée, aucune n’est revenue positive pour le SRAS-CoV-25.

Une étude chinoise a évalué les contacts de 30 personnes testées à nouveau positives et symptomatiques lors d’un suivi de 14 jours, et aucune transmission n’a été rapportée chez les contacts(15).

Selon un comité consultatif constitué pour conseiller le MSSS, « il n’est pour l’instant pas pertinent de refaire un TAAN chez un patient qui a déjà été confirmé positif, mais qui aurait obtenu par la suite deux TAAN négatifs, surtout s’il ne présente plus de symptôme et répond aux critères de guérison à l’intégration ou à l’admission dans ces milieux »6,7,8.

La transmission

Le risque de transmission du SRAS-CoV-2 est modulé par plusieurs facteurs, notamment :

  • la charge virale;
  • le degré de proximité physique entre le cas et le contact et sa durée;
  • le moment de l’exposition (autour de l’apparition des premiers symptômes ou plus tard);
  • la présence ou non de symptômes et leur nature chez le cas (ex. : présence de toux);
  • le comportement du cas (ex. : chanter);
  • l’environnement (ex. : ventilation, niveau d’humidité, etc.);
  • l’application de mesures préventives (ex. : isolement du cas, port de masque par le cas ou par le contact et le type de masque utilisé).

De façon générale, plusieurs études rapportent un risque de transmission plus important pour les contacts domiciliaires que pour les autres types de contacts. À titre d’exemple, dans les études révisées, le taux de transmission du cas index à ses contacts domiciliaires variait de 6,6 % à 11,8 % alors que pour les contacts considérés étroits hors domicile, il variait de 0,1 % à 6,6 %)(16–24). Une méta-analyse a calculé un risque plus élevé pour les conjoints 43,4 % (IC 95 :27,1-59,6) comparativement aux autres types de liens : non conjoint, membre de la famille, un proche intime, autre type de proche (18,3 % IC 95 :10,4-26,2)(25).

Les symptômes

Le tableau clinique de la COVID-19 présente des symptômes communs avec plusieurs infections. Des études ont estimé, notamment, les valeurs prédictives positives (VPP) ainsi que la sensibilité et spécificité associées aux symptômes. D’autres ont tenté d’identifier si des symptômes pouvaient prédire une infection au SRAS-CoV-2. Les valeurs des VPP présentées doivent être prises avec circonspection, car elles varient selon la prévalence de l’infection dans la population. Par exemple, un contact domiciliaire d’un cas confirmé présentant de l’anosmie risque d’avoir une VPP plus élevée qu’une personne issue de la population générale sans contact avec un cas.

Voici les points clés des études consultées sur le sujet.

Étude Devis de l’étude Résultats marquants

Haehner et coll.
Juin 2020(26)

Étude de cohorte transversale contrôlée

Dans le cadre de cette étude en Allemagne, dans un centre de test pour la COVID-19 où 6,8 % des personnes symptomatiques ont eu un résultat positif pour la COVID-19, les auteurs ont calculé pour le symptôme d’anosmie, en excluant tous ceux qui avaient aussi le nez bouché, une spécificité de 97 %, une sensibilité de 65 %, une VPP de 63 % et une valeur prédictive négative (VPN) de 97 %. Les VPP pour les autres symptômes n’ont pas été calculées.

Zayet et coll.
14 mai 2020(27)

Étude rétrospective

Cette étude en France réalisée en mars et avril 2020 chez des personnes consultant pour un tableau clinique possiblement associé à la COVID-19 a déterminé les VPP, sensibilités et spécificités suivantes :

Symptôme

VPP

Sensibilité

Spécificité

Fièvre

47 %

74 %

34 %

Myalgie

47 %

75 %

35 %

Toux

44 %

79 %

21 %

Dyspnée

44 %

42 %

21 %

Dysgueusie

77 %

65 %

84 %

Anosmie

77 %

63 %

85 %

Dysgueusie ET anosmie

83 %

55 %

91 %

Dysgueusie OU anosmie

73 %

74 %

78 %

Rhinorrhée

44 %

63 %

37 %

Symptômes gastro-intestinaux

43%

58 %

43 %

Dawson et coll.
21 juin 2020(28)

Enquête épidémiologique
Échantillon de convenance

Cette étude aux États-Unis chez les cas et leurs contacts domiciliaires testés positifs pour la COVID-19 a montré les VPP suivantes :

Symptôme

VPP

Perte du goût avec ou sans perte d’odorat qu’elle soit partielle ou complète

80 à 86 %

Perte de l’odorat complète ou partielle

86 à 89 %

Perte complète du goût ou de l’odorat

86 %

Toux

48 %

Fièvre

75 %

Myalgies

73 %

Difficulté respiratoire

83 %

Céphalée

47 %

Diarrhée

23 %

Mal de gorge

41 %

Analyse

À ce jour, aucun organisme de santé publique ou société savante n’a statué sur la durée de l’immunité d’un épisode infectieux de COVID-19 ou sur des critères permettant de statuer sur la réinfection d’un cas.

Comme mentionné précédemment, les études de suivi des personnes infectées ont démontré que les TAAN peuvent être positifs jusqu’à 82 jours (CDC Corée)9 après le début des symptômes.

Dans l’état actuel des connaissances, il est impossible de déterminer le délai à partir duquel un deuxième test positif peut être considéré comme une nouvelle infection. Par contre, il est plausible de considérer que plus la date du nouveau test positif est rapprochée du premier test positif, moins la possibilité d’une réinfection est présente, et qu’il s’agit plus probablement de persistance d’ARN viral. Dans la même logique, plus cette date est éloignée, plus la possibilité d’une réinfection peut être envisagée. Particulièrement dans un contexte où la personne est symptomatique et que des tests multiplex ont éliminé la présence d’autres virus respiratoires.

Un comité consultatif constitué par le MSSS a jugé qu’il est raisonnable de croire que la protection immédiate conférée à la suite de la COVID-19 est à l’intérieur de trois mois, sur la base de l’histoire naturelle de la maladie pour les autres infections à coronavirus10. Ainsi, une réinfection est peu probable dans les trois mois suivant un premier épisode. Il n’est pas exclu que ce délai soit plus long. Les informations actuellement disponibles ne permettent pas de statuer sur une durée de l’immunité de plus de 3 mois.

En plus des résultats des analyses microbiologiques complémentaires et de l’évaluation clinique, le contexte épidémiologique doit aussi être considéré. Par exemple une personne ayant un test positif pour un virus respiratoire et n’ayant pas eu de contact à risque modéré ou élevé dans les 14 derniers jours ne devrait pas être considérée comme un cas de réinfection par le SRAS-CoV-2. Dans le cas où il y aurait une exposition à risque, une co-infection ne peut pas être exclue(29).

Un diagnostic de réinfection peut être envisagé selon l’interprétation des tests de laboratoires (détecté, détecté faible quantité d’ARN, non détecté), culture virale et analyse phylogénétique si disponibles, en fonction du tableau clinique et du contexte d’exposition.

Les données pour l’interprétation des résultats de tests positifs après un test négatif sont peu nombreuses et plusieurs de ces études ont été publiées sans revue par les pairs. Par contre, on observe une certaine concordance entre les différentes études. Dans l’état actuel des connaissances, les interprétations possibles d’un nouveau test positif pour le SRAS-CoV-2 selon l’état clinique de la personne et les circonstances de la levée de l’isolement sont les suivantes :

Interprétations possibles chez une personne rétablie présentant ultérieurement un TAAN positif

Rétablissement TAAN positif et Absence de symptômea TAAN positif et Présence de symptômeb
Cas initialement confirmé par laboratoire

Critères de levée de l’isolement rencontrésc et deux TAAN négatifs
(rétabli)

  • Persistance de virus (ARN détecté)
  • Excrétion virale intermittente, quantité de virus à la limite de la détection
  • Nouveau test plus sensible que les précédents
  • Persistance de virus (ARN détecté)
  • Excrétion virale intermittente, quantité de virus à la limite de la détection
  • Nouveau test plus sensible que les précédents
  • Autre cause expliquant les symptômes
  • Réinfection possibled

Critères de levée de l’isolement rencontrésc, pas de TAAN effectué
(rétabli)

  • Persistance de virus (ARN détecté)
  • Excrétion virale intermittente, quantité de virus à la limite de la détection
  • Persistance de virus (ARN détecté)
  • Excrétion virale intermittente, quantité de virus à la limite de la détection
  • Nouveau test plus sensible que les précédents
  • Autre cause expliquant les symptômes
  • Réinfection possibled
Cas initialement confirmé par lien épidémiologique

Critères de levée d’isolement rencontrésc, pas de TAAN effectué
(rétabli)

  • Sauf exception, considérer comme une infection COVID-19 asymptomatique
  • Sauf exception, considérer comme une infection COVID-19 symptomatique

a Ou amélioration des symptômes.
b Réapparition de symptômes compatibles avec la COVID-19 après une disparition des symptômes initiaux.
c Consulter le guide gestion des cas et des contacts COVID-19 : Mesures pour la gestion des cas et des contacts dans la communauté.
d Une réinfection possible peut être documentée en comparant les résultats des TAAN : passage d’un résultat détecté avec faible quantité d’ARN à un résultat détecté lors d’un délai de plus de 90 jours.

Un cas confirmé par lien épidémiologique présentant ultérieurement des symptômes et un TAAN positif

Selon les taux de transmission rapportés dans les études, il est difficile d’affirmer dans quelle proportion les cas confirmés par lien épidémiologique sont réellement des cas de COVID-19 qui auraient été confirmés si un TAAN avait été réalisé. De plus, les symptômes associés sont généralement communs à d’autres infections respiratoires. Généralement, aux fins d’intervention et dans une approche de suppression de la transmission, il serait alors prudent de considérer un cas confirmé par lien épidémiologique comme n’ayant pas fait la maladie11.

Recommandations

Cas rétabli d’une COVID-19 confirmée par laboratoire

A. Investigation d’une personne ayant à nouveau un test positif dans un délai de 90 jours ou moins (date d’apparition du premier symptôme associé à la COVID-19 ou date de prélèvement si asymptomatique)

Personne asymptomatique :

  • Il n’est pas recommandé de procéder à des tests supplémentaires.

Personne symptomatique :

  • Ne pas considérer une réinfection par le SRAS-CoV-2;
  • Investigation selon la présentation clinique (exemple : recherche d’influenza ou d’autres virus respiratoires pour un syndrome respiratoire aigu);
  • Pas d’intervention de santé publique pour la COVID-19.

B. Investigation d’une personne ayant à nouveau un test positif plus de 90 jours après l’épisode initial (date d’apparition du premier symptôme associé à la COVID-19 ou date de prélèvement si asymptomatique)

Investigation recommandée pour une personne symptomatique :

En tout premier lieu, le clinicien doit effectuer une évaluation clinique diligente et approfondie pour vérifier si les symptômes peuvent être expliqués par un diagnostic alternatif (ex. : pneumonie bactérienne, embolie pulmonaire, insuffisance cardiaque, etc.) d’une part et d’autre part, documenter le contexte épidémiologique du nouvel épisode.

Les tests suivants devraient être effectués selon leur disponibilité :

  • Rechercher la présence d’un autre virus pathogène respiratoire (ex. : influenza, parainfluenza, etc.);
  • Répéter le TAAN pour une comparaison des résultats obtenus (détecté, détecté faible quantité d’ARN).

Dans un deuxième temps, une consultation avec un microbiologiste-infectiologue est souhaitée pour :

  • L’interprétation des résultats entre les TAAN;
  • Déterminer si les analyses suivantes sont requises :
    • Une culture virale;
    • Une analyse phylogénétique afin de déterminer s’il s’agit de la même souche virale12 .
  • Une sérologie pour la recherche d’anticorps neutralisants lors du nouveau test positif et 21 jours plus tard.

En ce qui concerne l’intervention de santé publique, les actions à poser pour la gestion des cas et des contacts doivent être entreprises selon le diagnostic clinique puisque les résultats de la culture virale et de l’analyse phylogénétique ne sont pas disponibles dans un délai rapide pour permettre de statuer sur la possibilité de réinfection ou d’une réactivation d’une infection. Le diagnostic de COVID-19 est un diagnostic d’exclusion, c’est-à-dire que toute autre cause alternative a été éliminée. Ainsi, le cas devrait être isolé pendant l’investigation. En l’absence de diagnostic alternatif, appliquer les mesures de gestion des contacts recommandées pour les cas de COVID-19.

Investigation recommandée pour une personne asymptomatique :

Questionnaire exhaustif : vérifier la présence de symptômes13.

  • Si présence de symptômes à l’évaluation : voir section précédente.
  • Si absence de symptômes : Répéter le TAAN pour une comparaison des résultats obtenus : détecté, détecté faible quantité d’ARN, non détecté.
  • Au besoin, se référer au document gestion des cas asymptomatiques présentant un premier test d’amplification des acides nucléiques (TAAN) et de leurs contacts.

Cas rétabli d’une COVID-19 confirmée par lien épidémiologique

Évaluation clinique et épidémiologique de l’épisode initial

A. Si le cas a présenté un tableau clinique fortement associé à la COVID-19 (anosmie avec ou sans agueusie ou dysgueusie) lors de l’épisode initial

  • Gérer comme un cas rétabli d’une infection à SRAS-CoV-2 confirmée par laboratoire.

B. Si l’évaluation ne permet pas de statuer que le cas peut être considéré comme un cas confirmé par laboratoire lors de l’épisode de confirmation par lien épidémiologique14

La gestion des personnes ayant à nouveau un test positif en attente des résultats de l’investigation complémentaire (section précédente)

Synthèse des interventions à entreprendre pour un cas de COVID-19 confirmé par un test de laboratoire considéré rétabli ayant à nouveau un test positif

Symptômes associés à la COVID-19/délai écoulé depuis le début du premier épisode de la maladieA Investigation clinique Isolement Recommandation/consignes Enquête épidémiologique Contacts

Absence;
Délai ≤ 90 jours

  • Non

Non

  • Aucune intervention supplémentaire
  • Non
  • Pas de recherche de contacts

Présence;
Délai ≤ 90 jours

  • Oui
  • Ne pas considérer une réinfection
  • Investigation selon présentation cliniqueB

Oui, selon syndrome

  • Isolement en attendant le résultat de l’investigation cliniqueF

Non

  • Pas de recherche de contacts

Absence;
Délai > 90 jours

  • OuiC
  • Répéter TAAND
  • Si résultat négatif : voir conduite : délai 90 jours
  • Si résultat passe de détecté faible quantité d’ARN à détecté : consultation MIE
  • OuiC

 

  • IsolementG en attendant le résultat de l’investigation cliniqueF

Réinfection COVID : OuiG,H

  • Diagnostic COVID : recherche de contacts et prise en chargeG

Présence;
Délai > 90 jours

Oui

  • Rechercher un diagnostic alternatif
  • recherche de virus respiratoiresB
    /répéter TAAN4
  • Consultation MIE
  • Oui, selon syndrome
  • IsolementG en attendant le résultat de l’investigation cliniqueF

Diagnostic alternatif : NON

Réinfection COVID : OuiG,H

Diagnostic alternatif : pas de recherche de contact

Diagnostic COVID : recherche de contacts et prise en chargeG

A Début maladie : date du premier symptôme ou date du premier test positif.
B Exemple : test multiplex pour l’ensemble des virus respiratoires et non seulement l’influenza.
C Possibilité que la personne soit en phase pré symptomatique.
D Comparaison des résultats obtenus ex : passage d’un résultat détecté faible quantité d’ARN à un résultat détecté.
E Une consultation avec un microbiologiste-infectiologue est souhaitée pour déterminer si les analyses suivantes sont requises :
- Une culture virale pour recherche de SRAS-CoV-2 capable de se répliquer;
- Une analyse phylogénétique afin de déterminer s’il s’agit de la même souche virale.
F L’isolement doit être mis en place et il pourra être levé si diagnostic alternatif ou modifié selon l’agent infectieux identifié lorsque les résultats des analyses effectuées (test multiplex, culture virale, analyse phylogénétique si effectuée) sont reçus et interprétés selon le contexte clinique. Par exemple, pour un diagnostic d’influenza, un isolement de 5 jours ou jusqu’à 24 heures après la disparition des symptômes, ou le délai le plus long des deux est recommandé.
G Consulter le guide gestion des cas et des contacts COVID-19 : Mesures pour la gestion des cas et des contacts dans la communauté.
H Les consignes d’isolement préventif et de gestion des contacts restent les mêmes que pour le premier épisode.

Synthèse des interventions à entreprendre pour un cas de COVID-19 considéré rétabli confirmé par lien épidémiologique et considéré rétabli ayant un test positif

Symptômes lors du premier épisode Statut Conduite à tenir

Présence d’anosmie et/ou dysgueusie/agueusie

  • Considérer comme cas confirmé par laboratoire
  • Voir le tableau Synthèse des interventions à entreprendre pour un cas de COVID-19 considéré rétabli confirmé par un test de laboratoire ayant à nouveau un test positif.

Absence d’anosmie et/ou dysgueusie/agueusie

  • Ne pas considérer comme ayant fait la COVID-19

Si une réinfection est documentée, une enquête épidémiologique doit être faite comme lors d’un premier épisode. Les consignes d’isolement et de gestion des contacts restent les mêmes que pour le premier épisode (voir le document COVID-19 : Mesures pour la gestion des cas et des contacts dans la communauté).

Si une personne présente un deuxième TAAN positif et que l’investigation microbiologique ainsi que l’interprétation des résultats obtenus amènent à la conclusion qu’il s’agit d’une réinfection, ce nouvel épisode doit être saisi dans le fichier de surveillance.

Intervention à entreprendre pour un cas de COVID-19, confirmé par un test de laboratoire, considéré rétabli et ayant à nouveau un test positif

Intervention à entreprendre pour un cas de COVID-19, confirmé par lien épidémiologique, considéré rétabli et ayant un test positif

 


1 https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/hcp/faq.html consulté le 26 mai et le 27 août 2020.
2 https://www.who.int/news-room/commentaries/detail/immunity-passports-in-the-context-of-covid-19 consulté le 26 mai 2020 et le 27 août 2020.
3 https://www.albertahealthservices.ca/assets/info/ppih/if-ppih-covid-19-reinfection-rapid-review.pdf consulté le 27 mai 2020 et le 27 août 2020.
4 https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/lab/resources/antibody-tests-guidelines.html#anchor_1590264247573 consulté le 26 mai 2020.
5 https://www.cdc.go.kr/board/board.es?mid=a30402000000&bid=0030 consulté le 21 mai 2020.
6 https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2020/20-210-193W.pdf le 10 juin 2020.
7 Signes et symptômes typiques de COVID-19 : Fièvre, apparition ou aggravation de toux, difficultés respiratoires, radiographies thoraciques montrant des infiltrats pneumoniques invasifs dans les deux poumons, fatigue [MSSS; OMS].** Signes et symptômes atypiques de COVID-19 : Céphalée, mal de gorge, symptômes gastro-intestinaux, courbatures, congestion nasale, conjonctivite, perte du goût (agueusie), perte de l’odorat (anosmie), éruption cutanée, décoloration des doigts de la main ou du pied, vascularite inflammatoire multi-systémique, exacerbation de conditions chroniques, delirium, déclin fonctionnel aigu, croup, tachycardie inexpliquée, baisse de pression sanguine, hypoxie inexpliquée, léthargie, difficulté à s’alimenter chez les nouveau-nés [MSSS; OMS, OMH]. https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2020/20-210-193W.pdf le 10 juin 2020.
8 Par milieux, on entend : soins de longue durée, palliatifs ou psychiatriques, réadaptation en santé physique ou en déficience physique.
9 https://www.cdc.go.kr/board/board.es?mid=a30402000000&bid=0030 consulté le 21 mai 2020.
10 https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2020/20-210-193W.pdf le 10 juin 2020.
11 Dans le cadre d’une évaluation au cas par cas, dans le contexte d’un contact étroit d’un cas, les VPP associées aux symptômes et les taux de transmission calculés dans les études citées pourraient orienter sur la possibilité qu’un cas confirmé par lien épidémiologique soit réellement un cas de COVID-19. À titre indicatif, un cas confirmé par lien épidémiologique ayant présenté un tableau clinique incluant de l’anosmie ou de l’agueusie ou de la dysgueusie pourrait être considéré comme ayant fait la COVID-19 et être géré comme un cas confirmé par laboratoire.
12 Si la première souche est disponible.
13Signes et symptômes typiques de COVID-19 : fièvre, apparition ou aggravation de toux, difficultés respiratoires, radiographies thoraciques montrant des infiltrats pneumoniques invasifs dans les deux poumons, fatigue [MSSS; OMS].** Signes et symptômes atypiques de COVID-19 : céphalée, mal de gorge, symptômes gastro-intestinaux, courbatures, congestion nasale, conjonctivite, perte du goût (agueusie), perte de l’odorat (anosmie), éruption cutanée, décoloration des doigts de la main ou du pied, vascularite inflammatoire multi-systémique, exacerbation de conditions chroniques, delirium, déclin fonctionnel aigu, croup, tachycardie inexpliquée, baisse de pression sanguine, hypoxie inexpliquée, léthargie, difficulté à s’alimenter chez les nouveau-nés [MSSS; OMS, OMH]. https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2020/20-210-193W.pdf le 10 juin 2020.
14 Présence d’anosmie ou d’agueusie ou de dysgueusie lors de l’épisode de COVID-19 confirmé par lien épidémiologique.

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