Le Comité de santé environnementale du Québec (CSE) a parrainé, au milieu des années 1990, au nom de l'ensemble du réseau de santé publique, des travaux sur les maladies à déclaration obligatoire (MADO) d'origine chimique. Il voulait ainsi canaliser une véritable volonté de plusieurs professionnels œuvrant en santé au travail, en santé environnementale, en toxicologie et en prévention des traumatismes de développer un système de surveillance efficace des intoxications chimiques aiguës et chroniques pour lequel une base de données MADO représenterait une source de connaissances utiles à l'action. Évidemment, un des enjeux principaux était de s'assurer que des critères de validité des données soient respectés. Aussi, afin d'assurer la saisie d'information valide dans la base de données MADO et de faciliter la tenue des enquêtes de santé publique, les travaux ont, entre autres, permis d'établir la nécessité de produire des définitions nosologiques et de proposer des stratégies d'intervention efficaces aux ressources de santé publique responsables de mener les enquêtes épidémiologiques.

Mandaté par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), des définitions nosologiques et de seuils d'intervention furent proposés par le CSE en 1997 et en 1998. Des monographies ont été rédigées sur les intoxications et les expositions au plomb, au sulfure d'hydrogène, au monoxyde de carbone, aux pesticides organophosphorés et carbamates ainsi qu'aux gaz irritants. Le dossier a été repris par l'Institut national de santé publique du Québec lorsque le CSE a cessé ses activités en avril 2000. De plus, suite aux travaux qui ont mené à l'adoption de la Loi sur la santé publique et de ses règlements, la liste des MADO d'origine chimique et physique a été révisée, puis adoptée le 5 novembre 2003. Quoique modifiée, la nouvelle liste s'inscrit néanmoins tout à fait en continuité avec les efforts déployés au cours de la dernière décennie.

La définition nosologique d'une intoxication et d'une exposition significative au monoxyde de carbone a été acceptée officiellement par le MSSS en janvier 2003 dans une lettre du directeur national de santé publique aux directeurs de santé publique. La présente monographie présente les fondements de cette définition.

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2-550-41612-0

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